‹ Tumeurs Épithéliales Primitives Des BronchesChapitre 8 sur 25 · DATE PO · texte numérisé non relu

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il commence le plus souvent par une bronche de 2° ou 3° ordre et reste la plupart du temps cantonné à un lobe pulmonaire. »

Il parle de l'examen de deux cas de cancers pulmonaires partis tous deux d’une bronche du lobe inférieur, droit dans un cas, gauche dans l’autre. le centre du néoplasme était en partie creusé en caverne, et la périphérie formait une masse blanc-grisâtre. Les cellules, tantôt cylindriques, tantôt de formes irrégulières, semblaient avoir eu, comme lieu de production primitive, les glandes muqueuses.

En 1878, Reinhard a publié une observation de cancer primitif du poumon dont le point de départ aurait été l’épithélium de revêtement des bronches.

Trois ans plus tard, Stilling, recherchant dans 5 cas de cancers bronchiques l'origine de la néoformation, admit, imbu des idées de Virchow relativement à l’origine des tumeurs, que le développement s'était fait aux dépens du tissu conjonctif.

Beck donna l’année suivante l'étude histologique de deux néoplasmes qui, vraisemblablement, auraient eu leur origine dans les glandes muqueuses bronchiques. Le premier survenu chez une femme de 57 ans, dans le poumon droit ; le second diagnostiqué pendant la vie, chez un homme de 65 ans, occupait le lobe inférieur droit.

Chiari, 1885, fit une publication sur un cas

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de cancer du poumon à cellules cylindriques, avec métastases nombreuses, qui aurait pris naissance dans l’épithélium cylindrique des bronches. |

Friedlænder trouva à la section du lobe su-.

périeur gauche d’un poumon tuberculeux une caverne anfractueuse, et, sur sa paroi, une tumeur du volume d’une petite noix, implantée sur la bronche principale. À l'examen microscopique, on constata que c'était un cancroiïde, c'est-à-dire un carcinome à épithélium plat et stratifié, corné. Cet auteur accepte l'idée que le néoplasme s’est développé dans lépithélh'um aplati qui, par suite de lésion pathologique, existait dans la bouche.

Singer décrit un cas de tumeur intrathoraci que née aux cépens des glandes muqueuses des bronches. F

Dorsch, dans sa thèse inaugurale, cite l’observation d’un néoplasme primitif du lobe inférieur droit du poumon, apparu chez une femme de 94 ans. Malheureusement, la tumeur avait pris un développement si grand qu'il n’était plus possible de savoir si elle était née de l’épithé- Hum de revêtement ou de celui des glandes des canaux aériens.

En 1889 et 1890, quatre auteurs publient de nouvelles observations.

Handford, le seul auteur anglais que nous ayons vu traitant ce sujet, parle d'un homme àgé de 64 ans, chez qui les symptômes d’un

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néoplasme pulmonaire sont apparus à la suite d'un traumatisme. L’expectoration du malade avait été abondante, parfois sanguinolente. A Pautopsie, on trouva des nodules cancéreux au sommet du poumon gauche et le long de la bronche du lobe inférieur. En certains endroits les bronches étaient obstruées. La trachée et sa division gauche contenaient des nodules faisant une saillie considérable au-dessus de la muqueuse, mais qui n'avaient pas perforé les carülages. Pour cet auteur, il se serait agi d’un épithélioma hypoblastique ayant pris son origine dans la muqueuse des bronches.

Dans une nouvelle thèse allemande (Tillmann) se trouvent deux observations, la 1", sans renseignements cliniques, d’un cancer du poumon droit, dont l'étude histologique montra de grandes analogies avec celle du néoplasme décrit par Langhans; la 2°, d’un homme de 58 ans. Le diagnostic clinique avait été celui de

. tumeurs multipies du cerveau et de la moelle

épinière. L’autopsie montra qu'ils’agissait d'un cancer primitif du poumon gauche avec des métastases dans le cerveau, le cervelet, la moelle allongée, ainsi qu'une dégénérescence caséeuse de tous les ganglions bronchiques.

Hinterstoisser publia un article dont nous n'avons pu trouver nulle part le contenu, sur le cancer trachéo-bronchique.

Ebstein fait accompagner l'exposé d2 ses deux cas de néoplasme broncho-pulmonaire,

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de remarques sur le diagnostic, la pathogénie et la symptomatologie de ces sortes de tumeurs.

Ehrich admet comme point de départ des 3 cancers dont nous reproduisons les observations très résumées, l'épithélium des bons:

muqueuses bronchiques.

En 1892 parait la publication d'un nouveau cas de néoformation cancéreuse aux dépens des bronches, publication faite par OEstreich.

Depuis nous n’avons trouvé mention d'aucune autre observation publiée à l’étranger, seulement nous avons yu que Lehnhartz, à propos d’une communication faite sur un cas de cancer du poumon, dit que, en six ans, sur 11 cas de cancers primitifs du poumon rencontrés par lui, 8 onteu pour point de départ la muqueuse bronchique.

Nous n'avons pas parlé dans cet historique des traités allemands d'anatomie pathologique, tels que ceux de Strümpell, Schwalbe, Orth, etc., dans lesquels, soit au chapitre des néoformaüons bronchiques, soit à celui des cancers du poumon, on trouve quelques renseignements relatifs à ces tumeurs primitives.

En résumé, nous nous trouvons en présence de 35 cas de néoplasmes que les auteurs qui les ont décrits considèrent comme des cancers primiüfs des bronches.

ETIOLOGIE

Le cancer des bronches s’observe surtout dans le sexe masculin. = dans les observations où il en est fait mention. Cela tient sans doute à ce que les femmes sont plus sujettes aux néoplasmes des organes génitaux et du sein, et moins fréquemment que l’homme aux cancers des autres régions.

Rarement nous avons vu l’hérédité signalée.

Le siège du cancer du poumon est discuté.

Certains auteurs, Walshe, Kœhler, Reinhart =, admettent que le poumon droit est le plus souvent atteint. Pour Birch-Hirschfeld, c'est le lobe inférieur droit qui deviendrait le plus souvent cancéreux. Bonnet, Bernheim et Simon pensent au contraire que le néoplasme se développe plus fréquemment à gauche. D'après les renseignements que nous avons pu nous procurer dans les observations, le cancer serait un peu plus fréquent à droite. D'ailleurs, le raisonnement seul l'indique. On n’a jamais jusqu'alors constaté que les néoplasmes affectent plus un côté de l'organisme que l’autre, or là surface des bronches et du poumon étant plus étendue à droite, 1l s'ensuit que les tumeurs doivent s’y rencontrer plus fréquemment.

ENS nee

Pour expliquer la pathogénie du cancer du poumon et des bronches, nous retrouvons les 3 théories relatives au développement des tumeurs: celle de Bard, peu acceptée, d'une monstruosité du développement cellulaire ; celle de Cohnheïm, l'inclusion dans les tissus d'éléments fœtaux, due à un trouble histogénique, hétérochronique ou hétérotopique ; enfin l'origine parasitaire qui de nos jours a de plus en plus tendance à être acceptée. Dans un seul cas (Ehrich) on a recherché des microbes, et l’on a trouvé de nombreuses bactéries. Mais on sait que, dans les lésions pulmonaires, la tuberculose par exemple, se trouvent de nombreux microbes d’origine banale.

Le traumatisme a été invoqué plusieurs fois,

. notamment dans une observation d'Ebstein. La

plupart des médecins rejetteut de l’étiologie des tumeurs letraumatisme. Ce n'est cependant pas notre avis. Demême que chez une personne en puissance de tuberculose un choc sur une articulation détermine si souvent une arthrite bacillaire, de même pourquoi n’admettrait-on pas qu'un tissu irrité puisse être le siège d'un cancer si la personne y est prédisposée ? Ceci serait d'accord avec l’origine parasitaire du cancer.

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