Max GOTTBERG, Arch. f. Hyg
3. J.-E. Salvin-Moore et A. Breinl, Ann. of troi>. med. a. parasilol., 11)07, 1, fasc. 3.
Pour Fantham, il y a des formes non flagellées des trypanosomes tels que Tr. gambiense et Tr. rhodesiense ; ces formes se trouvent spécialement dans les poumons, la raie et la moelle des os, pendant les crises trypanoly tiques .
Les latent lioiies sont constitués presque uniquement par le noyau et le cenlrosome des trypanosomes, une grande partie du cyloplasme et lo flagelle disparaissent; inoculés à un animal, ces éléments non flagellés peuvent se transformer en trypanosomes et donner lieu à des infections typiques '.
Hindle, qui a étudié les phénomènes de dégénérescence de T r. gambiense chez les rats traités, constate que le noyau est la dernière partie du trypanosome qui disparaît et il émet l'opinion que ce sont sans doute ces noyaux libres qui ont été interprétés comme des corps latents -.
Laveran qui a cherché à vérifier les faits signalés par S. Moore, Breinl et Fantham, est arrivé à la même conclusion que Hindle 3.
Les trypanosomes persistent certainement dans le sang pendant les crises trypanolytiques; le sang reste en effet infectieux quand on l'inocule, en quantité suffisante, à des animaux d'épreuve.
Les trypanosomes n'ont pas, à proprement parler, de lieu de refuge, ils semblent toutefois plus nombreux dans la moelle osseuse d'après Massaglia \ dans la rate et clans les ganglions lymphatiques.
Fusco a constaté que lorsqu'on inocule à un animal d'épreuve le sang d'un animal trypanosomé traité par les arsenicaux et chez lequel les trypanosomes ont disparu, le résultat est négatif; l'infection se produit au contraire quand on inocule des fragments de la rate ou des ganglions lymphatiques. Les trypanosomes trouveraient donc un refuge dans la rate ou dans les ganglions5.
La mort, qui est la terminaison ordinaire de la plupart des infections produites par des trypanosomes pathogènes, ne peut pas s'expliquer d'une façon mécanique par la pullulation des parasites; chez beaucoup d'espèces animales, les trypanosomes sont à la vérité extrêmement nombreux dans le sang, lorsque la mort se produit, mais chez certaines espèces ils sont toujours rares ou très rares sans que les infections perdent de leur gravité.
11 est probable que les troubles circulatoires provoqués par la présence des trypanosomes dans les capillaires de l'encéphale, et principalement dans ceux du bulbe, jouent un rôle dans les convulsions suivies rapidement de mort qu'on observe chez quelques ani-