Séverin, Degiùbis, valgif, varis, etc., cap. xviii, 1C
vertèbres et insiste sur la gravité de la maladie ; Wcdel *, de Gotha, en 1671, publie une observation brève, mais très explicite, de gibbosité vertébrale accompagnée d'une paralysie des deux membres inférieurs, qu'il expliiiue par la compression des nerfs. Le malade guérit en recouvrant Tusagc complet de ses membres.
Le Dran -, d'autre part, établit par des faits bien observés que les collections de pus, nom par lequel il désigne les abcès froids pour les distinguer nettement des abcès chauds, sont souvent en rapport avec la carie des vertèbres. Mais il n'est pas exactement fixé sur la question de savoir si la collection symptomatique a précédé ou suivi la carie.
P. Pott eut le mérite de décrire très exactement la paralysie. Ce fut un progrès décisif; mais il était réservé à ce siècle, et en grande partie aux travaux français, de refaire et de compléter Tétude des lésions anatomiques, de déterminer d'une manière djéfmitive la nature de la maladie, de rechercher la juste interprétation de chaque symptôme, et enfin de déduire de ces connaissances les principes d'un traitement rationnel. Delpech (1816), Nichet (183:> et 1840), Nélaton (1836), prouvent par la clinique et surtout par Tanatomie pathologique que le mal vertébral de Pott est une localisation tuberculeuse. Ces deux derniers auteurs, s'inspirant de la doctrine de Laennec, font pour la tuberculose osseuse ce que Fauteur du Traité de rauscultation avait fait pour le poumon et, à côté du tubercule enkysté connu de tout temps sous le nom de tubercule scrofuleux, ils reconnaissent la granulation grise; ce qui les amène à décrire la forme infiltrée du tubercule. Mais leur doctrine gardait nécessairement une certaine obscurité, spécialement en ce qui concernait cette infiltration tuberculeuse, dont l'existence ne fut point généralement admise.
Si l'unité et la spécificité de la tuberculose pulmonaire, créées
1. Wcdel, At:nd. nalur/c Citriosorum, ann. II, obs. 230, 1611.