MORTALITÉ COMPARÉE
s’élève à 10 cas, soit 23.25 0/0. Pour les 8 cas de cholé- , cystectomie nous trouvons deux morts, soit 25 0/0. Mais est-il juste d’imputer aux procédés les morts dues à l’affection primitive, cancer du pancréas, du duodénum, etc... ou à une maladie manifestement étrangère, comme la méningite tuberculeuse dans un des cas de Langen- Luch. En modifiant ainsi les statistiques, la mortalité retombe à 16.28 0/0 (7 morts) pour la cholécystotomie, et à 12.50 0/0 seulement (1 mort) pour l’ablation totale.
D’ailleurs, nous ne trouvons aucun avantage à comparer des séries de cas opérés par des chirurgiens différents, avec des procédés plus ou moins modifiés et pour des diagnostics d'une gravité essentiellement variable.
De ces statistiques, nous ne pouvons tirer qu’un enseignement. La mortalité des deux procédés est relativement peu élevée, et, au point de vue de leur gravité absolue., tous deux méritent, à peu près également, d’être pris en considération.
Si l’on considère la facilité de l’opération, il est évident que la cholécystotomie a l’avantage. Mais cette considération ne peut être ici que secondaire.
Il nous reste à examiner la question de Yefficacité. Les auteurs qui se sont attachés à ce sujet sont arrivés, après des polémiques, parfois un peu vives, à des conclusions très différentes.
Parmi les champions de la cholécystotomie, il faut surtout citer Lawson Tait. Il déclare la cholécystectomie « intrinsèquement absurde ». Les raisons qu’il donne à l’appui de son opinion démontrent bien que la cholécystotomie est une bonne opération, mais ne prouvent nulle-