TRAITEMENT DE LA CONVALESCENCE
A quelle époque commence la convalescence? Comment peutjuger du degré de réparation des désordres vertébraux? uand faut-il autoriser la marche et tous les exercices physi- Ties? 11 est le plus souvent difficile de répondre avec précision toutes ces questions. L'appréciation de la guérison se base sur n examen local et sur la santé générale du sujet. Lorsque la uppuration est tarie depuis longtemps et qu'on ne trouve ucune trace d'un abcès profond, lorsque les altérations vertérales paraissent cicatrisées et que le malade a lui-même conscience de la solidité du rachis, lorsque enfin la constitution ne traduit aucune souffrance, on est en droit de croire à ime guérison sérieuse. Toutefois, il n'y a que des avantages à De pas céder trop tôt à l'impatience du malade et de son entourage. Un repo^ un peu plus prolongé n'amène aucun incbn-
TBÂÎT
vénicnt, tandis qu'un retour offensif des lésions est a*s« souvent provoqué par l'irritation due k la station dcLout el ftli marche. Aussi est-il impossible de fixer à l'avaDce avec quelqat précision la durée de la période do repos. En veillant sur les malades, en suivant les modifications des symptômes, on ju^t RU contraire assez facilement de l'état plus ou moins avancé de la g'uérison. D'ailleurs on procédera à la reprise de l'exerdce physique pai" des essais mesurés ; c'est à celle période de convalescence que les appareils, corsets orthopédiques, corset plâtré, etc., sont d'une réelle utilité. Ils permettent d'atteindre sans danper la consolidation parfaite.
Lorsqu'il y a eu paralysie, le retour des mouvements est favorisé par les différents moyens locaux déjà mentionnés : élec- Irisalion faradique, massage modéré, bains, douches, etc.
TIÎAITEMEM MÉDICAL
Toute espîfco d'intervention chirurgicale est inutile si ta constitution du malade no se relève pas, si l'organisme ne devient pas capable de réagir contre les causes de débilitation, de résister h l'infection tuberculeuse et aux accidents septiques. L'activité de toutes les grandes fondions doit être excitée par les moyens que procurent une bonne bygiëne, une alimentation soignée, une médication tonique et reconstituante, un climat favorable, etc.
La première condition d'une bonne hygiène est la vie au grand air. Il no faut pas confondre le repos avec la réclusion. he malade, étendu sur un lit mobile, sera porté au soleil; il y passera une partie do la journée; par l'habitude, il de* vicnl de moins en moins susceptible au froid, et peut sortir -la plupart du temps, en toute saison, même sous notre climat jtarisien. Vivant ainsi au dehors, il évite l'ennui, garde sa gaieté, son entrain naturel ol aussi son appétit.
On veillera à donner une alimentation assez riche en manières azotées, viande, salaisons, etc. ; on aura soin de la varier ; le vin, la bière sont des excitants utiles.
Parmi les médicaments les mieux appropriés à l'état général des tuberculeux, Thuile de foie de morue se place en première ligne ; il faut la donner à dose modérée et ménager de temps en temps des interruptions; puis viennent le quinquina, Tarsenic, le fer, le phosphate de chaux. Dans le cas où Tappétit languit, l'usage de la poudre de viande peut rendre d'importants services.
Le choix du climat a souvent la plus grande importance : on oit de jeunes enfants qui languissaient depuis de longs mois ans une grande ville, se modifier en quelques semaines sous 'influence du séjour au bord de la mer, sur une plage de la anche comme Berck, sur une plage de TOcéan ou de la Méditerranée ; l'appétit revient, et avec lui la vivacité et la fraî- 4îheur du teint. Un certain nombre de sujets, spécialement ceux ^uî portent des complications tuberculeuses viscérales, ne peuvent pas toujours supporter le climat maritime. A ceux-là convient mieux un climat chaud, le séjour dans les Pyrénées, ou mieux en Algérie.
On peut encore conseiller un traitement dans une station d'eaux minérales, en particulier d'eaux chlorurées sodiques, -tcîUes que celles de Bourbon-l'Archambault, de Néris, de Salies, de Bourbonne-les-Bains, ou d'eaux chlorurées sodiques sulfu- ^-«uses, comme celles d'Uriage, etc.