Yvareu, thèse de Paris, 1831, obs., p
r« ' ANATOMIE PATH0L06IQUE
ils perdent leurs insertions par suite do l'aUéraliou de la surface osseuse à laquelle ils s'appliquent; c'est ce qui se voit fréquemment pour l'apophyse rjdonloîde, dont le sommet déoudi ae trouve détaché dos ligaments solides qui l'unissent h l'occipital; d'autre pari les ligaments, en contact immédiat avec lej fongosités ou les foyers tuberculeux, ne tardent pas à se laisser infdtrcr eux-nnîmes, à se ramollir, et finalcmeut ils disparaissent plus ou moins coniplttemenl en tant que moyens d'uniOD. C'est ainsi qu'on assiste & la métamorphose fongueuse, à l'ulcération, à la disparition des ligaments odontoïdiens, du ligament transverse et des autres ligaments ou capsules dont le rôle n'est pas moins important.
Les déformations articulaires, les ulcérations osseuses, la destruction des ligaments font que la léle n'est plus maintenue en équilibre sur le racbis que par les parties molles périphériques, c'esl-h-dire par les muscles de la nuque et de la région prévcrtéhrale ; maïs ces muscles sont eux-mêmes souvent altérés par l'envahi ssemc ni des fongosités et le développement des abcès froids. Les déplacements articulaires ou luxations pathologiques deviennent alors une conséquence pour ainsi dire fataii? de ces désordres.
Lésions des arcs poslérieurs. — Ici, comme dans les autres régions du racbis, la tuberculose peut envahir secondairement l'arc postérieur; déjà nous avons mentionné la rupture, la nécrose, la résorption de l'arc postérieur de l'atlas. On trouve aussi parfois des altéralions postérieures sur le pourtour du Irou occipital, sur les lames de l'axis, sur les apophyses transverses (Obs. d'Ory ', de Dubrcuil', d'Ollivier d'Angers'}.
Autres luctiUsntwns tuberculeuses. — Le foyer tuberculeux peut aussi s'étendre en bas sur les troisième, quatrième, cin-
1. iJrï, 1*11 l)e!ul)ceiiiip, Parajilefjia ccnicak- dans le mal ds Pott, thi'sc de Pari*,
2, Diibreiiil, obe. in lliose do Birnrd.
a. OlliTiLU' (d'Augera), loco cit.. oba. XXXr.
^uième vertèbres cervicales (Simon*, Schalgriiber ', Nichet% Sarrau \ Mahmoud "). Buckley a vu un mal de Pott cervical s'étendre en haut au corps de Taxis et amener une fracture de l'apophyse odontoïde à sa base.
On a aussi mentionné l'existence simultanée d'un mal de Pott d'une autre région (OUivier), ou même de plusieurs foyers tuberculeux distincts : mal de Pott lombaire et lésion sternale (Poupinel) ; lésion costale (Ory), etc. Ces faits établiraient, s'il en était besoin, le lien de parenté qui existe entre ces divers foyers infectieux, c'est-à-dire l'identité de leur nature tubercuieusc. Enfin, rappelons à un même point de vue que les affections tuberculeuses viscérales, et spécialement la tuberculose pulmonaire, sont loin d'être rares. Mais ces complications, :importantes anatomiquement par leur signification nosographique, ne jouent ici qu'un rôle secondaire, parce qu'elles n'ont pas en général le temps de se développer, les malades étant -emportés par les accidents bulbaires.
LUXATIONS PAïnOLOGIQUES
Ces luxations ont été étudiées et classifiées par la plupart des
auteurs qui ont écrit sur le mal sous-occipital, en particulier par
Teissier et par Malgaigne, dont l'étude savante a été reproduite
peu près intégralement par ceux qui l'ont suivi. On s'est eaucoup préoccupé du changement de rapports des surfaces, u sens exact suivant lequel se fait le déplacement latéral ou ntéro-postérieur. Aucune variété n'a échappé à la descripion ; mais ce serait se faire une idée incomplète et souvent ausse de ces déplacements pathologiques que de les comparer
ux luxations traumatiques des mêmes articulations^ on peut