‹ Trypanosomes et trypanosomiases [electronic resource]Chapitre 259 sur 410 · BAL E II · texte numérisé non relu

BAL E II

noîdes', c'est 67. longipalpis qui représente 1 hôte de choix. L'infeclion de la Gl. palpalis par ce virus serait exceptionnelle. Avec Gl. Uichinoides, l'infection est possible, mais beaucoup moins facile qu'avec Gl. longipalpis.

Los infections des mouches par Tr. Pecaudi sont du type des infections totales, c'est-à-dire que la multiplication des trypan. a lieu dans toute la longueur du tube digestif et dans la trompe. Si les conditions salivaires sont favorables, les flagellés intestinaux pénètrent dans la trompe, ils se fixent aux parois du labre (forme Leptomonas), puis aux parois de l'hypopharynx (trypanosomes salivaires); c'est alors que les mouches deviennent infectantes L

Au Soudan nigérien, Bouet et Roubaud ont obtenu, en saison sèche, des transmissions du Tr. Pecaudi au moyen de Gl. morsitans ayant vécu en liberté "-.

L'infection du chat par ingestion de débris d'animaux infectés de baleri s'obtient facilement.

Bouffard a tenté plusieurs fois sans succès de produire l'infection en déposant du sang très virulent sur les muqueuses oculaires et vaginales.

i; 5. — Diagnostic. Identification du Tr. Pecaudi.

Le dimorphisme très marqué du Tr. Pecaudi permet de reconnaître facilement le parasite sur des préparations histologiques bien colorées.

Le dimorphisme du Tr. dimorphon est beaucoup moins marqué que celui du Tr. Pecaudi; la forme allongée du Tr. dimorphon n'a pas de flagelle libre et la petite forme n'atteint pas les dimensions en largeur de la forme trapue du Tr. Pecaudi. Dutton et Todd ont décrit, à la vérité, sous le nom de Tr. dimorphon, un trypanosome ayant de grandes formes avec flagelle libre et de petites formes trapues sans flagelle libre 3, mais on peut se demander, ainsi que nous l'avons fait remarquer précédemment (voir chap. xxiv, p. 592), si 'csauteurs n'ont pas observé Tr. Pecaudi, en même temps que Tr. dimorphon.

Au point de vue symptomatique, on note des différences assez sensibles entre les infections produites par le Tr. dimorphon et par

1. G. Bouet et E. Houbaud, Ann. Jnsl. Pasteur, 1910, l. XXIV, p. 064 et 667 et Soc. de palh. exotique, 0 novembre 1010. — Roubaud, Acad. des Sciences, 12 décembre 1010.

2. G. BoOF.T et E. Houbal'D, Soc. de path. exotique, 11 octobre 1011.

3. J.-E. Dutton et J.-L. Todd, First Hep. or tbe trypnnosomi.isis exped. lo Scnegambia, Liverpool Sch. of trop, med., Mem. XI, 1003. Voir notamment planche I. — Des mêmes, Trypanosomes, trypîinosominsis, etc., même Bec., Mem. XVI, 1005, p. 25.

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