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En France, des statistiques, que . nous empruntons
au livre de M. Rénon, ont établi qu'il meurt par an 150.000 tuberculeux, sur 700.000 individus que ce mal frappe.
Des enquêtes plus particulières nous montrent quelques variétés de propagation.
C’est celle de Mosay, en 1902, qui, par l’histoire d’une famille tuberculeuse, met en évidence le rôle que la contagion familiale joue dans la propagation de cette maladie. La fréquence, bien supérieure à ce qu'on imagine communément, serait de 32,6 0/0 pour la contagion conjugale,et il n’est pas rare de voir cette contagion devenir le point de départ d’une bacillose se répandant dans toute la famille. D'une enquête de M. le Professeur Landouzy et Weill- Mantou sur la tuberculose dans les petites villes, bourgades et communes de France, il ressort que : |
La tuberculose est en augmentation dans la plupart d’entre elles : dans une commune de 1.200 habitants en particulier, on trouve 17 tuberculeux pour une rue de 174 habitants. 80 0/0 des jeunes filles fréquentant un atelier de couture payent leur tribut à la maladie.
EL pour tous ces centres, une seule et même raison : la contagion, que ce soient la maison d'habitation jamais désinfectée, ou des malades eux-mêmes qui la produisent, La contagion par les jeunes gens revenus du régiment par exemple, et ayant pris le contage d’un camarade pas
absolument sain.
Dans l’armée, en effet, les travaux de Letulle nous ont
7 dt à différents moments au corps même.
Dans la marine, de même, il ya près de 500 décès sur 1000 en 17 ans, qui sont dus à la tuberculose. Dans l'armée coloniale, d’après Granjux, elle est de 20,48 de la mortalité générale. Et la civilisation aidant, le besoin de vivre de moins en moins isolé comme l’a montré Graux
dans l'étude des causes sociales de la tuberculose, tous
les lieux d’ agglomération vont devenir des centres de
contagion tuberculeuse. |
A l’école,les travaux de Grancher nous montrent 14 0/0 de garçons, 17 0/0 de filles malades.
Les maitres, les instituteurs surtout, seront, eux aussi atteints, et par les livres, les devoirs rendus, transmettront à leurs élèves les bacilles que leur avaient apportés les prédécesseurs.
Les chambres d'hôtel qu’on ne désinfecte pas après
chaque départ de voyageur, les voitures publiques, omni-
bus, chemins de fer, où les voyageurs sont si nombreux
et se succèdent sans interruption, et en particulier Îles
chemins de fer souterrains où le soleil ne pénètre jamais, sont de véritables nids de bacilles de Koch.
Les hôpitaux voient non seulement leurs malades, mais le personnel infirmier devenir tuberculeux par contagion des tuberculeux admis et pas toujours faciles à isoler.
De même dans les asiles d’aliénés, les prisons où la misère physiologique aidant, un seul atteint suffit pour
que le mal se répande rapidement.
Fute que la tuberculose, e en 4 ans, avait progressé et qu'une proportion moyenne était d'environ 8 0/00,
malgré la sélection qui s'opère dès le conseil de revision
se SA SARA ET Re UN NEA
Les professions agissent aussi comme cause de fréquence,
et leur influence complexe à été montrée par les statistiques de Landouzy sur les gardiens de la paix oûilya 37 0/0 de tuberculeux; les blanchisseuses, 56 0/0 de mortalité phtisique, les télégraphistes, etc. Et dans un rapport au Congrès de 1908. Le Gendre et Plicque nous montrent que les individus deviennent tuberculeux soit par contagion directe, soit par surmenage : surmenage local ou général, surmenage professionnel et extra-professionnel ; d’autres, encore, par traumatisme local (professions à poussières) d’autres enfin par obligation de rester en local fermé pendant plusieurs heures. Dans les bureaux, en particulier, la contagion et la propagation se font rapidement.
Enfin, le gain insuffisant et l'alcoolisme, qui dans certaines professions est presque obligatoire, jouent également leur rôle. Le Gendre attribue même à ce dernier un rôle prépondérant dans les tuberculoses professionnelles.
Et ainsi, aurons-nous résumé les conditions diverses de la propagation de la tuberculose, à savoir :
Contamination directe ou après dessication, agglomération, logements insalubres, absence de lumière solaire, alcoolisme.
Si nous ajoutons à cela les conditions de terrain prédisposant l'individu et augmentant la rapidité de la contamination,qui peut se faire très lentement ; le bacille séjournant dans les ganglions sans donner de réaction morbide immédiate, nous aurons à la fois les causes de la fréquence de la tuberculose et l'explication de ce fait que des individus peuvent y échapper ou sembler longtemps y avoir échappé.
| d'oistonce matérielle le relèvement moral (par! l'inst uc-
en aérés et éclairés, et surtout la propagation de cote. . notion du bacille, ennemi redoutable à combattre par l'an- hs tisepsie et à éviter pe les eee de an et de prophy- oc laxie. quite \ |