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FISTULE CONSÉCUTIVE

La cavité étant soigneusement lavée à l’eau boriquée, on placera un ou deux gros drains dans l’ouverture, et l'on appliquera un pansement antiseptique, gaze phéniquée ou mieux iodoformée. La pratique de notre maître, le professeur Trélat, montre les avantages de ce dernier mode de pansement.

Fistule consécutive. — Le plus grand inconvénient de la cholécystotomie est de laisser après elle une fistule. Celle-ci peut donner passage, après la cessation des accidents aigus, soit à du muco-pus, soit à de la bile.

Dans le premier cas, qui correspond à l’occlusion permanente du canal cystique, il n’y a pas grand inconvénient à rechercher la fermeture de la fistule, au bout d’un certain temps. La rétraction du corps de la vésicule rend une récidive peu probable.

Quand tous les calculs ont été extraits, la fermeture est souvent spontanée. On peut la favoriser par des cautérisations légères, des injections irritantes dans le trajet. Au besoin on tentera une autoplastie.

Si la fistule donne de la bile, on ne doit songer à la refermer que si Ton est certain de la perméabilité du cholédoque. Hofïmockl a eu recours à l’avivement et à la suture de l’orifice cutané. Il a réussi, mais s’est vu forcé de réouvrir la fistule, les accidents s’étant de nouveau montrés.

Aussi ne saurions-nous conseiller le procédé indiqué par Witzel : ouvrir la cavité abdominale, séparer la vésicule de la paroi, fermer la vésicule par quelques points de Lemberg, et faire à part l’autoplastie de l’orifice pariétal. Cette opération encourrait les mêmes repro-

CHOLÉCYSTOTOMIE A SUTURE PERDUE

ches que la cholécystotomie à suture perdue que nous allons étudier.

Le nombre des cholécystotomies pratiquées suivant les indications que nous avons passées en revue, est assez considérable. On trouvera plus loin un tableau des observations que nous avons pu réunir.

Cholécystotomie a suture perdue. — La seule modification à la cholécystotomie que nous croyons devoir mentionner ici est le procédé entrevu par Campaignac, conseillé théoriquement par Spencer Wells, et que les chirurgiens américains désignent sous le nom d'idéal cholecystotomy .

Les premiers temps ne diffèrent pas de ceux de l’opération précédente. L’incision abdominale est la même. La vésicule, découverte, est incisée à son tour, comme dans le cas où la suture n’est pratiquée qu’après l’éva-’ cuation. Celle-ci est effectuée par les mêmes moyens* ’ Puis on réunit l’incision cystique par quelques points * placés de façon à adosser les surfaces séreuses. La vésicule refermée est alors abandonnée dans la cavité abdominale, et on procède à la réunion complète de la plaie pariétale. • — ♦

Les observations de cholécystotomie à suture perdue J ne sont pas nombreuses. Nous ne pouvons compter la*

cas deGross (1), qui, en faisant une néphrectomie pour un sarcome du rein, trouva la vésicule distendue et sentit dans sa cavité un calcul volumineux. Il enserra par un

~(1) Gross. Medic . News., Philadel., 1883, 9 juin.

OBSERVATIONS

nœud de catgut la paroi vésiculaire au-dessus de la pierre, et sectionna le tout au-dessous de la ligature. Le malade vécut seulement 65 heures. À Tautopsie, le

pédicule biliaire était en bon état.

Lawson Tait (1) dit que cette méthode a été employée une fois, et a donné lieu à un épanchement de bile dans le péritoine. J’ignore à quel cas il fait allusion, et si ce cas a été publié.

I. — Meredith (2) a traité de cette façon une femme de 59 ans atteinte d’obstruction du canal cystique. Il ouvrit la vésicule, et, avec des pinces, arriva à extraire les calculs enclavés dans le conduit, dont le cathétérisme montra la perméabilité. L’incision vésiculaire fut alors suturée à la soie, en adossant les surfaces péritonéales, et l’organe, abandonné dans l’abdomen. (30 juin 1883). La malade mourut en 48 heures. L’autopsie montra que l’incision vésiculaire était réunie, et que la vésicule retenait bien le liquide contenu. Cependant l’auteur note expressément que l’épiploon et les anses intestinales étaient colorés par l’extravasation de bile. A l’état normal, cette extravasation est-elle jamais aussi étendue ? Mérédith attribue la mort à la congestion aiguë des reins .

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