INDICATIONS SPÉCIALES
II. La cholélithiase simple, sans accidents, ne relève que du traitement médical. Cependant, lorsque les crises de colique hépatique, par leur violente intensité et leur grande fréquence, rendent au malade la vie insupportable, lorsque le traitement interne, les régimes, les cures thermales auront échoué, et que le malade réclamera une opération, on devra s’assurer par une incision exploratrice que les canaux sont perméables, et pratiquer la cholécystectomie. L’extirpation de la vésicule est le moyen qui met le mieux à l’abri des récidives.
III. L’issue des calculs à l’extérieur par perforation de lo vésicule et phlegmon de la paroi abdominale n’est pas un fait rare. L’incision du phlegmon sera suivie de l’établissement d’une fistule, biliaire ou purulente, par laquelle des calculs pourront s’échapper. Il importe de retenir ce fait que la fermeture de la fistule ne pourra s’obtenir que lorsque toutes les concrétions contenues dans son trajet ou dans la vésicule, auront été extraites. La dilatation de la fistule, lente ou avec un dilatateur mousse devra être préférée à l’opération sanglante pour arriver à ce résultat.
IV. Les complications de la cholélithiase qui nous intéressent encore, sont la tumeur calculeuse, et les accidents d’obstruction des canaux cystique et cholédoque. Les causes de ces derniers accidents sont très variables et peuvent ne pas dépendre la cholélithiase.
Toutes les fois que le diagnostic sera hésitant, on devra recourir à l’incision exploratrice, plutôt qu’à la