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s véritables sy philides, semblables aux syphilides linguales,
A manifestations récidivantes, le bacille de Koch va se
ae très facilement. Les bronchites de la période secon-
daire se compliqueront de tuberculose comme celles de la
rougeole se compliquent d’ affections banales.
Enfin la syphilis ancienne en période de tertiarisme, à accidents isolés ou en période inactive peut se compliquer de tuberculose.
Mirallie de Nantes a constaté une fréquence bien plus
grande de la tuberculose, chez les malades atteints d’affec-
tions nerveuses consécutives à la syphilis que chez les
autres nerveux.
Le Dr Correa Dias de Lisbonne veut voir dans la tuberculose une manifestation de syphilis tertiaire.
Le professeur Fournier a constaté une marche généralement lente, une forme bénigne de la tuberculose chez les
vieux syphilitiques qui n’ont que peu ou plus du tout
d'accidents.
Et là, encore, intervient une statistique de Stieffel de 31 cas de tuberculose légère chez des syphilitiques anciens. Plus la syphilis est éloignée comme date de début, plus la tuberculose offre peu de réaction et on a des tuberculoses florides malgré l'étendue des cavernes et l'abondance des bacilles. :
Jacquinet rapporte quatre observations de syphilis vieille donnant une tuberculose à forme bénigne.
Pour Sergent, il existeraitcependant une certaine impré-
gnation du syphilitique qui, le rendant incapable de repren-
dre la maladie, même après une période d'inactivité pro-
Ha pour le bacille He Koch. en la muqueuse, de
longée de cetie affection, ait le Terrain syphilitique. Ce terrain rend j) individu ‘capable personnellement de contracter la tuberculose. même à une période éloignée de l'invasion de la syphilis. ne aux enfants, ce.même terrain, en dehors de toute transmission d’ hérédo-syphilis | créerait, chez ceux - R aussi, une DESUpo on marquée ; pour la tuberculose.
Pour cet auteur, si, dans tous les cas de scrofule, on. pouvait rechercher la syphilis des doudous on la à retrouverait sans nul doute. ty EU
« Je pense, dit cet auteur, que la syphilis et la tubercu- 5
lose sont deux infections nettement différenciées ; qu'il ne suffit pas d'être syphilitique pour devenir tuberculeux ; mais que le fait d’être syphilitique prédispose à devenir tuberculeux ; que cette prédisposition se transmet hérédi- -tairement et qu’elle a son origine dans une aptitude spéciale du terrain syphilitique à favoriser la germination du Bacille de Koch. »
Le D' de Dominicis, au Congrès de 4905, confirmait l’opinion du D: Sergent par une note ainsi conçue : « La syphilis est le substratum de la plus grande partie des maladies, surtout du rachitisme et de la tuberculose ; chez les enfants en particulier, chez lesquels, lorsqu'ils sont tuberculeux, on retrouve matière à présumer une hérédité syphilitique, et chez qui le traitement hydrargyrique provoque la guérison. Nombre d'adultes, eux aussi robustes, sans antécédents héréditaires tuberculeux, deviennent bacillaires à la suite d’une syphilis mal soignée ; plusieurs de ceux-ci ont bénéficié du traitement hydrargyrique. »
«La médication hydrargyrique pratiquée chez les enfants,
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chez les mères enceintes ou ayant été enceintes d'enfants | syphilitiques ex patre serait un des Meillieurs moyens de prophylaxie antituberculeuse. > |
Cependant, pour ajouter, si one une précision : celles que ces différents auteurs ont mise dans leur étude sur la concomitance de ces deux maladies sur un même individu, nous inspirant des leçons et des études de M. le professeur Landouzy sur la tuberculose dans les différents milieux ouvriers, classés par profession, et d’un rapport de M. le Dr Spillmann au Congrès de 1905, ainsi que d’un questionnaire, publié en 1906, sur la tuberculose chez les prostituées, nous avons pensé qu'il y aurait peutêtre quelque intérêt à rechercher dans ce milieu de prostituées, où la syphilis est fréquente, quelle était la fréquence de la tuberculose. À
Poussé vers cette étude par un séjour prolongé à l’infirmerie de Saint-Lazare, c’est parmi les femmes qui y sontsoignées, pour affections vénériennes, que nous avons fait notre enquête.
Ces malades, comme origines, conditions d'âge et d’existence sont, à peu de choses près, très comparables entre elles ; ce sont surtout les femmes exerçant la prostitution par racolage dans la rue que nous y rencontrons — elles offriront donc un groupement aussi intéressant à enquêter que tel groupement ouvrier.
Nous étudierons, avec d'autant plus d'intérêt, cette question dans ce milieu, que la Prostitution étant un mal social, très difficile à combattre, il n’est pas niable que la tuberculose et la syphilis, répandues comme elles le sont, conlagieuses et infectieuses au plus haut point, ne constituent, elles aussi, des maladies sociales.
=: TUBERCULOSE MALADIE SOCIALE ET ve |
ë La question de la lutte antituberculeuse et de la pro-
k | ‘d phylaxie de la tuberculose est depuis ces dernières années,
| une des questions qui préoccupent, non plus seulement
les médecins, mais encore les statisticiens, les pouvoirs
ë publics et tous ceux qui ont à s'occuper de l'avenir matériel moral ou d’une société. La tuberculose est devenue ex une maladie sociale, le bacille tuberculeux est devenu un ennemi commun. Par la période si longue pendant laquelle il garde sa virulence, desséché parmi les poussières ë atmosphériques, par sa dissémination, sous l'influence du 4 balayage à sec, ou encore véhiculé par les mouches qui Des viennent les poser sur la vaisselle ou en salir nos ali-
2 ments, il est non seulement très vite répandu partout, |
à absorbé par les voies respiratoires de tout le monde,
mais encore d’une difficulté remarquable à combattre,
tant sont nombreux les endroits où il faudrait aller le
chercher, et l'anéantir.
Si nous ajoutons aux contagions par des bacilles dessé-
chés, celles plus directes par le bacille, en pleine viru-
lence, sortant d’une bronche de tuberculeux et transmis
par le baiser, la salive, ou par les parcelles humides de
l'air, à ceux qui vivent avec des tuberculeux, nous aurons
de la tuberculose.