A. Paré, édition de Malgaiguc, liv. XV, t. II, p
3. Vertebrarum guident ossa per se negue perverluntur a tuberculis negue trahuntur, sed primum vitiwn est in iis corporibus guibus vertebrx alliganlur, Igitur ubi ad vertebras tuberculum oriatur, guum in tumoren assurgit algue augetur ab interiori sive priori parte {utr^ue enim vocabuloappellatur)necesse est uttubet*culum seguantur ligamenta algue hxc rursus vertebrx. Ce passage assez obscur est à la fois dans Galien, : Hippocratis de Articulis liber, etc., édit. de Kûhn, t. XVIII, pars I, p. 492, et dans Séverin, De Gibbis, etc., editio ultima, 1124, p. 385, cap. m.
SATOMIE PATHOLOGIQUE que TraugoU Gerber (1735) et Frédéric Oaacke ont disserté sur la gibbosilé luberculcuso. Mais ce n'est que sous l'impulsion donnée à l'élude anatomique dos tubercules par Bayle el Laenncc que naissent enfin les premiers travaux important! sur la tuberculose osseuse, dont le territoire de préiIilecUoo semblait ttre le rachis. Alors se succèdent les recherches de Delpech, de Paletta, de Nichet, de Nélaton.
Après les premiers travaux de Nélaton (1835) commence nne longue période de discussion sur la nature du mal vertébral. Quelques rares chirurgiens se rattachent à ropioion de Nélaton, cl adoptent sa description des tubercules enkystés el de l'infillratioii tuberculeuse \Pari^e, Lenoir, etcj. D'autres, le plus grand nombre, tout en admettant volontiers le tubercule enkysté, gardent des doutes sur la nature de l'infiltralion de Nélaton, faute de preuves directes convaincantes. C'est parles termes d'ostéite raréfiante ou condensante, de carie que désigne généralement ces lésions du rachis. On se borne à dire qu'il y a une intlammaliou du lissu osseux, saus se préoccuper de sa cause déterminante.
L'apparition de la doctrine dualisle de Reinhardl et surtout de Vircllow, en séparant les altérations caséeusos des lésions tuberculeuses, n'a pas peu contribué à obscurcir la question et à relarder la restauration définitive du tubercule spécifique tel qu'il était compris par Bayle el Laennec. Charles Nélaton ' rappelle avec beaucoup d'à-propos. dans sa thèse, l'opinion émise encore par Gosselin en 1878. u L'inlillration tuberculeuse telle que Nélaton le père la comprenait en 1833, n'est plus admise par personne. Mais les taches blanches du lissu spongieux décrites par ce chirurgien restent ; comment se produiseul-cllos? n
A l'époquo où Gosselin parlait de la sorte, des recherches importantes étaient poursuivi.'!* simnllanémenl on Allcmag-ne
]. Cljarlcfl NiSlattin, l.>f l"''- •'"••' '•' "ff. -huii,:. lli. dafii-V-, ISSa, p. 63.
et en France. EUes ont amené dans les opinions régnantes un changement qui parait aujourd'hui universellement admis. Non seulement la doctrine de Laennec, reconnue vraie, a été réédiiîée avec éclat, mais le champ de la tuberculose osseuse a été considérablement agrandi ; il a conquis tout le terrain de la carie proprement dite, et le groupe si vaste des maladies désignées sous le nom de tumeurs blanches lui appartient presque en entier. La découverte du bacille spécifique est venue confirmer les données que Tanatomie pathologique, la clinique et Fexpérimentation venaient d'établir d'une manière si positive.
SOMMAIRE
Anatohie pathologique (suite).
Altérations des parties molles. — Aspect général de ces parties dans Tangle rentrant.
Abcès symptomatiques. — Synonymie. Collection de pus (Le Dran). Abcès par congestion (anciens) ; Desault donne à ce terme la signification qui lui est restée. Abcès ossitluent (Gerdy). Abcès tuberculeux ou tuberculome.
La paroi de ces abcès est essentiellement active ; elle est tuberculogène.
Dans le mal de Pott, Tabcès froid est extrêmement fréquent, quoique non apparent dans des cas nombreux..
Fathogénie. — Développement de l'abcès : du côté du canal rachidien; en avant ou sur les côtés du rachis.
Abcès en communication avec le foyer vertébral ; abcès indépendants de ce foyer.
Mode de progression des abcès tuberculeux ; rôle des dispositions anatomiques, des influences physiques. Expérience de Kœnig. Le rôle principal appartient à la membrane tuberculogène.
Disposition régionale des abcès du mal de Pott. — Régions cervicale, thoracique et abdominale.
Infection ganglionnaire. — Les ganglions lymphatiques correspondant au * foyer vertébral et aux abcès présentent des altérations tuberculeuses.
Granulations tuberculeuses disséminées à une certaine dislance du foyer , vertébral et représentant de nouveaux foyers produits par auto-inoculation.
Altérations vasculaires. — Artères traversant les abcès tout en restant perméables. Altération de la paroi artérielle par les fongosités ; perforation - de Taorte, de Tartère vertébrale. Déviations de Taorle : inflexions, courbures médianes et latérales. Déformation du calibre, plissement, défor^ mation valvulairc, invagination. Rétrécissemenls de l'aorte. Dilatation de ce vaisseau au-dessus, dilatation du cœur gauche.
Altérations des méninges, de la moelle et des nerfs. — Compression médul-
. laire. Son mécanisme est complexe ; il varie selon qu'il y a ou qu'il n'y
a pas gibbosité. Les causes ordinaires de la compression sont la pachy-
' méningite, les abcès, un refoulement fongueux, et, par exce ition, une
' esquille ou une vive arête.
anatomie pathologique
Puckyinémmjilc. — Historique et Hichiiutl.
Description de la pacliymt^ningite. Sa nature tuberculeuse. Ossiflcationj dt | la dure-mtrc, pranulalions sur cette meml>raae, hfmorrhagies à la sun face de la moelle.
Altérations de h moelle. — Changement de direction, de forme, de TOlumr, de consislBDce. Hyi^lile Iransversc, altérations histologïques de la moelle.
Dégénération secondaire. Faits anatomiques, directioa des faisceaui nerveux dans la moelle. Dîaposilion des faisceauï dégénérés (Bouchard), F«lî 1 qui échappent à la loi ordinaire (Michaud). I
négénéralion de la moelle, Notions de physiologie normale ; peu de faiti 1 pathologiques probants.
AlWrations des nerfs. — Névrite intersliliolle el parenchymateuse, troubld Iropliiques consécutifs.
{suite)