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1° Anatomie macroscopique
Siège
La tumeur est toujours latérale, même si elle est de gros volume elle ne fait qu'empiéter à peine du côté opposé.
Elle siège plus ou moins haut, de l'anneau inguinal profond au pôle inférieur du rein. Le plus souvent iliaque, elle peut-être iléo-pelvienne plongeant dans le petit bassin ou même s'y logeant tout entière.
Dimensions
Sont variables allant de celles d’un œuf de poule à celles d’une tête de fœtus à terme, jusqu’à remplir tout l'abdomen.
Forme La forme est arrondie, ovalaire, lisse, régulière, unie, parfois irrégulièrement bosselée.
Consistance
Sa consistance est rénitente, plutôt molle, uniforme.
Surface
Elle est recouverte par un revêtement séreux qui l'entoure incomplètement, faisant saillie dans la cavité
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péritonéale et rappelant la disposition de la vaginale. Elle est encapsulée par une enveloppe fibreuse adhérente représentant l’albuginée distendue et épaissie.
Connexions
Ordinairement la tumeur apparaît assez libre, mobile surtout transversalement, reliée par un cordon à l’orifice profond du canal inguinal.
Ce pédicule plus ou moins long peut d’ailleurs s’insérer en des points variables entre le rein et la région inguinale. |
Parfois la tumeur présente une forte implantation sacro-iliaque.
Parfois enfin elle n’est pas pédiculée et est attachée à la paroi abdominale postérieure par une large base sessile.
Localisation
Comme pour toutes les tumeurs du testicule la masse néoplasique la plus importante est toujours glandulaire.
L'épididyme est souvent respecté et lorsqu'il est envahi ce n’est que tardivement. Il constitue une masse secondaire, plus petite, accolée à la masse principale ; mais il est longtemps reconnaissable car il conserve grossièrement sa forme. Il se continue avec le pédicule qui se détache de la tumeur et à la constitution duquel prennent part, outre le canal déférent, les artères spermatiques et des veines.
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Adhérences
Elles sont pour ainsi dire constantes et signalées dans presque toutes les observations. Elle se font à l’épiploon, aux anses intestinales, au rectum, à la vessie, aux reins, à l’uretère.
Compressions
Elles sont également fréquentes. Compressions de l'intestin, de la vessie surtout. Tirumurti signale la compression de l’uretère produisant une urohydronéphrose.
Métastases
On avait admis que les métastases étaient exceptionnelles du fait de l’albuginée formant une capsule à la tumeur. On a cependant signalé des métastases péritonéales (Picqué, von Kahlden), des noyaux VisCéraux secondaires : foie, rate, poumon, vertèbres el moelle.
Les ganglions sont fréquemment atteints dans la région lombaire, le long de l'insertion du mésentère, autour de l'aorte et de la veine cave inférieure. Dans l'observation de Picqué on note l'existence d'une adénopathie sus-claviculaire.
92 Anatomie microscopique
Il est assez difficile de faire état des renseignements fournis par les observations pour établir une classification des tumeurs observées. En effet plusieurs de ces observations sont anciennes et beaucoup sont appelées