‹ Tuberculose et MariageChapitre 33 sur 48 · ET LS · texte numérisé non relu

ET LS

Ainsi voilà la règle générale. Hélas! en médecine plus qu'ailleurs, les règles ne sont pas sans exceptions.

Car, si dans les tuberculoses ouvertes l'enfant risque la contagion, l'insuffisance de nourriture, si la mère est à peu près vouée à l’aggravation fatale, est-ce que dans les cas où les ressources sont insuffisantes pour confier l'enfant à une nourrice, où la tuberculose est encore fermée, c’est-à-dire non contagieuse, où l’état de la mère est encore très satisfaisant et permet de penser qu’elle résistera à une fatigue légère et qu'elle pourra donner un lait assez bon à l'enfant, est-ce que dans ces cas, disons-nous, il n’est pas permis de comparer les risques que la mère court à nourrir l'enfant pendant les premiers mois, à ceux que l’on fait courir à celui-ci en le mettant à l'allaitement artificiel si dangereux à cet âge?

Que faire? 11 y a danger dans les deux cas. C’est pour cela qu'à côté de ceux qui obéissent invariablement à la règle que nous énoncions, d’autres, comme Budin, pensent qu'il serait bon de permettre à la femme d’allaiter son enfant pendant les quatre premiers mois. x

Acceptée, cette proposition doit comporter la possibilité absolue pour la malade de supprimer l'allaitement au premier signe d'aggravation de son état ou de dépérissement de l’enfant. Il faudra être sûr que l’état général de la mère est excellent malgré sa lésion locale, que le lait est suffisant, et enfin qu'une surveillance étroite soit exercée sur la mère et sur son enfant. Enfin, ici plus qu'ailleurs, il faut que la mère soit bien convaincue de l'utilité de bien régler l'allaitement. |

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