TRYPANOSOMES ET T R Y P A N 0 SO M I A SES
spécial) que revêtent les trypanosomes de Batraciens où nous avons pris notre type de formes trapues ; — ou encore les grosses formes de Tr. Lewisi (notre type mince, fig. II, 1) au moment où la reproduction se prépare.
Les Trypanoplasma sont de longueur moyenne, leur corps est en forme de ruban extrêmement déformable ; leur extrémité antérieure est arrondie; un des côtés du corps est concave, l'autre convexe.
La forme et les dimensions des trypanosomes constituent des caractères spécifiques excellents. Mais, dans le cas des trypanosomes pathogènes pour plusieurs espèces animales, il faut bien savoir que ces trypanosomes présentent quelques variations de
Fig. III. — Trypanosomes des Poissons.
1. Trypanosoma lïemaki, var. parva : n, noyau; c, centrosome ; m, membrane ondulante; ces lettres ont la môme signification dans les figures suivantes. — 2. Trypanosoma Remaki, var. magna. — 3. Trypanosoma soles.
longueur et même de forme avec l'espèce animale qu'ils infectent. C'est ainsi que le Tr. Brucei est plus long chez les Equidés que chez les Rongeurs de laboratoire, qu'il est plus trapu chez le rat et la souris que chez le chien. Il en résulte que, quand on veut comparer deux espèces voisines de trypanosomes (par exemple Tr. Brucei et Tr. Evansi), il faut le faire entre individus infectant la même espèce animale et observés autant que possible à la même phase de l'infection.
L'extrémité antérieure est généralement effilée; elle longe le flagelle assez loin; parfois même (cas du Tr. dimorphon et des trypan. du même groupe, du Tr. Johnsloni des oiseaux) jusqu'à son extrémité.
L'extrémité postérieure est essentiellement 'variable de l'orme, non seulement d'une espèce à l'autre, mais encore clans l'intérieur •l'une espèce el même chez un seul individu. Evidemment, celle partie du corps est douée d'une certaine plasticité, d'un certain amiboïsme qui lui permet de s'allonger ou de s'accourcir. Elle n'en présente pas moins, chez une espèce déterminée, certaines particularités réellement spécifiques, mais il faut être toujours très prudent dans leur interprétation.
TRYPAN. CHlîZ LE VERTÉBRÉ :!1
Ainsi, le Tr. Lewisi (fig. II, 1) est caractérisé par une extrémité longue et effilée, en forme de cône très aigu; cette extrémité peut être, chez certaines formes, presque aussi longue que le restedu corps, tandis que, chez d'autres, elle est relativement courte. Chez les trypanosomes .du type Brucei (fig. II, 2), l'extrémité postérieure est moins fine et généralement assez courte; rarement elle se termine par une pointe; presque toujours on a un cône tronqué brusquement. Chez d'autres trypanosomes pathogènes de Mammifères, Tr. dimorphon, Tr. Cazalboui, la forme dominante est nettement arrondie en hémisphère ; dans ces cas, le centrosome est tout près de l'extrémité; mais, chez ces espèces, il y a toujours, en plus, des formes terminées en cône obtus. C'est chez les trypanosomes de Batraciens que l'on observe la plus grande variété de formes; certains ont une extrémité postérieure dont la longueur atteint celle du reste du corps et qui parait même parfois prolongée par un flagelle, tellement elle est fine à l'extrémité; d'autres ont, comme nous avons déjà eu l'occasion de le signaler, une extrémité postérieure arrondie en ellipse, et souvent il arrive d'assister, dans le champ du microscope, à l'arrondissement d'une extrémité postérieure conique.
Les mouvements des trypanosomes sont principalement dus à la membrane ondulante et à son prolongement libre. Lorsque le trypanosome se meut sur place, on peut observer en détail les mouvements de la membrane qui consistent en ondulations qui se dirigent alternativement dans un sens et dans l'autre; on constate aussi que la partie libre du flagelle a un mouvement de fouet, avec des oscillations à droite et à gauche. Quand les trypanosomes se déplacent, le flagelle en avant (c'est leur mode normal, ordinaire, de locomotion), on observe encore ce mouvement du flagelle à droite et à gauche, quand la vitesse du parasite n'est pas tropgrande. Mais dès que cette vitesse est un peu considérable, on ne constate plus qu'un mouvement en flèche de foule la masse du parasite.
En dehors de ces mouvements sous la dépendance de la membrane ondulante et du flagelle, les trypanosomes en présentent encore d'autres dus à une contraction du corps protoplasmique tout entier, contraction qui parait être sous la dépendance de sortes de myonèmes comme on en a signalé chez les Grégarines et divers autres Sporozoaires ; l'existence de pareils myonèmes a d'ailleurs été mise en évidence chez quelques espèces de trypanosomes (v. in fret). Enfin, il j a encore des mouvements du type amiboïde localisés à telle ou telle partie du corps, de préférence à la partie postérieure (nous avons déjà signalé les variations de forme de cette partie du corps.
Suivant l'espèce, tel ou tel mouvement domine. Chez les trypanosomes de Mammifères, c'est le mouvement flagellaire; mais son.