I. MM*«Js U»<4* nXée, p. 1t
Michaud cite * une observation de Vulpian, dans laquelle un mal de Polt dorsal moyen était accompagné aussi de crises .douloureuses semblables aux précédentes. Cette forme clinique du mal vertébral, qu'il qualifie de névralgique, s'expliquait par la névrite des racines nerveuses à leur passage à travers la duremère, et par la sclérose du faisceau radiculaire postéro-in terne, lésions qui furent constatées directement. Michaud rapporte également deux observations de mal de Pott avec accidents épileptiformes. Dans l'un de ces faits, où il s'agissait d'une femme atteinte de mal de Pott lombaire, les attaques convulsives se montrèrent au début, mais ne reparurent pas plus tard. Dans le second cas, la malade était une fille de seize ans qui depuis l'âge de treize ans portait un mal de Pott dorsal inférieur. Des attaques épileptiformes se produisirent tous les six mois de seize à dix-huit ans ; à vingt-quatre ans une nouvelle attaque reparut à propos d'une vive contrariété, et fut le point de départ d'une série qui se prolongea plusieurs années. Dans l'intervalle des accès on provoquait facilement des mouvements tétaniformes, mais pas d'attaque épileptiforme complète.
On verra plus loin que ces accidents nerveux peuvent survenir aune période quelconque du mal de Pott. Ils sont plus fréquents lorsque les altérations des nerfs et de la moelle siègent au cou, au voisinage ou même au niveau du bulbe. Mais les faits précédents montrent qu'on les observe aussi dans le mal de Pott des régions inférieures. Dans le cours de la maladie, alors que la gibbosité est évidente et les troubles nerveux complexes, l'apparition d'accidents particuliers, comme les crises convulsives ou névralgiques, trouve une explication naturelle dans les altérations évidentes du rachis. Celte complication ne peut être un sujet d'erreur. On conçoit qu'il en puisse être tout autrement lorsque les mêmes accidents épileptiformes ou simplement névralgiques surviennent au début, avant toute autre manifcs-