‹ Tuberculose et MariageChapitre 36 sur 48 · METTRE · texte numérisé non relu

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Les désirs vénériens, d’ailleurs, finissent par disparaitre, mais l'impuissance est loin de se montrer avec la même rapidité et la même fréquence dans la tuberculose du testicule que dans la syphilis de cet organe.

Ainsi done, si nous résumons ce que nous venons de dire, nous voyons que l'on peut admettre que le tuberculeux, quelle que soit sa localisation pathologique, peut très exceptionnellement infecter l'appareil génital de sa femme, sans qu'aucune localisation génitale existe chez lui, par le seul fait du passage des bacilles à travers le testicule et la prostate; que lorsqu'il existe chez lui des localisations génitales, cette infection devient plus fréquente dans la première période où la fonction testiculaire existe encore et est quelquefois excitée; que, plus tard, les dangers de contamination deviennent moindres et disparaissent même complètement quelquefois à mesure que la fonction se supprime.

2° Contagion de la femme à l'homme.

Verneuil, dansun article de la Gazelte hebd. de médecine, soutenait que cette infection est possible. Après lui Verchère et Fernet ont tenté de l’appuyer sur des faits nouveaux. Mais cette théorie de l'infection de l'appareil génito-urinaire par la voie ascendante, le bacille remontant le cours de l'urine et du sperme, rallia de moins en moins d’adhérents, et à l'heure actuelle elle parait ne devoir s'appliquer qu'à un nombre de cas extrêmement restreint. Voici comment le juge Sébilleau dans le Traité de chirurgie publié sous la direction de Le Dentu et Delbet.

« IL n'est certes pas douteux que le mucus vaginal renferme » des bacilles tuberculeux dans les tuberculoses génitales de la » femme. Mais pour devenir une cause d'infection chez l'homme, » pendant le coït, il faut que ces bacilles où ces produits » s'implantent non seulement sur le gland, mais encore sur » l'urèthre et pullulent à l'entrée du conduit urinaire avant de » gagner les voies génitales. En l'absence de toute localisation » pénienne ou uréthrale, il faudrait aussi qu'ils pénétrassent » directement dans la voice sanguine à la faveur d’une érosion de » la muqueuse du gland, survenue pendant le coït. Cette der-

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nière hypothèse a pour elle ce fait que la tuberculose se développe parfois dans un organe éloigné du point de pénétration du bacille, sans qu'aucune lésion tuberculeuse se soit développée au niveau même de ce point de pénétration; mais nous entrons ici dans l’histoire desinfections par voie artérielle. En dehors de cette explication, étant donné que les lésions tuberculeuses du gland sont rares, comparativement à la fréquence de la tuberculose du testicule, étant donné aussi que la tuberculose génitale apparaît chez des malades où l’on ne saurait incriminer l'influence du coïtet en particulier chez des enfants, étant donné que l’urèthre eonstamment balayé par l'urine est un domicile peu favorable au développement du bacille de Koch, on est en droit de penser que l'infection du testicule par la tuberculose de la femme est tout au moins un mode d'infection rare ».

Il est probable en effet qu'ici comme pour les tuberculoses des

autres organes de l'appareil génito-urinaire, l'implantation du bacille directement sur une muqueuse saine et son développement sur cette muqueuse, contrairement au cours des liqui-

des organiques, doit être rare. Il n’en demeure pas moins établi

qu'elle peut exister dans certains cas et que le canal déférent et”

l'urèthre ne peuvent pas se comporter autrement que l’uretère à travers lequel les lésions bacillaires de la vessie peuvent très bien remonter jusqu'au rein, pour porter leur action sur le

bassinet et sur la pointe des pyramides, ainsi que l'avait prévu

Lancereaux dans son Atlas d'anatomie pathologique, et que l'ont

montré successivement Guyon et Albarran.

ca = + mu K

= 2? sh AUS

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