‹ Tumeurs et calculs de la vésicule biliaireChapitre 18 sur 63 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Rappelons, enfin, que Sims a vu la distension de la vésicule biliaire par obstruction du canal cystique venir comprimer le cholédoque. Dans un cas de Courvoisier, la pierre enclavée dans le canal cystique comprimait indirectement le canal commun.

Niemeyer a fait voir que certaines modifications dans la position du foie pouvaient, par la courbure du cholédoque, être une cause de rétention. Wirchow (1), a expliqué par ce mécanisme faction de la grossesse.

Anatomie pathologique. — Nous ne voulons

examiner ici que les modifications secondaires subies par l’appareil biliaire, et surtout par la vésicule à la suite de l’occlusion du cholédoque. L’énumération des causes nous a suffisamment renseignés sur ce qui se passe au siège même de l’occlusion.

La première conséquence de cette occlusion est l’arrêt du cours de la bile, qui, continuant à être sécrétée, distend les voies biliaires. La dilatation parfois brusque, ordinairement graduelle, porte surtout sur la vésicule et les gros canaux vecteurs. Elle sYtend souvent jusqu’aux dernières ramifications biliaires.

Si f obstacle siège à l’extrémité du canal cholédoque, celui-ci est dilaté le premier. Non seulement il augmente de calibre, jusqu’à b centimètres de diamètre, mais encore,' il subit un allongement plus ou moins considérable. Y. Schueppel fa vu atteindre 13 centimètres de long. Son extrémité fait quelquefois saillie

(1) Wirchow. Gesammelte AbhhndL Frankf.. 1857, p. 756 et 777.

• OBSTRUCTION CHOLÉDOQUE

dans le duodénum. Laissons de côté pour le moment, les modifications de la vésicule. Les conduits hépatiques offrent les mêmes modifications que le cholédoque ; accroissement du diamètre et allongement. Les derniers canaux biliaires intra-hépatiques apparaissent à la surface, volumineux. Quant aux canaux capillaires, tantôt ils sont uniformément distendus, tantôt ils présentent des dilatations ampulliformes.

A la première période, le volume du foie est notablement augmenté. Il paraît coloré en vert, et la section fait écouler une quantité considérable de bile. Plus tard, la rétention détermine des modifications phlegmasiques ; Les parois des canaux s’enflamment : fangiocholite est suivie d’une prolifération du tissu conjonctif, d’une cirrhose biliaire. A cette cause d’atrophie vient se joindre la compression exercée par les dilatations ampulliformes que nous avons mentionnées. Aussi le foie diminue-t-il de volume. La sécrétion biliaire est totalement arrêtée. Le liquide que contiennent les canaux peut même être en partie résorbé. Lorsque fangiocholite et la cirrhose en sont là, toute intervention est devenue inutile. Aussi nous suffît- il de signaler ce point ; nous allons revenir à la partie de la question qui nous intéresse spécialement, aux modifications qu’éprouve la vésicule biliaire.

Tumeur biliaire. — Aussitôt que le cours de la bile est interrompu, celle-ci, à moins destruction concomittante du canal cystique, tend à refluer dans la vésicule, La structure musculaire de ses parois permet à

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