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Le Drau, Observations de chirun/ie, etc

par Lacnnec, ont été pendant plus de cinquante ans le sujet de discussions interminables avant de prévaloir définitivement, à plus forte raison le doute a-t-il existé à propos de la tuberculose osseuse; car l'élément tuberculeux est ici plus difficile à découvrir, et les phases de son évolution sont moins nettes dans un tissu dur où les coupes ne sont pas aisées à pratiquer. Aussi l'opinion de Delpech, de Nichet et de Nélaton a-t-elle été combattue par le plus grand nombre, et les entités morbides appelées carie et nécrose ont été conservées jusqu'à ces dernières années pour désigner certaines modalités de l'affection qui nous occupe.

Les études histologiques, et en dernier lieu la découverte du bacille spécifique, ont désormais résolu le problème de Tunité do la tuberculose dans les os comme ailleurs. Le mal de Pott, décrit naguère, et encore aujourd'hui même, par beaucoup d'auteurs classiques, tantôt comme du tubercule, tantôt comme de la carie, tantôt comme une inflammation, dite simple, des os et dos cartilages, ne répond en réalité qu'à une seule espèce morbide d'origine bacillaire, affectant, il est vrai, des aspects divers on clinique, mais n'en gardant pas moins dans toutes ses variétés une marche générale toujours identique et un caractère homogène.

C'est encore à notre époque que l'étude des troubles nerveux, si bien esquissée dans les mémoires de Pott, a reçu un complément anatomo-pathologique et clinique qui marque une ère vraiment progressive. Car, si les travaux de Louis* etd'OUivier (d'Angers) ^ avaient fourni des données anatomiques importantes, leur interprétation faisait défaut; l'école de la Salpétrière, sous l'impulsion puissante de Charcot, a produit la thèse pleine d'intérêt de Michaud ' sur les lésions des méninges et de

1. Louis, Recherches sur l'état de la moelle épiniére dans la carie vertébrale, in M(fmoires ou Recherches analomo-pathologif/ues sur diverses maladies, p. 410, obs. 2, 3, i, 5.

2. OUivior (d'Angers), De la moelle (épiniére et denses maladies, 1821.

3. Michaud, Sur la méningite et la myélite dans le mal vei^tébral. Thèse de Paria, 1871, no 163.

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la moelle, et d'autre part les études de Tiirck*, de Leyden» de GulP, le remarquable mémoire du professeur Bouchard sur les dégénérescences de la moelle épini^re, ont rendu les plus éminents services à la clinique. Le côlc historique de la question ne peut être qu'indiqué ici; il sera exposé plus complètement dans la description propre à chacun de ces sujets.

La tuberculose vertébrale ne comprend pas seulement le type commun désigné plus spécialement par le terme de mal de Pott, où Ton a en vue la tuberculose des corps vertébraux avec effondrement du rachis ; elle doit englober également la variété superPiciellc correspondant à la carie proprement dite; elle comprend aussi les localisations qui se produisent isolément non plus sur les corps vertébraux, mais sur les parties postérieures du rachis, sur Tare vertébral postérieur, c'est-à-dire sur les lames, les apophyses transverses, articulaires et épineuses. Cette dernière localisation constitue une forme clinique à part, comportant des indications thérapeutiques spéciales.

De même le mal sous-occipital ou tumeur blanche des articulations mobiles de la partie supérieure du rachis et la sacrocoxalgie sont inséparables de notre sujet. Envisagées jusqu'ici comme un résultat de causes multiples, rhumatisme, blennorrhagie, infection puerpérale, traumatisme, etc., ces affections articulaires d'origines si diverses et d'un aspect très différent selon leur natiu-e ont été cependant rangées dans un même plan et décrites sans distinction. Il en est résulté des confusions regrettables, tant au point de vue de la connaissance vraie de ces affections qu'au point de vue du traitement qu'on leur a appliqué. En recherchant dans les faits publiés et dans notre propre observation la part exacte qui revient à la tuber-

1. Tflrck, Veher Seruiidare Er'krankung, etc. : Comptes rendus de l'Acad. do scicuce» de Vieuuo, niars*, 1851 ; — et VeOer Secuiidaref etc. : Comptes reudus de TAcad. dos sciences de Vienne, juin, 1853.*

2. Loyden, Die grave degeneraiion der hinlcren ruckenmarksslrangey p. U7, Berlin, 18G3.

3. GuU, Observations de parapii^gie, in Guy s hospilal reports, 1356, p. 143.

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culosc, et en la dégageant de celle qui ne lui appartient pas, nous espérons avoir fait œuvre utile.

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