‹ Tuberculose vertebraleChapitre 51 sur 76 · PolaiUoD, Union médicale · texte numérisé non relu

PolaiUoD, Union médicale

d'iiui assez développées. 11 csl assez grand, blond, et possède un certain nombre d'atlribuls du tempérament lymphatique, tels que développement du tubercule médian de la lèvre supérieure, altérations spéciales des dents. Ses parents se portent bien, mais son grand-père paternel est mort plithisique. Il y a cinq mois, il a rcssenti une douleur d'abord légère à la partie supérieure du dos. Cette douleur, que rien n'avait provoquée, fut d'abord irrégulière et intermittente. Elle ne tarda pas à être suivie d'un gonflement auquel succéda bientôt une collection purulente qui fut ouverte par un médecin; il sortit un peu de pus : l'enfant ne fut pas arrêté, il ne souffrait nullement d'ailleurs. L'ouverture restant fistuleuse, il vint à l'hôpital le 2 octobre 1877. Quand je pris mon service, le l*'novembre, je constatai un petit orifice fistuleux placé au niveau de la troisième apophyse épineuse dorsale; par cette ouverture, un stylet s'introduisait dans un trajet ascendant, occupant la ligne médiane. Ce stylet venait s'arrêter sur la saillie normale de la deuxième apophyse épineuse dorsale, et produisait un son dur, osseux. L'examen de toutes les parties voisines de ce trajet appartenant à la colonne vertébrale ne faisait reconnaître aucune particularité qui rappelât une ostéite dépassant les limites reconnues par le stylet. L'enfant n'éprouvait aucun des phénomènes du mal de Pott, et par la pression en dehors de la ligne médiane on ne provoquait aucune espèce de douleur. Par contre, la pression sur la seconde apophyse épineuse était ^ douloureuse et produisait une mobilité manifeste de cette apophyse. ^ Le 9 novembre, je pratiquai une contre-ouverture sur le sommet^: de l'apophyse, et, avec de simples pinces, il me fut facile d'extraire partie mobile, d'un demi-centimètre de longueur; elle ne tenait pluf à la base de l'apophyse, qui était encore cartilagineuse. Le8.suites d •cette opération furent très simples, et la cicatrisation était définiti\"~ le 17 novembre,

Obs. II. — Ostéite tuberculeuse d'une apophyse transvet^se de la deuxième vertèbre lombaire, — Emile Saudr}', âgé de neuf ans, entre à Thupital Trousseau le 10 décembre 1884. Son père est mort plithisique; sa mère est bien portante. lia eu deux frères et une sœur; un des frères est mort de méningite tuberculeuse. L'enfaul lui-môme est d'une bonne santé; il a eu la rougeole à trois ans et la scarlatine à cinq ans; il n'a pas d'autre affection tuberculeuse que celle pour laquelle il vient à l'hôpital.

Jl porte depuis un mois sur la région latérale gauche du racliis, à

Ja ry^-rtie supérieure de la région lombaire, une collection du volume

^^^mT^^ pomme d*api proéminant en arrière dans la gouttière verté-

jj^£>.l^. Celte collection est fluctuante; elle soulève les téguments,

rtkOLM s ^Ue s'enfonce profondément au milieu des muscles de la région;

ell^ s' est développée progressivement, sans douleur. L'enfant raconte

q^j^'iX souff*rait d'une façon irrégulière avant l'abcès, surtout lorsqu'il

pli^^i^it. son corps.

[ourd'hui la pression sur les apophyses épineuses ne réveille .e douleur; latéralement on provoque une certaine sensibilité, msi^i:^ on ne peut la rapporter au squelette, à cause de l'abcès qui g^n^ l'exploration. Il n'existe aucun trouble du côté des membres î II £"<^ K* îeurs ; la mobilité est intacte, et il n'y a eu aucune manifestatiojrnL douloureuse de ce côté; la miction et la défécation sont norm^BLl^^s. On diagnostique un abcès tuberculeux, mais on reste dans le « sur son origine osseuse que l'on croit seulement probable.

12 décembre, incision de l'abcès, décortication de la mem- .e; on reconnaît que la cavité pc^nèlre par un trajet à travers la i^ï^ Si. ^ se sacro-lombaire; on nettoie ce trajet des fongosités, et on arrive s*-»^*^ ^ne portion osseuse dénudée et en partie mobile; on achève de ^^^ ^KTïciobiliser. On extrait ainsi un séquestre jaunâtre, long de 1 demi- *^^^^^^~^ %imétre, appartenant à l'apophyse transverse de la deuxième ver- •e lombaire.

guérison du trajet était obtenue le 27 décembre, et l'enfant tta l'hôpital quelques jours après.

Obs. IIL — Tuberculose externe sous-cutanée et osseuse à foyers '^^^vtUiples. — Lésions des arcs vertébraux postérieurs. — Bœrel ^lëlmile-Eugène), âgé de dix ans et demi, entre le 2 juin 1887 à l'hôpital Trousseau, salle Denonvilliers, n° 10.

Pied droit. — Le pied droit est parsemé de cicatrices non déprimées, lisses, un peu plissées sur les bords qui sont irréguliers et de même niveau. La couleur de ces cicatrices est d'un blanc rosé, leur forme générale est arrondie ou ovalaire; leur longueur varie de 1 demi-centimètre à 1 ou 2 centimètres. On en voit ainsi 5 ou 6 sur le bord interne du pied. Au-dessus et au-devant du talon, il existe un tubercule sous-cutané formant une induration rouge, dont le centre est en voie de suppuration. Au-dessus et en avant de la malléole interne se trouve une cicatrice reposant sur le tibia, mais

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n'adhérant pas à la surface osseuse ; même aspect que la pn^cédente. A la face antérieure du cou-de-pied il y a deux petites cicatrices analogues; il y en a deux autres sous la malléole externe; l'une présente une croûte & son centre; l'arliculation tibïo-tarsienneeâ saine.

Jambe droite. — Une cicatrice clroile, allongiie, longue de 4 centimètres, se trouve placée parallèlement à la créle du tibia dont elle est séparée par une distance de i demi-centimètre; elle correspond au niveau du jambier antérieur. Sur la face interne de la jambe, à sa partie moyenne, est une autre cicatrice longue de 3 centimè- Ires 1/2 et large de 1 centimètre, adhérente au tibia. L'os ne pr^eale aucune tuméfaction à ce niveau, aucune modiBcation de forme. Kn arriére, sur le mollet, on voit une cicatrice de 5 centimètres de longueur, déprimée, adhérente au tissu sous-jacent; en arrière et aadessous d'elle, il en existe une autre arrondie, et une troisième pareille au-dessous. Rien k la cuisse; rien sur le membre inférieur gauche.

Membre supMeur droit. — En ayant, une cicatrice au pli du coude. Ankylose complète du coude dans une position intermédiaire à l'extension et à Ift flexion à angle droit; les parties osseuses et articulaires sont déformées; on ne trouve plus la régularité des saillies normales.

La pronation et la supination ^iont totalement abolies. La pression sur les saillies du coude est un peu douloureuse, et la peau présente quatre cicatrices sur les côtés et en arrière; ces cicatrices sont adhérentes aux os. L'atrophie des muscles du bras et de l' avant-bras est considérable. — La main n'a rien.

Membre supérieur gauche. — Rien à la main. — L'articulation du coude est intacte, mais au-dessous du coude, en dehors et en dedans, il existe deux ulcérations. L'interne est recouverte par une croûte de pus concrète qui obstrue l'orifice d'une fistule. L'externe, située plus haut, h trois travers de doigt au-dessus de l'olécrâne, présente une ouverture fisluleusc laissant sortir un pus jaune, mal lié. Le stylet mène directement sur la face poyléro-externe de l'humérus au-dessus de l'épiphyse ; il pénétre dans l'épaisseur de cet os.

Thorax. — On trouve sur le thorax de nombreuses cicatrices et une fistule costale de la dixième côte.

Vertèbres; région dorsale. — Dans la rcgion si^apulo-vertébrale gauche, A la partie inférieure, au niveau de l'angle inférieur du sca-

CINOUIKMK LEÇON

2^1 m. <îst une grande cicatrice de 7 à 8 centimètres de hauteur

K cl^ largeur. Vers le centre on remarque une listule dont Tor

* eitué à 4 centimètres de la ligne des apophyses épineuse

l^-^fiii de la septième vertèbre dorsale. Le stylet, en suivant

j I j.£»c3tîon légèrement oblique en bas et en dehors, à une profom

de ^ centimètres, rencontre une surface rugueuse, osseuse, appj

natnt à l'apophyse transverse de cette vertèbre. Alapartieinféri

^ e^ctorne de la même cicatrice est une autre fi<tulc dans laquel

g^yX^t, en descendant obliriuement en dehors à une profondeu

3 o^i*^^"™^'^^^» rencontre une cote altérée de la môme manière

j-'Q^pophyse transverse précédemment explorée.

Xtf a.lgré le très grand nombre de manifestations tuberculei YéLJ^-^ général de cet enfant est bon, et il n existe aucune localisa raie appréciable.

. IV. — Une dame de quarante-quatre ans, M"'X., vient me ^

gmlf^^T cette année. Elle porte au niveau de la cinquième vertèbre

yj^^^lc, en arrière et à droite de la ligne médiane, une tumeur du

li^w^^^ d^une petite noix, d*une consistance molle, d'une fluctua

enle, bien que dilïicile à apprécier tout d'abord; sa forme

lière et arrondie.

lacée sous le trapèze, cette tumeur est très peu mobile ; on ne ;

Vm^o^^^ des parties profondes auxquelles elle semble se rattae

En dedans elle se rapproche de très près de la ligne médiane, e

elles s^avance jusqu'à la base de Tapophyse épineuse de la cinqui

vioale; le sommet de cette apophyse est en dehors d'elle et bt

plus saillant.

ligne des apophyses épineuses est régulière; la pression physe épineuse de la cinquième cervicale, surtout sur le c anifestement douloureuse; on réveille la douleur chaque renouvelle Texpérience; il n'y a de douleur sur aucun a poln.^. Cette tumeur donne lieu à de légères douleurs dans l'épi et ^i^mrle côté du cou; ces phénomènes se sont montrés en avril ï^i^K*- L'augmentation de la tumeur est progressive.

I— et- malade est, à part cela, d'une bonne santé. Je l'ai revi cieia^c reprises : l'abcès est devenu superficiel; il a tous les ca ter os d'un abcès symptomatique.

est.

MAL SOUS-OCCIPITAL

SOMMAIRE

DéfnUion du mal sous-occipital, — Physionomie de l'affection, — Histoire générale.

Anatomie pathologique. — Le siège primitif des lésions est dans les os. — Tableau des lésions : ulcérations osseuses, fongosités.

Occipital, — Condyles ulcérés, infiltrés de fongosités, détruits plus ou moins largement par ulcération.

Atlas. — Ulcération des surfaces articulaires des masses latérales. Rupture des arcs, nécrose plus ou moins étendue.

Axis. — Altérations du corps de l'axis, dénudation, excavation, disparition complète. Les lésions deTapophyse odonloïde sont constantes; leur description : dénudation de Tapophyse, détachement des ligaments; destruction partielle ou totale de Tapophyse, fracture de sa base.

Ligaments détachés, fongueux.

Lésions des arcs postérieurs des vertvhres.

Lésions de la colonne cervicale au-dessous de Vaxis.

Luxations pathologiques et dislocntiona. — Mécanisme des luxations. Leur classification. Luxation occipito-atloîdienne: en arrière avec faits anciens, sans détails; en avant; oblique. — Luxation atloîdo-axoîdienne. La classification de Malgaigne est trop complexe. On doit distinguer la luxation bilatérale et la luxation unilatérale, Tune et Tautre plus ou moins éten* dues, incomplètes ou complètes.

Rétrécissement du canal racbidien par projection en arrière de Tapophyse odontoïde. •

Fréquence relative des diverses variétés de luxations.

De Fankylose et du rétrécissement du canal rachidien compatible avec la vie.

Abcès froids. — Intra-rachidiens, extra-racbidiens.

Lésions des méninges et du bulbe. — Pacbyméningite; compression et ramollissement du bulbe.

Étiologib.

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