‹ Tung pao. Toung pao (volume 2)Chapitre 31 sur 50 · LE AE · texte numérisé non relu

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Aucun document ne nous renseigne jusqu'ici sur le sort des seize dessins originaux. Il est à peu près sûr que, conformément aux ordres de K'ien-long, ils furent renvoyés à Pékin. Mais je n'ai pas retrouvé leur trace dans l'inventaire publié par Hou King des œuvres du «bureau de la peinture» énumérées dans les trois séries du Che k‘iu pao ki. Ces dessins originaux devaient d’ailleurs revenir en Chine avec de fortes retouches de la -main de Cochin.

K'ien-long avait admiré les gravures exécutées en Europe, mais son orgueil n’admettait guère qu’on ne pâût faire aussi bien à sa Cour. Le 12 octobre 1766, le P. Benoist écrivait à propos de K‘ien-long: «Je me suis apperçu qu'il goûtoit beaucoup plus les machines et autres ouvrages faits ici sous ses yeux et dirigés par les Européans qu'il ne goûtoit ceux qui lui sont envoyés de Canton, quoique plus maguifiques et mieux exécutés.» !) C’est là sans doute le motif, plus ou moins conscient, qui lui avait fait limiter à 200 épreuves le tirage que Cochin offrait de porter à 1000; pour le reste, on y pourvoirait à Pékin. Point n’était même besoin du papier et du vernis que Cochin proposait d’expédier: la Chine saurait bien les fournir. Et c'est aussi cette même conviction de l’habileté chinoise qui fit bientôt ordonner par K'ien-long de reproduire en gravures en taille-douce les bâtiments «européens» du Yuan-ming-yuan.

On sait que le Yuan-ming-yuan, l’ancien Palais d'Eté, a été

il réussira sûrement, et nous ne doutons pas qu’il ne tire bon parti de cette imprimerie » (Z'‘oung Pao, 1916, p. 615). IL semblerait qu’il s’agit de la même presse, qui par suite n'aurait pas été montée en 1773. Si le frère Joseph Paris réussit dans son travail, comme il est vraisemblable, il est possible qu’il ait contribué à l'impression de certaines des séries chinoises, jusqu’à sa mort dont j'ignore la date; et je ne sais qui imprima après lui (probablement ses élèves chinois?). Mais les graveurs étaient chinois, et je vois d’autant moins de fondement aux doutes émis à ce sujet par M. Münsterberg (C#inesische Kunstgeschichte,

IT, 370) que je dirai tout à l'heure quelques mots de gravures sur cuivre dont les auteurs

sont sûrement chinois.

1) T'‘oung Pao, 1917, p. 314.

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