‹ Tuberculose vertebraleChapitre 13 sur 76 · Haycm, Bull, Soc. anaL, 1865, p · texte numérisé non relu

Haycm, Bull, Soc. anaL, 1865, p

tèrc anguleux, à moins toutefois que les surfaces osseuses no

s'ulcèrent mutuellement par leur compression réciproque;

c'est ce qui arrive assez souvent. Nichet et Nélaton ont décrit,

i^ en effet, une déformation dos corps vertébraux malades en

forme de coin à sommet antérieur. Ces auteurs supposaient que, par suite des mouvements du rachis, les corps des vertèbres en contact frottaient l'un sur l'autre, et qu'ils subissaient de la sorte une usure mécanique. « On voit, dit Nélaton, chaque portion de cylindre se tailler en forme de coin, dont la base est tournée en arrière et le sommet en avant. La gibbosité se prononce alors d'une manière lente et graduelle. Nous admettons donc pour l'infiltration tuberculeuse cette usure mécanique que nous avons rejetée précédemment ; mais il faut bien remarquer qu'ici les circonstances sont bien différentes. Nous admettons l'usure du tissu nécrosé, et non celle du tissu osseux vivant ; nous sommes en outre autorisé à l'admettre : 1** par la forme de coin que prend ordinairement le corps des vertèbres qui s'usent; 2° par la présence d'un résidu de poussière osseuse que l'on trouve constamment alors dans le foyer ou dans la sanie purulente qui s'en écoule *. » Contrairement à Nélaton, je doute que ce soient des séquestres qui s'usent ainsi en coin. Un séquestre solide ne change guère de forme. La poussière osseuse qui se rencontre parfois dans la cavité tuberculeuse n'est pas non plus le résultat d'une sorte de frottement de lime entre deux vertèbres ; elle se trouve dans toutes les variétés de lésions tuberculeuses des os, même dans les cavernes centrales des vertèbres, et elle est dans tous ces cas le résultat . de l'ostéite tuberculeuse.

1. Nélaton, Éléments de pathologie chirurgicale, l'e édition, l. H, p. 107.

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