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OBSERVATION IV

Tuberculose primitive du sac lacrymal (F'ick) (Résumé)

Examens microscopiques multipliés sont positifs.

Mile Irminger, 26 ans, entre en traitement le 19 août. Je diagnostiquai une dacryocystite et ordonnai des ablutions chaudes. Le lendemain, une pression modérée sur le sac lacrymal faisait sortir du pus par le point lacrymal supérieur. Le jour suivant, je remarquai autour du sac lacrymal un gonflement bien circonscrit. Mais ni les ablutions chaudes, ni les injections, ni le cathétérisme du sac ne parvinrent à améliorer cet état. Le 23 août, je fis une incision de la tumeur du sac pour faciliter l'écoulement du pus. Le lendemain, je trouvai le gonflement exactement aussi considérable. Je changeai mon diagnostic par celui de tuberculose du sac lacrymal. Un examen plus complet le

. confirma. Le ganglion préauriculaire du même côté était gonflé, de même que ceux du maxillaire inférieur de la nuque et en avant ceux des deux côtés du cou.

Interrogée, la malade nous dit qu'elle ne pesait que )0 livres et souffrait fréquemment de toux avec expectoration abondante. L'examen des poumons ne révéla aucune altération prononcée.

Le traitement consécutif consista en applications locales d’iodoforme, de nitrate d'argent, et lavages du canal latrymo-nasal. I n'eut aucun succès.

Je proposai à la malade de lui extirper sa tumeur grosse à peu près comme une noisette. Apres quelques hésitations la malade consentit à lopéralion. Je la fis le 42 septembre. Elle eut lieu sans incident. La plaie assez étendue fut en partie suturée, en partie bourrée avec de la gaze iodoformée. La partie suturée guérit bientôt.

Le reste de la plaie, qui représentait une ouverture assez considérable demanda 12 jours pour se cicatriser complètement.

Jexaminai histologiquement la tumeur qui avait été complètement enlevée. Cet examen confirma mon diagnostic. Dans huit des coupes que mon collègue Lubarsch eut la bonté de colorer, il n'y avait pas de bacille tuberculeux. En revanche, quelques-unes des préparations que je colorai, d'après la méthode de Gaule, présentaient des images si parfaites de nodules tuberculeux avec cellules géantes que, d'après l'assertion de mes amis Hanau et Lubarsch, on ne peut douter de leur nature tuberculeuse, malgré l'absence des

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Après deux mois je fis revenir la malade. Je la trouvai presque comme je l'avais laissée. A la place de la tumeur siégeait une cicatrice saine, insensible à la pression. Au milieu était une petite arête qui enlevée laissait voir une fistulette : la malade ne soupconnait point son existence: du reste elle disparut bientôt, grace à un second tamponnement avec de la teinture d'iode forte.

En continuant l'examen de la malade, on remarqua que le ganglion préauriculaire gauche, ainsi que les ganglions du cou et de la nuque des deux côtés étaient disparus. Le sommet des poumons me parut douteux ; Hermann Müller trouva à l'un des sommets un affaiblissement du murmure vésiculaire. Pas de bacille dans les crachats ; le caltarrhe de la malade était dû à une insuffisance mitrale. »

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