PRONOSTIC
Le pronostic de ces affections tient le milieu entre celui de l’hydrocèle et celui du sarcocèle. En effet, il est plus grave que pour l’hydrocèle, en ce que le traitement expose le malade à des accidents beaucoup plus sérieux. 11 est difficile d’amener l’élimination d’une fausse membrane (hypothèse de M. Gosselin), ou d’une membrane d’un kyste ordinaire (hypothèse de M. Fleury), sans qu’il en résulte do graves inconvénients pour le malade. Quant à y amener des adhérences ou des bourgeons charnus, cela est extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible. L’affection est en outre moins grave que le sarcocèle, car ce dernier entraîne fatalement la castration comme procédé opératoire ; tandis que, depuis que l’anatomie de ces tumeurs est mieux connue, on évite cette opération.
En résumé, la tumeur peut être incommode par son volume et par son poids, mais les accidents graves qui quelquefois l’ont accompagnée ont presque toujours été les suites du procédé opératoire. Les chirurgiens ont cru longtemps avoir affaire à des sarcocèles, et ce n’est qu’en pleine opération qu’ils reconnaissaient une tumeur enkystée. De là un trouble dans l’opération; ignorant l’anatomie pathologique de la tumeur, ils se bornaient à une incision qui, insuffisante, amenait le plus souvent à sa suite tous les accidents d’une infection putride.
De plus, l’âge des malades doit entrer en ligne pour le pronostic, et, comme nous posons cette affection beaucoup plus commune chez^le vieillard que chez le jeune homme, la gravité du pronostic doit naturellement en dépendre.