PARTIES
chéal intense, propagé à travers le parenchyme condensé. Il y à à une période avancée, quand la tumeur a pris un grand développement, une absence complète du murmure vésiculaire.
Souvent aussi on a tous les signes d’un épanchement pleurétique avec matité, silence respiratoire, souffle aigre.
Il ne faut pas négliger l'examen de l'appareil
circulatoire, car les lésions pulmonaires retentissent souvent sur le cœur. Celui-ci peut être déplacé (0bs. V et X), soit du fait de l’épanchement, soit par la tumeur elle-même. La gêne apportée à la circulation, outre les œdèmes, amène de la fréquence et de la petitesse du pouls, du surmenage du cœur et bientôt tous les signes de la myocardite.
Tous les organes du médiastin peuvent être comprimés : Veine cave supérieure et ses branches, le tronc brachio-céphalique droit, la carotide et la sous-clavière gauche, la trachée et les bronches situées au voisinage de la tumeur, les récurrents d’où raucité de la voix, le pneumogastrique d'où possibilité de broncho-pneumonie (Obs. de Meunier).
La plèvre participe presque toujours à l’infection cancéreuse, car les lymphatiques superficiels du poumon cheminent à sa surface et servent de voie à l’'envahissement du néoplasme, et c'est pourquoi le cancer du poumon a été et est encore décrit sous le titre de cancer pleuropulmonaire, d’où tous les symptômes habituel-
PUNTS
lement décrits dans les cas de pleurésie. Le plus souvent, 1l existe un épanchement pleurétique parfois hémorrhagique dès la première poncton, le plus souvent quand on fait des ponctions répétées. Une particularité de cet épanchement, c’est qu’il se reproduit avec la plus grande rapidité.
Les symptômes qui, selon nous, existent dès le début et font très rarement défaut, sont les troubles de l’état général. Plus souvent que les douleurs, la toux et la dyspnée, ils ont été signalés dans les observations comme phénomènes habituels du début.
Ils consistent en sensation, pour le malade, d’épuisement, de faiblesse, de perte des forces que rien n’explique. En même temps se produit de l’inappétence suivie d’amaigrissement. Mais en raison de la rapidité de l’évolution, 1l est exceptionnel d'observer la cachexie proprement dite et la teinte jaune paille.
Il n'existe pas, comme l'avaient cru certains auteurs allemands, de fièvre cancéreuse. Aussi est-ce très rare qu’il se produise un mouvement fébrile pendant l'évolution du néoplasme broncho-pulmonaire.
Les formes cliniques du cancer bronchopulmonaire sont basées sur la prédominance de tels ou tels symptômes, ce qui permet d'en décrire de nombreuses et de variables selon les auteurs : forme aiguë, forme chronique, pleurétique, compressive, latente, etc.