‹ Trypanosomes et trypanosomiases [electronic resource]Chapitre 16 sur 410 · MORPHOLOGIE ET ÉVOLUTION · texte numérisé non relu

MORPHOLOGIE ET ÉVOLUTION

§ 1. — Forme générale et mouvement.

Nous allons d'abord chercher à donner une idée générale de la structure des trypanosomes, telle qu'elle nous paraît ressortir de l'ensemble des travaux de ces dernières années. Les ligures cidessous, en môme temps que les variations principales de forme des trypanosomes, mettent en relief les traits auxquels se reconnaissent ces organismes, au moins à l'état que nous appellerons adulte. On a un corps protoplasmique en forme de fuseau plus ou moins effilé; à l'intérieur de ce corps, deux masses chromatiques, l'une petite, à position généralement postérieure1, que nous désignons sous le nom de petit noyau ou de centrosome'2, L'autre presque toujours médiane, plus grosse, c'est le noyau principal, ou noyau proprement dit. Du centrosome, part une membrane plissée qui borde le corps protoplasmique; c'est la membrane ondulante; son bord épaissi se prolonge généralement en avant par une partie libre qui est le flagelle.

Chez certains parasites du sang des Poissons, pour lesquels nous avons été amenés à créer un genre spécial, Trypanoplasma, il faut signaler quelques particularités : 1° la membrane ondulante, qui va d un bout a l'autre du corps, se prolonge en arrière par un flagelle libre; en avant, elle se recourbe pour aboutir à l'extrémité d'une grosse masse chromatique allongée, d'où part également le flagelle antérieur; 2° le corps protoplasmique ne renferme pas une grosse et une petite masse chromatiques, mais bien deux masses à peu

i ■ Nous discuterons plus loin celte interprétation. 2. Môme remarque.

TRYPAX, CHEZ LE VBiHTÉBRB 20

près d'égal volume, comparable à celui du noyau principal des trypanosomes.

La forme générale du corps des trypanosomes est celle d'un fuseau prolongé en avant par un fouet. Ce fuseau, chez certaines formes parasites des Batraciens, arrive à être presque aussi large que long1 (40 u contre 60 jx) et même, chez ces formes, les extrémités sont arrondies et on finit par avoir des formes aplaties ayant un contour ellipsoïdal qui serait presque géométrique, n'était un léger prolongement antérieur qui accompagne le flagelle. Nous trouvons l'extrême opposé dans des formes telles que celle de la figure II, 1,

Fig. II. — Trypanosomes de Mammifères et de Batraciens.

I. Trypan'osdma Lcwisi : n, noyau; c, controsonie: m, membrane ondulante; ces lettres ont la. mi'-iuo signification clans les figures suivantes. — 2. Trypanosoma Brucei. — 3 ct'J. Trypanosomn. i-olaloriwii de la Jiana esctilanta.; forme stride (3) et forme plate {•{). — (Grossissement : 1 800 diamètres environ.)

où le corps n'a que 1 u. 1/2 de large, ou encore mieux chez certains parasites de Poissons, tels que ceux de l'anguille, qui ont 80 p. de long sur 2 y. 1/2 de large. Entre les deux extrêmes, il y a toute une série de formes intermédiaires, les unes caractéristiques de'certaines espèces parasites des Reptiles ou des Oiseaux, les autres n'ayant même pas une valeur spécifique : telles sont par exemple les formes variées, dont quelques-unes relativement minces (voir le chapitre

I. Pour 1rs mensurations des trypanosomes, nous conseillons de calculer la largeur à l'endroit du noyau, en tenant compte de la membrane ondulante, et la longueur. flagelle compris; il est lion en même temps de mesurer la longueur du corps proloplasmique el du Ilagelle libre, mais ces dernières mensurations sont souvent très délicates, car il est parfois difficile de bien déterminer où le flagelle

libre coin née : n s'expose (loin- ii des erreurs qui ne sont pas ii craindre quand

on mesure le parasite, flagelle compris. C'est pour cela que nous accordons une importance primordiale à cette dernière mesure dans les diagnoses d'espèces. Lingard {Journ. of trop, veter. Se, I. I, 1906, p. 5) a indiqué tout un système de mesures pour caractériser les diverses espèces. Nous nous contentons de le signaler ici; nous y reviendrons en détail au chapitre du diagnostic. Plus récemment Bruce et ses collaborateurs ont cherché il caractériser chaque espèce par des mesures portant sur un grand nombre d'individus, qui servent à dresser des courbes de Gallon (méthode biomélrique).

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