‹ Trypanosomes et trypanosomiases [electronic resource]Chapitre 271 sur 410 · I. Rapport déjà cité de la mission portugaise · texte numérisé non relu

I. Rapport déjà cité de la mission portugaise

'. E.-D.-W. Greig et à.-C.-H. Gray, Brit. med. Journal, 28 mai 1904 cl Reports of Ihe slcep. siclcn. Commission of the Ft. Soc, 1905, n° VI.

3. A.-G.-H. Gray et F.-M.-G. Tulloch, Reports of the slcep. silm. Commission of Ihe n. Soc., 1907. n° VIII. — A. Thikoux et L. d'Anfreville, Soc. de palh. exotique, 21 juillet 1909.

4. Exceptionnellement les exacerbations thermiques se produisent périodiquement.

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durent 2 à 4 jours, après quoi la température tombe ù la normale ou au-dessous pendant 4 à 3 jours (fig. XCV); d'autres fois la fièvre a le caractère de la fièvre hectique, la température, normale le malin, s'élève le soir à 38°, 5 ou 39°, elle atteint rarement 40".

Les accès de fièvre ne sont pas précédés de frisson et la transpiration qui se produit à la fin de ces accès est, en général, peu abondante.

En somme, la fièvre n'a pas de type régulier, contrairement à ce qu'on observe d'ordinaire dans le paludisme. La respiration et le pouls sont accélérés, en dehors même des

Fig. XCV.

Trypanosomiase humaine. Trace thermométrique partiel du premier malade de Dutton pondant son séjour à l'hôpital de Liverpool. Les températures indiquées par Dutton eu Fahrenheit ont été réduites en centigrades et le tracé a été un peu simplili<'\

poussées fébriles; le nombre des inspirations est de 25 à 30 par minute; le nombre des pulsations tombe rarement au-dessous de 90.

L'excitation cardiaque est, dit Broden, un symptôme constant, le nombre des pulsations atteint souvent 140 par minute.

On observe fréquemment des exanthèmes. Il s'agit d'ordinaire d'un érythème circiné qui se développe sur le tronc ou à la racine des membres. Les éléments, arrondis ou ovalaires, rosés, légèrement saillants, sont séparés par des intervalles au niveau desquels la peau conserve sa couleur normale; dans certains cas. l'éruption est confluente, elle dessine alors de larges placards aux bords irréguliers. Contrairement à ce qui arrive dans l'urticaire, cet érythème ne s'accompagne pas de démangeaisons. Au momenl de la décroissance de l'éruption, le centre des éléments érythémateux se décolore et se déprime, la forme annulaire est alors bien prononcée. L'éruption se

a des intervalles de 4, ri ou s jours; cette périodicité n'est pas influencée par la quinine (Bhoden, Travaux du labor. méd. de Léopoldville, Bruxelles, 100b).

fait par poussées, révolution de chaque poussée ayant une durée de iO à 15 jours.

Dans un cas de Nattan-Larrier etTanon, le sang recueilli au niveau des plaques érythémateuses était plus riche en trypanosomes que le sang obtenu par la piqûre du doigt du malade

On observe quelquefois des éruptions papuleuses ou papulovésiculeuses el de l'érythème noueux2.

Les malades présentent souvent de la bouffissure de la face, de l'œdème sous-orbitaire en particulier.

Les troubles nerveux ne sont représentés, à cette période, que par une sensation de fatigue, de perte des forces (asthénie) qui rend les malades paresseux et tristes (idées mélancoliques) et par une hyperesthésie profonde qui se manifeste surtout lorsque les membres sont soumis à un choc. Cette hyperesthésie a été bien observée par le D1' Kérandel sur lui-même, et décrite par L. Martin et Darré sous le nom de signe de Kérandel3.

Les malades éprouvent souvent des crampes qui se produisent au réveil, des fourmillements dans les membres ou des douleurs rhumatoïdes v.

L'appétit est conservé, les fonctions digestives ne sont pas troublées, néanmoins chez la plupart des malades, on note, à la fin de cette période, de l'amaigrissement.

Les urines sont presque toujours normales.

La menstruation persiste; les femmes atteintes de trypanosomiase qui sont soumises à un traitement approprié peuvent concevoir et mener a bien leur grossesse ; chez les femmes non traitées, l avortement est commun.

Les enfants des femmes atteintes de trypanosomiase naissent à l'état sain; on ne trouve pas de trypanosomes dans leur sang!j. C'est d'ailleurs une règle générale, comme nous avons eu déjà l'occasion de le dire, que les trypan. ne traversent pas le filtre placentaire.

Le nombre des trypan. dans le sang est toujours faible; néanmoins, chez un certain nombre de sujets, l'examen histologique du sang par le procédé ordinaire permet de constater la présence des parasites.

Broden a constaté directement. la présence des trypan. dans le sang

1. L. \ a i i an-Larrier el Tanon, Soc. de Biologie, 23 juin l!)()(i.

2. Dupont, Le Caducée, 10 avril 11)04. — L. Nattan-Larrier el Tanon, op. cit. — A. Thiroux, Soc. de path. exotique, M) novembre 1009. — L. Géry, Les phénomènes cutanés au cours de la trypanosomiase humaine, Thèse, Paris 1910.

3. L. Martin el Darré, Soc. de path. exotique, 22 janvier 1008. t. I, p. I">. Kérandel, même Soc, 9 novembre 1910. — IIeckenroth el Ouzilleau, Ann. d'hyg. el de méd. coloniales,, 1011, t. XIV, p. 335.

i. L. Nattan-Larrier et J. Hingendacii, Soc. de path. exotique, 13 février 1012. 5. A. Thiroux, Leroeuf, Soc. de path. exotique, 13 octobre 1000.

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13 fois sur 33; clans quelques cas, il a trouve 1 à 2 parasites par champ.

Dutton et Todd ont compté jusqu'à 23 trypan. dans une préparation du sang d'un malade, mais c'est là une exception assez rare.

G. Martin et Lebœuf ont trouvé les trypan. 81 fois sur 217 cas, par examen direct du sang.

Les trypanosomes, plus nombreux dans le sang au moment des paroxysmes fébriles, s'y montrent également dans les intervalles d'apyrexie. Aucun changement correspondant au jour et à la nuit n'a été observé au point de vue du nombre des trypan. du sang1.

Nous indiquerons plus loin (Diagnostic) les procédés de recherche qu'il convient d'employer quand les trypan. sont très rares.

Dans les cas récents, on ne trouve pas de trypan. dans le liquide cérébro-spinal.

L'examen du sang révèle presque toujours l'existence de l'autoagglulination des hématies qui présente une réelle importance au point d-e vue du diagnostic.

L'anémie est, en général, peu prononcée à cette première période, quand la trypanosomiase ne se complique pas de paludisme. On note souvent une mononucléose (moyens et petits monocucléaires) ' qui paraît être en rapport avec la polyadénite lymphatique.

R. Ross et Thomson ont observé une coïncidence nette, dans un cas de maladie du sommeil due au Tr. rhodesiense, entre chaque accroissement du nombre des trypan. et l'accroissement- du nombre des leucocytes et plus particulièrement des mononucléaires ;.

Newham a constaté clans les mêmes conditions (infection due au Tr. rhodesiense) une augmentation notable des éosinophiles qui ae pouvait être attribuée ni à la filariose ni à l'helminthiase l.

Il n'est pas rare de rencontrer dans le sang des malades, des hématozoaires du paludisme et des leucocytes mélanifères indiquant que la trypanosomiase est compliquée de paludisme; dans certaines régions, il est aussi très fréquent de trouver, à l'examen du sang, des embryons de Pilaires, et l'on conçoit que la coïncidence commune de la maladie du sommeil et de la Pilariose ait pu faire supposer qu'il y avait une relation entre ces deux maladies (Manson).

La durée de cette première période de la maladie est très variable: d'une année dans certains cas, elle, atteint, dans d'autres, plusieurs années; elle est notablement plus courte, en général, chez les blancs que chez les noirs.

L. Dutton, Todd et Tobey, Liverpool School of trop, med., 1900, Mein. XIX. pp. 39-64.

2. L. Nattan-Larbieb et Allain, Soc. de path. exotique, 10 juin 1008. — G. Martin et Leboeuf. ibid. H Ami. Insl. Pasteur, juin 1008. — P. Aubert et F. IIeckenroth, même Société, 8 niai 1012.

3. R. Hoss et I). Thomson, Procecd. of the R. Soc, 101 1, D, t. S3.

4. H.-B. Newham, Journ. of the London School of trop, med., décembre 1011.

MALADIE DU SOMMEIL 097 Le traitement donne lieu à des rémissions suivies trop souvent de rechutes.

Par suite de complications, la mort peut survenir au cours de la première période; quand la maladie évolue d'une façon régulière, l'aggravation des symptômes généraux et l'apparition des symptômes cérébro-spinaux annoncent le début de la deuxième période.

B. Deuxième période. — La fièvre qui, dans la première phase de la maladie, procède par poussées avec des intervalles assez longs

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