SYMPTOMES
Mais la tumeur entraînée par son poids, attire son pédicule, qui peut devenir appréciable au palper. Les auteurs anglais insistent beaucoup sur la situation de son point culminant, qui se déplace suivant une ligne oblique partant de l’extrémité externe du cartilage costal, et se dirigeant en bas et à gauche pour passer un peu audessous de l'ombilic.
Quand la tumeur descend très bas, le palper hypogastrique combiné avec le toucher rectal ou mieux vaginal, permet de reconnaître l’indépendance de l’appareil génital. Kocher a conseillé, avec raison, l’anesthésie, pour pratiquer ce diagnostic; le toucher rectal profond, suivant la méthode de Simon, préconisé par le même auteur, est d’un emploi bien moins avantageux.
La percussion montre une zone de matité dont le siège et la forme sont caractéristiques. En changeant la position du malade, cette zone se déplace fort peu.
Une circonstance qui peut compliquer beaucoup le diagnostic est la présence d’une anse intestinale, interposée entre la partie supérieure de la tumeur et la paroi abdominale (un cas de Lawson Tait). La recherche du pédicule devient impossible, et entre la matité hépatique et celle de la tumeur, on trouve une zone tympanique, qui permet de croire la tumeur indépendante du foie. L’erreur est alors bien difficile à éviter.
Dans V hydropisie, la région n’est nullement douloureuse, même à la palpation : il n'existe aucun symptôme général concomittant.
Dans Yempyème , outre la mobilité moindre de la tumeur, on trouve les signes qui accompagnent toute
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suppuration, fièvre plus ou moins grave, frissons; la région est sensible ; la paroi abdominale est souvent œclémaliée. Ces signes fugaces ne doivent pas être perdus de vue, car si l’hydropisie enkystée est relativement bénigne, il n’en est pas de même de l’empyème qui aboutit fréquemment à la rupture ou la perforation de la vésicule, ou même, par simple propagation du processus inflammatoire, peut devenir le point de départ d’accidents graves.