FISTULE BILIAIRE
l’éponge préparée an bistouri, qui peut dépasser la limite des adhérences. YVitzel conseille aussi l’emploi d’un dilatateur mousse. Ces divers moyens nous semblent supérieurs aux injections forcées de Fauconneau-Dufresne, ou à l’emploi des caustiques (Chassaignac), dont l’effet ne peut être calculé.
Si le calcul enclavé ne se mobilise pas spontanément, on procède à son extraction avec les précautions indiquées. 11 ne faut pas oublier que ces tentatives sont périlleuses. Robert détermina une péritonite, rien que par l’introduction d’une pince. Récemment, Rosembach (cité par Roth), ayant introduit une pince dans un trajet fistuleux, pénétra dans la cavité péritonéale. Grâce à l’emploi d’une antisepsie rigoureuse, cet incident n’eut aucune suite.
Les concrétions contenues dans le trajet peuvent être multiples et nécessiter des tentatives répétées. Après l’ablation des calculs, si le trajet dilaté conduit directement dans la vésicule, deux circonstances peuvent se présenter.
Tantôt la fistule ne laisse pas passer de bile. On peut affirmer que le canal cystique est obstrué. L’exploration de la vésicule sera faite alors avec soin. Les calculs reposant dans sa cavité seront broyés au besoin avec un petit lithotriteur, et extraits soit avec des tenettes, soit au moyen d’irrigations.
Si les calculs sont adhérents à la muqueuse, s’ils occupent des diverticules, il Vaudra mieux renoncer à les mobiliser et avoir recours aux procédés plus radicaux, que nous étudierons plus loin.