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DIAGNOSTIC

L’ensemble des symptômes que nous avons signalés : polyurie limpide, pyurie spontanée et persistante, hématuries légères, répétées, capricieuses, mictions fréquentes, le tout chez un malade jeune, pale, affaibli, implique l'idée de tuberculose urinaire. Lorsqu’une tumeur lombaire coexiste, le diagnostic de tuberculose rénale s’affirme, mais cette tuméfaction est souvent tardive et, en somme, de toutes les affections rénales, la tuberculose est certainement la plus féconde en erreurs de diagnostic et ces erreurs tiennent aux formes multiples que peut revêtir la maladie; si bien que la constatation du bacille dans l'urine est vraiment la seule signature valable de la. nature de la lésion. Au point de vue pratique nous sommes en présence d’une pyélo-néphrite avec ou sans gros rein, ou bien nous n’avons qu’un seul symptôme urinaire, hématurie, colique néphrétique, tumeur rénale.

Une pyélo-néphrite tuberculeuse revêt tous les signes de la pyélonéphrite simple : même pyurie, mêmes crises douloureuses, même augmentation de volume du rein, même pollakyurie. Ce n’est que l'analyse minutieuse des symptômes qui révèle des nuances importantes. Tout d’abord la bacillose rénale s’est développée souvent sans cause, sans infection vésicale préalable. Fréquemment il existe des hématuries, le dépôt purulent et granuleux est émaillé de petits caillots sanguins. Le reste de l’appareil génital présente, chez l’homme, des indurations tuberculeuses. Mais, chez la femme, les infections sans cause ne sont pas toujours tuberculeuses, les lésions génitales manquent et chez elles l’affection est plus difficile à préciser. Ce n’est vraiment que la présence du bacille et le résultat de l’inoculation qui permettent d'éliminer les autres affections et de poser un diagnostic. Oscar Bloch de Copenhague (Cong. de Moscou, 1897, et tirage à part in extenso) propose pour faire le diagnostic dans les cas

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