SUTURE ET INCISION DE LA VÉSICULE
Suture et incision de la vésicule. — Un reproche grave a été adressé à cette méthode. Les orifices créés par le passage de l’aiguille peuvent donner issue à du liquide et l’épancher dans la cavité péritonéale. Pour éviter ce danger, on a essayé de comprendre dans la suture une partie seulement de l’épaisseur des parois vésiculaires. C’est, croyons-nous, une précaution difficile à mettre en pratique quand les parois distendues sont amincies, et peu utile, surtout si l’on a fait la ponction préalable. On se servira d’une aiguille courbe, fine et ronde. Du côté de la paroi abdominale, la suture comprendra le péritoine et les couches sous-jacentes.
La nature du fil n’est généralement pas indiquée par les auteurs. Il doit être fin : le catgut se résorberait trop facilement. On a le choix entre le fil d’argent, la soie de Czerny ou le crin de Florence.
Après avoir refermé par des sutures l’extrémité libre de l’incision abdominale, on procède à l’incision de la vésicule^ soit avec des ciseaux (Sims) ou mieux, un bistouri. La paroi de la vésicule étant épaissie, Courvoisier incisa couche par couche, en liant les vaisseaux à mesure.
Evacuation du contenu. — Le liquide s'écoule au dehors, entraînant les concrétions. Mais il faut s’assurer qu’il ne reste dans la vésicule aucun calcul. On introduira le doigt dans la cavité, et on s’efforcera de mobiliser et de ramener les pierres avec un cathéter flexible, ou une curette mousse. Nous avons dit déjà à quels dangers expose cette manœuvre : nous préférerions avoir recours aux injections boriquées, préconisées par Rocher.
Sims et Rocher .introduisent dans la vésicule une sonde