ET PER
scrotum et de l’œdème des tuniques, par le retour au volume normal des bourses.
On ne note aucune modification des foyers testiculo-épididymaires.
XVII° oBSERVATION. — Madame Cl... 37 ans.
Vue le 21 avril 1923. Elle présente une arthrite du genou droit datant de sept mois, caractérisée par une hydarthrose volumineuse avec quelques fongosités. Le choc rotulien est flou.
Au point de vue fonctionnel, on trouve une limitation très marquée de la flexion.
Il n’y a pas de lésion osseuse, mais lésion méniscale probable.
L'état général est assez bon. :
La cuti-réaction est positive maculo-papuleuse rose.
La malade reçoit : 0,25, 1 cc., 1,50, à quatre jours d'intervalle.
RÉACTIONS
Générale : Est assez marquée après les deux dernières injections : céphalée, anorexie, courbature, température 40°.
Locale : Est légère, sauf après la première injection.
Focale : Est nette, se traduit d’abord par de la gène articulaire avec véritables douleurs dans la nuit qui a suivi la première injection, puis, à la suite de la troisième, par un léger ramollissement et une notable diminution du volume de l’article, en même temps que la flexion reprenait de l’amplitude.
La malade a été revue en juin, considérablement améliorée. L’articulation avait beaucoup diminué de volume et la malade avait récupéré la presque totalité de ses mouvements.
Elle est revenue en août. Elle avait recommencé à travailler depuis un mois et demie et supportait bien la fatigue au commencement, mais depuis quelque temps, elle recommence à marcher difficilement, les mouvements sont de nouveau limités. L’articulation augmente de volume. Doit entrer à l'hôpital.
LA XVIII® oBSERVATION. — Monsieur G.…., 21 ans.
Vu le 1 avril 1923. Admis à la salle Velpeau (St-Antoine).
Ce malade présente une hydarthrose bacillaire chronique du genou droit dont le début remonte à la fin de 1920. Vérification par inoculation au cobaye.
Il avait déjà été vu en mars 1921. Il présentait alors une hydarthrose volumineuse mais modérément tendue. Le genou était globuleux, l’atrophie musculaire était intense. La flexion et l’extension passives étaient peu modifiées, mais gène fonctionnelle.
Il est traité à cette date par le sérum anti-tuberculeux.
Le 1* mars il reçoit après évacuation, 20 cc. de sérum dans l'articulation et 40 cc. dans les muscles périarticulaires.
Dans les jours qui suivent, on note d’abord une exagération de l’épanchement, suivie de régression.
Le 8 mars, il y a une notable amélioration fonctionnelle avec diminution du volume de l’article.
Il reçoit alors 15 cc. dans l’articulation et 45 cc. de sérum dans les muscles périarticulaires.
Le 12 mars, il présente une réaction sérique intense, le genou est en 1/2 flexion, très tendu. On retire par ponction 145 ce d’un liquide plus épais que celui que les ponctions précédentes avaient ramené.
Il a été revu par la suite, le 26 avril, le 22 juin, le 10 janvier 1922. L'amélioration a été manifeste et continue, à cette dernière date, le genou est notablement moins volumineux, l’atrophie a en grande partie disparu, le paquet ganglionnaire de la fosse iliaque a considérablement régressé.
Le malade — garçon chareutier — pratiquement guéri reprend sa profession puis part à l’armée.
Le 16 avril 1933, il revient dans le service, il n’a pu supporter les fatigues du métier militaire, à la gêne fonctionnelle a fait suite une augmentation du volume de l'articulation, si bien qu’à cette date, le genou a repris le volume de mars 1921. L’atrophie musculaire est considérable, les ganglions sont envahis.
L’étar général est médiocre.
La cuti-réaction est faiblement positive maculeuse rose.
Le malade reçoit alors : 0,25, 0,50, 1 cc, 2cc: de vaccin à quatre jours d'intervalle,
PEN ee
RÉACTIONS
Générale : Est assez forte après les deuxième et troisième
injections, la température atteint 38°,9 — 40° s’accompagnant de céphalée, d’anorexie, de courbature, de tremblement.
Elle est nulle après la quatrième injection.
Locale : Est marquée après la deuxième injection, se traduisant par de la rougeur, de l’empatement accompagné de ganglions inguinaux.
Focale : À évolué en deux phases. D’abord on a observé du ramollissement puis une certaine diminution de volume de Particle. Bientôt l’article a repris volume et tensien précédents et l’on a dû ponctionner.
Nous citerons enfin, en l’isolant des autres dont elle se sépare par la conduite un peu spéciale du traitement, une dernière observation (19).
XIX° oBSERVATION. — Dord.. Edouard, 24 ans 1/2.
Ce malade se présente le 28 août porteur d’un abcès froid cervical gauche dû au ramollissement d’une adénite; fistulisé depuis un certain temps après drainage filiforme.
A droite, il existe un ganglion assez volumineux, dur et légèrement mobile.
Ce malade reçoit cinq injections : 1 cc. et quatre fois 2 cc. de protéines staphylococciques préparées par MM. Vallée et Louis Bazy et décrite sous le nom d’endococcine.
(De plus, l’orifice fistuleux est traité par des injections de mésothorium, en couronne).
I1 se produit à la suite de ces injections, à droite, un ramollissement rapide du ganglion que l’on draine avec crins; à gauche, un assèchement du trajet fistuleux avec persistance du noyau induré sous-jacent.
La suppuration du ganglion de droite continuant en même temps que persistait à la base une zone indurée, deux injections de vaccin antituberculeux : 0,25 et 1 cc. sont pratiquées à cinq jours d’intervalle.