‹ Tuberculose vertebraleChapitre 30 sur 76 · Chuquet, ohs. citée · texte numérisé non relu

Chuquet, ohs. citée

antéro-laléral ; il n'osl pas commua quo celle membrane soit

enlourée de tous côtûs par un anneau de lissu fongueux.

La structure liistolugique de la tlure-mtre et des tissus néoplasiques ailjaccnls a été bien ^ludiéc par Micbaud, pnïa par Cornil. Ces deux auteurs ont décrit ea dehors des coudies fibreuses de la dure-mt-re qui conservent leur aspect normal, un Lissu demi-transparent composé principalement do tissa embryonnaire « parsemé çà et là de points opaques miliaires formant des traînées arburisées avec des rcnflcmenls de dislance en distance (Cornil)'. Ces points opaques, jaunâtres, caséeux, correspondent à autant de follicules dégénérés, et nOB à de simples foyers purulents (Michaud), Il n'y a plus aujourd'hui à insister sur cette interprétation: on connaît la constitution ordinaire des fongosités tuberculeuses et des parois d'abcès froid.

1. !,■ I iil. r I. ['.npaziaii, 1813 ; Quelqws coniidérnlions sur le mal vertébral

,1 ■''l'i" vaséeuse. ~ Ob«. de Voisio dans laquelle l'examen histo-

|. . , ' : I i''>ruil. Lu parltp anatoniiQue de celle observatiou mérite

<li.ii. u!i I ,ni: iiLii l'oiicLToe les lésions de la durc-mèrc.

i< Dauâ lit régiuu ccrvlrale. la ihirc-inèrci'BttrésadbéreDteau pMoetc du corp» àes Terlébres. On ne retiléve qu'avec )lifflcult(\ et qu'eu raclant la face pOBtA- Ti-^nr.' du rnrps d"-? vci'tilirps asseï torteinonl avec uu tcalpel. Ces sdhjr^cei i.iil 'i. Il iniMi' .11 iiiMiiii de Irt sixième vcrtèhre cervicale, pais disparaijAtnt pour

i. |. . ' 1 di' la (roiaii^me dursali'.

\i- :\ ■. , : 1 .[ii.LfriÉme vcrlthre cervicale pt de la IroifliÈme dorsale, épois- .i... .II!.: . . .-. iiii'L'i' dntiâ louL POU [loiirlour. Sur eca deux Tace», ou voit

,1. . -1 I' '.'■ ' !■■■ 1 ■ . I .-. iidi' plus de petites granulations Iran».

., ,, . 1 I . . r .1 . I iiiiilalioiis lubcrculeuBÈs. A l'œil nu, la

1^1 „ , .,,, ,, ^ .1 .■; . ,: , 11. i r\.-iiiieu liielolûgique ne peut être fait

Ei.iiiii " de tu durL'-mtiv fnit par ('nruil : " Siii' une aectiou faîte au rau^ lii.'[lii'iLdiiiilaii-8iueiit aux surfaces des membranes, on recouualt ftsimple Tiie que U |)riiliiûbreuïe, comme teudiueuscde la din'e-iiiL'rc. est au centre rie la section, tt. eiidi'dnua comme en dehors, il o):is<ena lisau di'Uii-lrausporejit qui fait corpa avec le lisnu libreuï ancien. Cû li«eu ileiiii-lrauspnrcut cat paraciuû de pumt* opaques miliaires formant des trnlnfies arborisiîes avpr- des renflements de distance en dialance. L'état jauuâlre et opaque du centre de ces derniers me fit pi iisir .'iii pri-niicr.abord qu'il y arail là des granuluiioua luIiercuIeuscH devenues c.i-i'iLi-i's fi leur centre. ••

1,','iiiiiii'a hiatologique coufirmc ces prfîvisionï. Cornil, qui avait considéra les cavil.'s remplies de cellules épJthi^lioldea comme des lyiupbaliques dilatés fc la a'nilu d'une inOommatioD chroniqno, esl depuis celle époque revenu sur a«tte inlorp relation, et il y a reconnu le» élément» carocWrialiques du tubercule.

En progressant, les lésions de la pachyméningitc oxlornc gagnent les éléments propres de la dure-mère, qui s'altèrent, se dissocient, se ramollissent; des lésions irritatives d'abord, puis spécifiques, apparaissent dans son épaisseur et sur sa face interne. La pachyméningite interne s'ajoute à Texterne. Des néomembranes se forment du côté de la cavité arachnoïdienne sur la surface correspondant aux lésions externes; elles sont vasculaires, et constituées également par du tissu embryonnaire. Charcot et Michaud avaient déjà décrit dans l'épaisseur de la dure-mère dissociée, et dans ses couches internes, de petits foyers de dégénérescence caséeuse, dont la présence indique suffisamment qu'il y a bien là, à une certaine période, une véritable infiltration folliculaire.

L'étendue de la pachyméningite interne, dans le sens de la circonférence, est variable, tantôt limitée à la région antérieure, tantôt envahissant les côtés ou même la totalité du pourtour de l'étui méningétique. Dans un cas de mal de Pottlombo-sacré, toute la face interne de la dure-mère était recouverte par une couche de fongosités à partir de la quatrième vertèbre lombaire jusqu'à la partie inférieure du canal sacré. (F. obs. XXIV, et pi. III, p. 112.)

OUivier (d'Angers) et Andral ont signalé, de plus, à une période avancée de la lésion, des ossifications de la dure-mère, et j'en rapporte un exemple dans lequel la transformation existe dans une étendue en longueur de 6 à 7 centimètres (obs. XXII, p. 377); il s'agit alors d'un travail de réparation appartenant en propre à cette membrane, bien que ses propriétés ostéoplastiques ne soient pas démontrées, ou de la transformation osseuse des éléments conjonctifs de nouvelle formation.

Dans certains cas, la pachyméningite interne se présente sous la forme d'un semis de granulations tuberculeuses à la face interne de la dure-mère. Cette membrane est alors vascularisée, et l'on aperçoit çà et là, le plus souvent le long des vaisseaux de nouvelle formation, des granulations isolées ou

Il» ANATOMIË PATHOLOGIQUE

des groupes de granulations. Cette forme élémentaire, pour ainsi dire, ne peut être présentée que comme un mode de début des lésions plus avancées ; on obscrre enfin des néomembranes plus ou moins épaisses «]UÎ résultent de rinllammalion développée autour de ces tubercules.

Un accident plus rare est l'hémorrha^e à la surface de ta moelle. Nous avons rencontré entre la dure-mère el la surface de la pie-mère un bématome assez considérable, qui infillrait et colorait toutes les parties molles de la rég^ion. Cet épanrhement n'avait pas toutefois entraîné une mort rapide , car il remonlait à une époque assez peu récente pour que déjà il eûl subi les modifications consécutives ordinaires.

En résumé, les lésions de la dure-mère, bornées d'abord à li surface, envabissent ensuite ses couches interstitielles; il en résulte un épaississement de la membrane dans lequel on trouve des foyers casécux. Cet état produit la compression médullaire. Déjà Ollivier (d'Angers), Echévéria avaient mentionné le fait; mais l'école de la Salpèlrièrc. sous l'inspiration et l'impulsion des travaux de Cliarcol, i'a surtout bien mis en relief en déduisant les conséquences que comporte une pareille compression, au pninl de vue de la marcbe de la paralysie. Sur la face externe de la dure-mère, « au contact des depuis caséo-tuberculi-iix iHsus des corps des vertèbres et ayant amené la destniclioD du ligament vertébral postérieur, il s'est produit une itilbimiiiation également caséo-lnbcrciiliusc ( pachyméningite PxU-riw cftnéo-tu hercule use) , Par le fiiil de cet épaississement (lu la dnre-nièrc, la moclie «c trouve refoulée el par conséquent rompriméii, duuM une élenduo qui varie selon ta haateur (lu In ii^'tii-formallon caséeune, Khii-rtihnvini sur une longueur du '2 iiu '-i (ti-i)timJilroii. (^ui-lipn-rniN i-llc est sur ce point senlurni'lit rïqMJUHiii')» d'avant <-n nni'^rn ; d'autres fois, elle est romiiin i'ni>eriée do Itjiitc» |iHrU, l'U quelque sorte étranglée. »

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