‹ Tuberculose vertebraleChapitre 58 sur 76 · SYMPTOMES DES CENTRES NERVEUX · texte numérisé non relu

SYMPTOMES DES CENTRES NERVEUX

Comme organe conducteur, le bulbe transmet de Tencéphale à la moelle les incitations motrices et, en sens inverse , de moelle à Tencéphale les impressions sensitives ; d'autre part, i joue le rôle de centre relativement aux nerfs bulbaires, et à ne considérer que les fonctions essentielles , il préside au mouvements du cœur et aux mouvements respiratoires.

es

1 * ,ir»- 2t^P^^^^^ ^^ transmission dos influences motrices et sensilives

constitué par des faisceaux de fibres nerveuses qui se trou-

t réunis en très grande partie sur les faces antérieure et

\am^ -t ^^ralc de l'organe, surtout dans l'épaisseur des pyramides et

a.^«^:x. — dessous d'elles, tandis que les noyaux cellulaires, organes

c^E^ :Brx trauXy sont tous placés à une certaine distance de cette face

Prieure; les plus importants sont sous-jacents au plancher

quatrième ventricule. Il suit de cette disposition générale

^^•-■•^^Jne lésion localisée en avant, dans les pyramides, par

Cimple, compromettra les fonctions conductrices du bulbe,

t^X'a.înant seulement des paralysies motrices et sensitives ou

-■Tac des contractures et des phénomènes douloureux. Mais

^*' Ja. lésion ou la compression est plus profonde, elle atteindra

*^^ ^ noyaux cellulaires cardiaques ou respiratoires et la vie sera

^ ■^^ A^K3[i.édiatcment menacée. Cet énoncé conduit à examiner de

e manière le bulbe est altéré dans le mal sous-occipital.

lésions qu'il éprouve sont dues très généralement à la com-

I^^^^^ssion ; mais contrairement à ce qui se passe dans le mal de

•-t des autres régions, où la compression est difluse et atteint

nément toute l'épaisseur de la moelle, au niveau de

s et de l'axis, au contraire, presque toujours une saillie

vient comprimer l'axe nerveux seulement sur un point

*"^*^xt.6. L'anatomie pathologique nous a fait voir que la cause

^ I^^Xus commune de la compression était la déviation de l'apo-

l^"yse odontoïde du côté du canal rachidien. Or, si cette dévia-

^^^^ïi. est modérée et si la compression qu'elle exerce augmente

*^^*xt.ement, ses efl'ets seront limités à la fois en étendue et en

P**^^f cndeur. Seuls alors les faisceaux conducteurs de la face

^■^térieure de l'organe sont atteints. Quelques faits montrent

^^^ cette compression lente peut être poussée fort loin sans

^'^ t.jr<iiner la mort ; les observations d'ankylose sous-occipitale

rétrécissement considérable du canal rachidien sont fort.

'^^'^^ci^irquables à cet égard. Mais lorsque le déplacement de ^^<Jotittoïde se fait subitement, le bulbe peut être ébranlé et

rrsPTOMes

: les fondions respiraloire

h Hiort est îmmédiale.

4» fhi fiwln^w faîhotogifjae fonaenl m

■d à rkôtOHC des tmobles iier\-eux du mil

cv iâ les accâfcats cUoîqaes ressemblent 1

4t bbaiaiBn. Malgré les variétés oombiviisa

fkimmmèmt» fudhrti^es, ils confirmenl d'aat

re ^mt h pkvâologie noos a révélô des fooc-

ssoatpostériearseD date aux 3Tiiq>-

s, et îb ■ftrtent une marcbe t-ariabic.

Ab cvb et les néTral^es s'aggravent, le

la lèle s'incline, el m

■l et plas ea plas pénibles sans qu'aucoD trotte bdbùv apfttnîase. Oa ■'ofasem. en un mot, ni para- Ir^ ai r^oe respiratoire jos^^ ilievre où. dans un moa^'cment de la lèle TolooLair^ ou non. le malade tombe moriellein«tit fn{^. succombant iostantanémenl par arrêt du cœur, ou en «juelqors minais, apr^ avoir présenté des phénonièDes panlvtîqoes étendus. Tel ei4 le cas dont SédiUol rapporte fhiflotrw. l'n jeune wildal Ar vînErl-denï ans était soigné à ITii^ pital Je U Uaison-Blancbe pour une arthrite sous-occipitale. lors.jue • l'ordre fui donné de tran^wrier au Val-de-Grâce te nudade. dont la iruerison «e faisait si loo^^lcmps attendre. Le S mai ISi-"*. quatre infirmiers l'enlevèrent avec son matelas qu'iU piat-^rent sur un brancard : des oreillers supportaient U tète: mais au moment où l'on descendait l'escalier, les cxlrfmités supérieures se parah-sèrent. les bras tombèrent, direntlea infirmiers; ipifli^ues minutes après Guyot n'existait pli L'apophyse odonloïde s'était subitement portée en arrière. Je rapporte phis loin un exemple de mort subite remarqi ■par re fait que l'enfant était puéri d'une paralysie des quî membres lorsqu'il tomba mort en se baissant pour ramasse

Dans Tobservalion de Buckley *, où Tapophyse odontoïde fut trouvée rompue à sa base par suite d'une lésion tuberculeuse profonde du corps de Taxis, rien n'avait fait prévoir Taccident fatal. Un enfant de sept ans, atteint de bronchite chronique, M étant à prendre le thé avec d'autres convalescents, se mit à rire bruyamment ayant la bouche pleine ; il eut alors un accès de toux, du sans doute à une déglutition irrégulière. Pour le soulager de ces symptômes menaçants, un de ses camarades lui administra quelques coups dans le dos, pratique suivie vulg'airement en pareil cas; mais, au grand étonnement des assistants, le petit garçon tomba mort. » Cette terminaison était d'autant plus inopinée qu'il n'y avait eu auparavant aucun signe d'arthrite, et en effet les articulations ne furent pas trouvées malades. L'apophyse odontoïde s'était rompue à sa l>ase.

Les faits de cet ordre sont exceptionnels ; habituellement les

accidents respiratoires et cardiaques dépendant d'un trouble

des centres cellulaires du bulbe sont précédés de symptômes

paralytiques dus à la compression des faisceaux conducteurs.

Dans sa forme la plus atténuée, mais non pas du pronostic le

moins grave, la paralysie se réduit à un affaiblissement général

de tous les mouvements des quatre membres ; le malade sou-

iève péniblement ses bras et ses jambes ; aucun muscle n'est

paralysé, tous ont perdu de leur force; ils se contractent lente-

xnent et sans vigueur. La sensibilité est en même temps dimi-

i:iuée ou elle reste intacte.

Plus souvent on observe de véritables paralysies, qui portent èi la fois sur la motilité et sur la sensibilité, ou séparément sur l'une d'elles, et qui affectent des formes variables : paraplégie d'emblée des quatre membres, paralysie des membres supérieurs s'étendant plus tard aux inférieurs, monoplégie brachiale devenant ensuite soit une paraplégie, soit une paralysie

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