I. Michaud, ^0 ciV
S. Wagner, Arch. dca lleilkuiid-^, i- hcft, Lcipiig, 1870, p. 321.
Iules avaient disparu, les alvéoles ne contenaient plus que des amas jaunâtres solubles dans Féther. Déjà auparavant Bœrensprung \ puis Charcot') avaient signalé Taltération des ganglions spinaux dans le zona.
D'autres troubles trophiques périphériques sont consécutifs aux lésions de la moelle et des nerfs. Les masses musculaires s'amaigrissent, s'atrophient, subissent la dégénérescence graisseuse ; la peau se dessèche, devient squameuse, ou bien elle se couvre de sueurs anormales, parfois d'un seul côté. On remarque aussi des troubles vaso-moteurs qui se traduisent par de l'œdème, par du refroidissement sensible à la main et au thermomètre, par une inégalité de température entre les deux membres. La résistance des tissus est diminuée, ils s'altèrent aux moindres pressions; de là des ulcérations, des eschares, qui s'observent dans certains cas de paraplégie. Ces conséquences, du reste, n'ont rien qui soit propre au mal de Pott; elles se retrouvent dans toutes les circonstances qui produisent la destruction et surtout l'irritation de la moelle et des troncs nerveux. L'exposition d'ensemble des faits de cet ordre a été clairement résumée dans les leçons de Charcot'.
Dans certains cas, c'est la compression qui parait être le fait principal plutôt que la névrite interstitielle, et cette compression peut être produite parfois par une saillie osseuse anormale, plus souvent par un ganglion tuméfié. C'est ainsi qu'à la région du cou et dans le thorax, certains phénomènes particuliers tels que la dyspnée, la toux coqueluchoïde, et même la mort subite par suffocation ou par syncope, ont trouvé leur explication à l'autopsie ; le pneumo-gastrique se trouvait refoulé, et très certainement comprimé par un gros ganglion péri-trachéal. Nous avons observé un fait de cette nature
1. Bœrensprung, Arch, f, anat. und physiol^ no 4, 1865, et Canstatt Jahresb,, 1864, t. IV, p. 128.