‹ Tuberculose vertebraleChapitre 40 sur 76 · Sayre, Spinal disease and spinal curvature, London · texte numérisé non relu

Sayre, Spinal disease and spinal curvature, London

corlaliif imporlanco lorsqu'ils coïncident avec quelques-uns des syniplAmes précédents. Le malade devient paresseux, il garde Je repos plus volonliers que d'iiabiludc; une marche uji peu prolongée le faliguo, alors qu'auparavant il en supporlait de plus longues sans aucun inconvénient. Parfois on observe cneore de la dysphagio, des vomissements, une constipation opînïAtre, des troubles urinaires, de In loux , et cola dans les premiers lenips do l'airectinn.

On se ferait d'ailleurs illusion en croyant qu'il esl toujours possible de reconnaître la lésion vertébrale à son début. L'iudolence peut être absolue, et les signes subjectifs presque nuis; les premiers symptômes traduisant déjà des altérations avancées sont les abcts par congestion cl même une gibbosité. Toutefois c'est là un fait des plus exceptionnels; et si le diagnostic reste ignoriS jusqu'alors, c'est qu'on a négligé l'examen du rachis, vers lequel l'attention n'a pas été appelée antérieurement à la gibbosité ou à l'abcès.

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Le dil'bul ilu mal de Poil peut encore se présenter d'une raftnifere particulièrement insidieuse et tout h fait anormale. Les premiers symptômes consistent, tantôt dans des crises convulsîves épileplifurnies. tantôt dans une série d'accfcs de violente douleur. Voici en résumé quelques-uns de ces faits; ils ont trait à des maux dp Pott dorsaux oadorso-lombaires. Un enfant de huit ans, , bien portant jusque-là, eut, il y a trois ans, à la suite d'une indisposilion légère dont il était déjà remis, une crise épileptifonne extrêmement violente que rien n'avait fait prévoir. Il fut trouvé le matin, dans son lit, sans connaissance, en proie à des convulsions cloniques des membres et de la face du côté droit. Celte attaque ne dura pas moins de aepl heures, puis l'enfant revînt à l'clal normal. Un peu plus tard, il éprouva des douleurs siégeant djuis le côté droit du thorax, et revenant par séries

d'accès réguliers ; puis 'survint une pleurésie do uaturc suspecte, à marche Icnle: cIIq futquatiliéc tuberculeuse parle médecin Iraitanl. Enfin doux ans après la première, il y eut une nouvelle attaque épilcptiforme aualog-uc, maïs moins forte; les contractures furent générales et durèrent seulement quelques minutes. Or le mal do Potl avait été reconnu quelque temps seulement avant celle dernière crise par l'apparilion d'une gibbosilé angulaire dorsale. {V. obs. XXIX, p. 389.) Chez un autre sujet, une crise de convulsions cloniqucs généralisées survint aussi, mais ce fut après l'apparition dessîgues caractéristiques d'un mal vertébral dorsal. Ici l'allaque convulsivc pouvait s'expliquerpar l'existence d'altérations médullaires agissant sur le bulbe. {F. obs. XXXI. p. .lOi.) Nous sommes conduit à penser que dans le premier fait il j avait eu un» atteinte du côté des méméninges et de la moelle, près de deux ans avant l'apparition des signes caraclorisLiques du mal vertébral ; une altération osseuse primitive occupant la face postérieure des corps vertébraux de manière à irriter les méninges ou la moelle pourrail peut-être rendre compte dos troubles observés. Nous pourrions citer encore deux aulres cas semblables au premier.

D'autres fois, ce ne sont plus des crises convulsives qui se produisent, mais des accès douloureux revenant par intermittences et localisés sur la région du rachis ou dans son voisinage. Un cnfanl, jusque-là en bonne santé, éprouva en 1883 des crises douloureuses dans la région dorso-lombaîre, pendant une quinzaine de jours. Ces crises revenaient tous les soirs à la même heure, lorsque le malade était couché, et duraient quelques heures. Dos séries d'accès analogues se renouvelèrent à plusieurs reprises pendant plus d'un an, jusqu'au moment où Icv médecin, après un certain nombre d'examens de la partie douloureuse du rachis, put reconnaître une très légère difformité et les premiers troubles fonctionnels du mal de l'ott. La forme insolite des symptômes avail auparavant fait penser à tout autre chose, à des coliques néphrétiques, k des vers iulestinaux, etc..

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