‹ Tumeurs Épithéliales Primitives Des BronchesChapitre 14 sur 25 · PRES · texte numérisé non relu

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portant presque exclusivement sur les hronches, et rétrospectivement peut-on dire qu’il s'agissait de cancers primitifs bronchiques.

SYMPTOMATOLOGIE

Nous serons bref sur la symptomatologie du cancer des bronches. Elle n’est autre que celle des autres tumeurs du poumon. Ce cancer a rarement une véritable autonomie. Stokes, parlant du cancer du poumon dit : « Il n’y a pas de signes physiques particuliers au cancer du poumon. » Nous serons plus large que lui et nous dirons : Il n’y a pas de signes propres au néoplasme des bronches.

Ceux-ci varient selon le siège de la néoformation. À-t-on affaire à une forme végétante, ce sont les signes de sténose qui prédominent (Obs. I'et IX), avec des accès de dyspnée. La tumeur se développe-t-elle au voisinage de la plèvre, celle-ci s'enflamme et l’on a les signes d'une pleurésie avec ou sans épanchement.

Parfois le néoplasme, ne se manifestant par aucun symptôme, passe inaperçu, parfois encore ce sont les complications, les métastases ou des maladies concomitantes qui attirent toute l'attention du malade ct du médecin.

La maladie évolue habituellement avec un cortège restreint de symptômes. La toux à été souvent notée comme un phénomène initial.

Elle serait d'abord brève et passagère, puis persistante et quinteuse. Elle peut faire complètement défaut durant toute l’évolution de la maladie (Obs. 111). L’expectoration qui l’accompagne est variable, muco-purulente le plus souvent. Sur 10 observations que nous rapportons, dans un seul cas se sont trouvés des crachats teintes de sang et même des hémoptysies. L'examen de l’expectoration est regardée, par tous les au teurs, comme un excellent moyen de diagnostic. Evidemment, on ne doit pas le négliger.

Plusieurs fois, dans les observations que nous citons, il à été fait : rarement il donna des résultats positifs. Une fois (Ehrich), il servit à faire devancer le diagnostic histologique car le diagnostic clinique était déjà porté. Lehnartz trouva des cellules de graisse dans les crachats. Il les attribua à une dégénérescence du néoplasme.

L’expectoration décrite par Hughes et Stokes, expectoration gelée de groseille n’a été signalée dans aucune des dix observations que nous rapportons. D'ailleurs on sait maintenant qu'elle appartient à d’autres affections pulmonaires que le cancer.

Les douleurs qui, d’après MM. Bernheim et Simon (Revue méd. de l'Est, 1886), seraient le

premier symptôme (5 cas) et précéderaient la

toux et la dyspnée ont été rarement citées dans ces cas de cancers bronchiques comme phénomène initial. Ces douleurs sont assez fortes, intermittentes avec un siège très variable, tantôt unilatérales. tantôt bilatérales, centre les omoplates ou sous forme de névralgies intercostales, rarement irradiées. Il ne paraît pas y avoir de rapports bien nets entre le siège de la tumeur et les douleurs.

La dyspnée éclate sous forme d'accès présentant cette particularité d'être toujours croissants comme intensité et comme fréquence. Théoriquement, elle devrait se produire dans tous les cas où le néoplasme envahit une grande partie du poumon, rétrécissant ainsi le champ de l’hématose. Mais il n’en est rien. Kœærner a cité (Münchener med. Woch., 1888) une observation où il s’etait produit une obstruction de tout le poumon droit par des masses cancéreuses sans qu’il se soit produit de la nécessité de res- Rires:

Verneuil et Potain ont cité des observations où plus de la moitié d’un ponmon était détruite par le cancer sans que l'attention ait été appelée du côté de la poitrine. Dans ces cas, il faut sans doute tenir compte de la capacité respiratoire du poumon.

Les signes physiques donnent aussi d’utiles indications, quoique parfois ils fassent com plètement défaut.

L’inspection se fait à différents points de vue,

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