‹ Tumeurs et calculs de la vésicule biliaireChapitre 21 sur 63 · SYMPTOMES GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

SYMPTOMES GÉNÉRAUX

Les symptômes locaux de Tobstruction du cholédoque, ceux que la palpation ou la percussion, souvent même l’inspection simple permettent d’apprécier, sont Y augmentation de volume du foie et la tumeur biliaire.

Le premier de ces signes est facilement perceptible au début. La matité hépatique dépasse notablement le rebord costal. Les doigts recourbés peuvent, à travers la paroi, sentir le bord de l’organe, moins tranchant qu’à l’état normal, uniformément résistant. En même temps il y a dans l’hypocondre une sensation de pesanteur insolite.

Dans les cas d’occlusion du canal hépatique, les signes que nous avons étudiés jusqu’ici apparaissent. Làicclusion cholédoque s’en distingue exclusivement par la tumeur biliaire. On voit bientôt se dessiner dans l’hypocondre une tumeur globuleuse, rénitente, assez nettement fluctuante, qui s’accroît d’abord lentement, puis à partir du moment où la résistance musculaire est vaincue, peut atteindre rapidement de grandes dimensions. Cette tumeur offre tous les caractères que nous avons étudiés dans la dilatation de la vésicule. Nous n’y reviendrons pas. Cependant, on a vu cette tumeur subsister après la cessation des accidents et le retour à la santé. Dans ce cas, la simple pression suffit à vider la tumeur. Il faut admettre que la vésicule en vertu de son atonie acquise a perdu la propriété de revenir sur ellemême, et d’expulser les liquides qui s’accumulent dans sa cavité. Cyr (1) a donné de ce fait une observation intéressante.

il] Cyr. Affection calculeuse du foie. Paris, 1884, p. 212.

OBSTRUCTION CHOLÉDOQUE

Si la cause de Instruction, spontanément ou par suite d’une intervention chirurgicale, n’est pas supprimée, les acccidents cholémiques aboutissent fatalement à la mort. A la dernière période, on peut voir diminuer l’ictère par atrophie complète du foie : puis survient un état typhoïde, avec coma ou délire, convulsions, carphologie, etc. En un mot, l’urémie vient s’ajouter aux lésions préexistantes ; le foie atrophié ne peut plus remplir les fonctions uropoïétiques, et le rein, atteint secondairement, est impuissant à le suppléer.

La durée de rafïection serait intéressante à apprécier. Elle varie suivant la nature de l’occlusion. Dans les cas d’occlusion complète congénitale, la mort survient au bout de quatre ou cinq semaines au plus. Dans l’occlusion complète, acquise, et due à des causes qui n’ont par ellesmêmes aucune action directe sur l’organisme, il y a à prendre en considération, les troubles digestifs qui résultent de l’absence de bile, la cholémie et l’urémie. La prépondérance de l’un de ces facteurs peut fortement modifier le pronostic. Si les reins fonctionnent activement, l’occlusion peut durer, chez un sujet sain, un temps assez long, jusqu’à quatre ans (Budd) et même six (Murchison). Barlh et Besnier parlent d’un enfant qui, après six ans de rétention complète de la bile, finit par guérir. Le plus souvent, après un délai de six à neuf mois, les symptômes annonçant l’atrophie du foie apparaissent; les reins se prennent et la terminaison fatale aboutit rapidement.

Depuis J.-L. Petit on sait que tous les accidents dus à la rétention biliaire sont sujets à disparaître spontané-

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