‹ Tuberculose Pulmonaire et Déclaration ObligatoireChapitre 6 sur 9 · ARGUMENTS INVOQUES EN FAVEUR DE LA DECLARATION OBLIGATOIRE · texte numérisé non relu

ARGUMENTS INVOQUES EN FAVEUR DE LA DECLARATION OBLIGATOIRE

La déclaration obligatoire est non seulement utile mais encore indispensable. La contagion de la tuberculose étant indiscutée, :l convient avant toute chose de prouver qu’il y a intérêt à se préserver de la contagion et que la lutte doit être dirigée contre le baeille, ,

En ce qui concerne la contamination bacillaire, 5 graine : n’est rien, le terrain est tout, disent certains abstentionnistes. Rien n’est moins vrai: le terrain est quelque chose, inais la graine est beaucoup. Et d'abord la tubereulose n'est pas, à proprement parler, une maladie héréditaire. On cite des cas où il à été possible de constater la présence du bacille chez le fœtus ou Chez le nouveau-né. Bar et Renon ont trouvé le microbe de Koch dans la veine ombilicale; Landouzr et M: Martin dans les organes en apparence sains de mort-nés, de même que Birsch-Hirschfeld et Schmorl. Ce sont des exceptions rares. En principe la tuberculose n'existe pas dans les trois premiers mois de la vie, et par conséquent elle résulte d’une inoeulation par contamination directe.après la naissance. L’hérédité de terrain peut se soutenir à plus juste titre. Il est incon- testable que certaines familles sont décimées par la tubereulose, et que dans la grande majorité des cas, les enfants de tuberculeux présentent certaines tares qui.en font des

= 37 mac malingres et des hyporésistants : mais il est non moins incontestable que s’ils sont dès leur naissance éloignés du foyer familial, source de contamination directe, les enfants issus de parents tuberculeux peuvent échapper à la maladie et fournir une longue carrière de sujets parfaitement sains. Il faut admettre l’hérédité de terrain. mais avec des réserves. (l’est une constatation clinique banale, que, dans les antécédents de malades, porteurs de caver-

nes pulmonaires, il est fréquemment impossible de retrou-

ver des bacillaires. De même l’alcoolisme, le taudis sans

air, la fie dans des conditions déplorables d'hygiène sont

des fac ‘teurs d’imp ortance réelle mais secondaire.

La bacillose n’est pas, tant s’en faut, exclusivement une maladie de pauvres; elle se rencontre presque aussi souvent dans les palais que dans les mansardes. Ce ne sont pas les sujets souffreteux. des grandes cités qui réalisent les formes les plus rapides et les plus graves de tuberculose, ce sont les campagnards transplantés à la ville.

. Une première atteinte par le bacille met-elle le sujet en

état d’immunité?- C'onstitue-t-elle vraiment une vaccination comme l’affirment certains? |

Non certés. De sa première imoculation, le sujet conserve

“une imprégnation particulière qui l’immunise partielle-

ment, en même temps qu'elle le sensibilise; elle le met en

état d} allergie et nul ne peut prévoir dans quel sens il

ue à une nouvelle agression, bacillaire.

D'ailleurs il convient de bien distinguer les contagions rares et pauvres des contagions abondantes et répétées ; es premières peuvent être, à la rigueur, considérées comme vaccinantes, les secondes sont, à coup sûr, morbi-

faues. C’est contre celles-ci qu ’j] faut se protéger. La dé-

claration obligatoire ne vise pas tous les tuberculisés, elle

ne s'adresse qu ’aux tuberculeux. Bien rares “RON ceux qui 2. DE

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