‹ Tubercules et Cavernes BiliairesChapitre 23 sur 32 · EE DES · texte numérisé non relu

EE DES

partie de ce travail (anatomie pathologique), permettent déjà d'entrevoir les conclusions pathogéniques auxquelles me conduira la dernière partie (tentatives de ‘reproduction expérimentale). |

Mais, avant de terminer ce chapitre d'étude expérimentale sur la bile et le bacille de Koch et d’en tirer les conclusions, il me reste à exposer rapidement les résultats des expériences

de contrôle que j'ai entreprises.

Expériences de contrôle

À. Coloration du bacille de Koch dans la bile.— J'ai déjà mentionné plus haut l'expérience du tube à essai contenant de la bile et des grains de culture de bacilles de Koch, expérience qui m'a permis de reconnaître que le bacille de Koch peut être coloré dans la bile, même après un séjour très prolongé dans ce milieu. Je n'y reviendrai pas.

B.Culture du bacille de Koch dans la bile.—La bile qui a été utilisée dans ces expériences a été recueillie aussitôt après la mort dans la vésicule d’un sujet mort de mort violente (blessé d'un service de chirurgie) ; elle a été répartie en tubes de la façon suivante, sans étre filtrée : -

a) Trois tubes ont été remplis au quart avec de la bile pure. 1.{ b) Trois tubes ont été remplis au quart avec un mélange de bile et L de bouillon glycériné par parties égales.

2. c) Comparativement trois tubes ont été remplis au quart avec du bouillon glycériné.

Tous ces tubes ont été stérilisés à l’autoclave à 115° pendant 20 minutes. Puis ils ont été ensemencés avec des grains d'une culture de bacilles de Koch en pleine évolution. Le volume et le nombre des grains ensémencés dans chaque tube ont été aussi uniformes que possible.

Tous ces tubes ont donné des cultures-filles de bacilles de Koch; mais la culture a été moins rapide et moins riche pour les tubes de la re série que pour ceux de la 2e, el pour ceux de la 2e que pour ceux de la 3e, d'où il est permis de conclure que la bile ne constitue pas un milieu réfractaire au développement des bacilles de Koch.

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C Conservation de la virulence du bacille de Koch dans la bile.— Pour des raisons déjà exposées, je n'ai pas tenté d'entreprendre une recherche sur les modifications en plus ou en moins de la virulence du bacille de Koch dans la bile, j'ai simplement recherché si la virulence persistait à un degré quelconque, même après un séjour prolongé. En effet, il faut toujours tenir compte de la quantité des germes inoculés, et cette donnée est d’une appréciation pratiquement impossible ; rechercher par une simple inoculation, sans pesée, si les cultures des tubes de bile pure étaient moins virulentes que celles des tubes de bile mélangée au bouillon, et si celles-ci étaient moins virulentes que celles des tubes de bouillon glycérinépur, m'a paru un non-sens.

J'ai done simplement inoculé trois cobayes dans le péritoine avec 16 de chacun des trois tubes de bile pure.

Ces trois cobayes, sacrifiés au bout de six semaines, présentaient une grosse masse tuberculeuse au point d’inoculation sur le péritoine, et des tubercules dans le foie et la rate.

D'où il suit, avec la plus grande évidence, que le bacille de Koch ne perd pas sa virulence dans la bile.

Conclusions générales

1° Le bacille de Koch peut vivre dans la bile ; un séjour, même très prolongé, dans ce milieu, ne modifie pas ses caractères biologiques, tout au moins de façon pratiquement appréciable.

2° Le bacille de Koch existe dans la bile dans les cas SUIVAnls :

a) Dans la majorité des cas, sinon dans tous les cas, de tuberculose des voies biliaires.

b) Quelquefois, mais plus rarement, dans les tuberculoses hépatiques sans tubercules biliaires macroscopiques,

(résultats expérimentaux : cobaye B XI).

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