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mes par exemple (Kronlein cité dans la {hèse de
Muller, Paris 1894).
Le traitement n’est doncque palliatif. Essayer de calmer la toux, les douleurs, fortifier le cœur, et surtout ne pas oublier le rôle du médecin qui doit être avant tout consolateur, et remonter le moral du malade. Un point assez discute dans le traitement est l'utilité ou la non utilité de la thoracenthèse. Les uns conseillent de retirer le liquide pleurétique, d’autres disent qu'il faut s'abstenir. [Il nous semble, ainsi que le pensent MM. Spillmann et Haushalter (Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie), que si, après une première ponction le liquide s’est
reproduit dès le lendemain, ce qui arrive habi-
tuellement, l'on doit s'abstenir de la thoracentèse, d'autant plus qu'elle ne soulage en rien le malade.
Ogservarion I (Langhans).
(Cancer primitif de la trachée et des grosses bronches développé dans les glandes muqueuses.)
Homme de 40 ans, souffrant depuis un an de symptômes qui font songer à une sténose des bronches et particulièrement de la bronche droite. Impossible de dire la cause de ce rétrécissement. Mort dans un accès d’asphyxie, accès survenant de plus en plus fréquemment dans les derniers temps.
Autopsie. — Rien d’anormal dans la cavité abdominale et dans la cavité thoracique, sauf dans les conduits
aériens. Ganglions bronchiques volumineux, très pigmentés, sans dépôts cancéreux.
Aucune anomalie extérieure dans les conduits aériens. Leur ouverture montre que leurs parois, au voisinage de la bifurcation de la trachée, étaient malades à un fort degré. Elles sont épaissies, dans la partie membraneuse, sur une étendue de 4 centimètres au-dessus de la bifurcation et seulement de 2 ou 3 dans la portion cartilagineuse. Audessus, la muqueuse est lisse ; à la périphérie, légèrement verruqueuse. Les ouvertures des glandes sont élargies et s'étendent dans la direction de l’axe de la trachée. L'épaississement atteint de préférence la tunique conjonc. tive en dehors des fibres musculaires lisses et de l’anneau cartilagineux. L’épaisseur de l’adventice mesure 6 millimètres, celle de la muqueuse 2 millimètres. Cette même proportion existe aussi dans les bronches.
Au niveau de la bifurcation, à l’entrée des bronches et dans une étendue de 2 cent. 5 de la bronchce droite, sont des nodosités hémisphériques et lisses ou un peu inégales, hautes jusqu’à 7 millimètres, implantées sur une base large ou étranglée. En outre, sur la muqueuse régulièrement épaissie formant le restant de la paroi à l’origine de la bronche droite se trouve un rang de petites élevures irrégulières. Celles-ci se réunissant aux nodosités plus grosses enserrent la lumière du canal à la façon d’un anneau. Ailleurs, la bronche est épaissie plus régulièrement avec de petites élevures parallèles à l'axe.
La consistance des noyaux était molle, leur section
laissait sourdre quelque chose de blanchâtre, pas de suc notable,
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Histologie. — Dans la tumeur deux sortes d'éléments : un feutrage conjonctif en réseau ; dans ses mailles des nids de cellules.
Ces cellules, petites, polyédriques, rarement cylindriques, avec un noyau apparent, pas très gros, des nucléoles et peu de substance cellulaire, ont de 0,04 à 0,08 millimètres de large. Les cellules périphériques ont une forme cylindrique. Pas de substance intercellulaire. |
Le stroma conjonctif est en bandes étroites, riche en faisceaux élastiques. Aux confins de la muqueuse, les travées du stroma sont aussi larges que les nids de cellules.
Aux endroits où normalement ne se trouve aucune glande ; c’est-à-dire dans les couches profondesde l’adventice, se trouvent des travées avec lumière et un lit ou deux de belles cellules cylindriques formant ainsi des canaux de longueur presque constante avec un parcours parallèle à l’axe de la trachée.
Ces travées n’ont aucun lien avec l’épithélium. Elles sont dans toutes les stratifications de la muqueuse, directement sous l’épithélium, dans la couche élastique dont elles écartent les fibres. Le périchondre lui-même est parsemé par ces travées. On ne voit plus traces des glandes.
OBservaTION IT (Ebstein).
(Cancer profond des bronches du lobe inférieur droit. — Enva: hissement des lymphathiques des deux poumons et des ganglions médiastinaux, emphysème et myocardite.)
H..., 67 ans, d’embonpoint ordinaire quoique gros
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mangeur. Sa sœur est morte d’un cancer du foie, sa femme, d’un cancer de lestomac. = Fièvre typhoïde à 52 ans, avec pneumonie du lobe inférieur droit. À 63 ans, irrégularités du pouls et accès de dyspnée qui précédemment déjà rendaient son sommeil insuffisant, mais cette fois deviennent plus fréquents.
‘OEdème malléolaire passager. Ni sucre, ni albumine dans les urines.
Cette apparition de symptômes menaçants ne fut que transitoire. .
Cependant en 1888 (à 66 ans), on pouvait reconnaître un commencement d’é en corporel et une apathie inteilectuelle croissante. De nouveaux accès de dyspnée apparurent. La démarche du malade devint lente et traînante. Il se produisit de l’inappétence, de l’insomnie.
En automne 1888, douleurs rhumatcides dans les régions lombaires et douleurs névralgiformes des nerfs intercostaux.
Mi-décembre, symptômes bronchiques : toux inquiétante avec expectoration faible, mais avec une dyspnée plus forte que précédemment, empêchant le malade de
se reposer la nuit. Quelques gros râles bulleux à la
base droite. Léger mouvement fébrile ne dépassant jamais 380,9 le soir.
Le 6 janvier 1889, le malade ne se plaint que de douleurs rhumatoïdes à la région lombaire et causant de l’insomnie.
A l’examen de l’abdomen, on ne trouva pas traces de néoplasme, ce dont le malade avait grand souci.
Pouls inégal par moment, irrégulier, peu tendu ; bruits du cœur voilés, mais purs, pas d’hypertrophie.