‹ Tumeurs et calculs de la vésicule biliaireChapitre 50 sur 63 · SUITES DES OPÉRATIONS · texte numérisé non relu

SUITES DES OPÉRATIONS

opérés de cholécystotomie ont succombé ainsi. Le cas ne s'est pas présenté pour la cholécystectomie. Est-il besoin de dire que dans ce dernier cas, l’hémorrhagie, purement interne, serait beaucoup plus dangereuse ?

Le collapsus est noté comme cause de revers dans quelques observations de cholécystotomie. Qu’on l’appelle collapsus ou schock, il se produit ici comme dans tous les grands traumatismes péritonéaux. Lange prononce à ce sujet le mot de « heart-failure ». Sans vouloir entamer une discussion sur la nature du schock, je crois devoir attribuer la plus grande partie des symptômes du collapsus à des phénomènes cardio-pulmonaires. Mon excellent maître, le professeur Potain, dans une clinique inédite (1882), montrait que les lésions des voies biliaires retentissaient fréquemment sur le cœur, et surtout sur le cœur droit. Il rappelait les théories de Schiff et de Vulpian établissant un réflexe, dont Tare exodique serait représenté par ‘les fibres centripètes du pneumogastrique, et l’arc eisodique, par les vaso-moteurs des capillaires pulmonaires. Pour Schiff, ce réflexe aurait pour résultat la dilatation de ces capillaires ; pour Vulpian, au contraire, c’est une contraction des capillaires qui se produirait. Les faits semblent donner raison à Vulpian, car le symptôme le plus précoce et le plus constant de ces troubles est une dilatation rapide . du cœur droit. Il faut donc que les capillaires présentent un obstacle à la circulation ; cet obstacle est leur contraction.

Est-il nécessaire d’insister sur les conséquences de cette dilatation du coeur droit, et sur sa part problable dans la production du collapsus ou du schock?

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