Gn?»clin, Gnzette d-s b(<iiiiaur. 1878. p
3. Lf Dl-uIu, Soc. de ckinirijif, 1 février 1877, iiouïPÎte st-iic, I. III. p. Ut.
SEPTIÈME LEÇON 3i;3
Les principes généraux du traitement de la tuberculose sacro-iliaque sont les mêmes que pour la coxotuberculose et pour le mal de Pott. Le traitement local doit être institué de bonne heure, attendu que la marche et les fatigues de toutes sortes aggravent considérablement les symptômes et hâtent la terminaison funeste. La base de ce traitement est le repos au lit dans le décubitus horizontal. Erichsen recommande le décubitus sur le ventre, la proiie position. En réalité, le malade prend dans le lit la position qui évite le mieux la douleur. Lie point essentiel est que ce repos soit continu et qu'à aucun THoment le malade n'y fasse d'infraction pour se tenir dans la station verticale et à plus forte raison pour marcher. Le xcpos doit être prolongé fort longtemps, et si les symptômes s'améliorent au point de disparaître, il ne faut pas se hâter de croire à une guérison complète et définitive. Il est essentiel de surveiller encore le sujet et de prescrire le repos aux moindres indices de rechute. Les autres moyens locaux, la révulsion par les pointes de feu, les vésicatoires, l'iode, ont peu d'action.
Si, malgré ce traitement, il se développe des abcès, ou si le traitement n'est institué qu'à la période de suppuration, le décubitus horizontal est encore de rigueur. Il convient, en plus, de traiter les abcès lorsqu'ils font saillie en arrière, aux lombes, à. la fesse, à la cuisse. La méthode générale de traitement des cibcës tuberculeux que nous avons déjà exposée, c'est-à-dire l'*ouverture large avec extirpation de la membrane tuberculeuse ot des parties osseuses malades, est la méthode de choix. De-
lorrae' a présenté à la Société de cbirurgie un malade qu'il avait guéri d'une sacro-coxalgîo par une opéralion radicale. Après avoir incisé largcmeiil un volumineux abcès, ce chirurgien pénétra dans l'articulation sacro-iliaque et enlova pu le grattage avec la curette les fongosités et les parties osseuses malades. Lorsque tous les produits tuberculeux ont èU extirpés, il reste une plaie profonde, qui, grâce au paosement antiseptique, se cicatrise sans accident et assez rapidement.
J'ai plusieurs fuis aussi pénétré par une incision directe dans la cavitéarliculaire, pour la nettoyer des séquestres, des portions osseuses granuleuses, des masses fongueuses qui sont le point de départ des abcès dirigés vers le bassin et vers l'extérieiir. Celle intervention doit être large; elle est d'autant plus utile qu'elle est plus complète. Elle n'est pas dangereuse, car on ne touche à aucun organe essentiel; mais elle doit être ^'te avec les précautions nécessaires pour éviter les complicalioits septiqucs consécutives. Le premier effet de ce trailemenl rationnel est de supprimer les longs trajets suppurants qui épuh sent le malade. Sans obtenir la réunion par première intention de la plaie chirurgicale, on mudifie du moins le plus souvent le foyer, de telle sorte que le travail de réparation ne larde pas à se produire, cl que, la suppuration se trouvant dîminUM ainsi que la septicémie lente qui l'accompagne, l'état général s'améliore assez promptenient. Malheureusement le traitement ne guérit pas toujours, et dans un certain nombre de cas il persiste des fistules; l'affection se propage plus loin dans l'os iliaque, le sacrum, etc., et les sujets succombent dans Itt suite.
Les abcès inlra-pelviens de la fosse iliaque et du petit siml moins accessibles, et si parfois il convient encore courir à l'incision de l'abcès et à une excision partielle,