‹ Tung pao. Toung pao (volume 2)Chapitre 39 sur 50 · PAU PET LEO · texte numérisé non relu

PAU PET LEO

& P. Damascenum Romanum, Ord. S. Augustini de propaganda!), ut illas magnas picturas in minorem formam redigerent : redactas primas quatuor ante duos circiter menses expedivit Cantonem ad Proregem, ut navibus Europæis traderentur in Europam transferendæ. Sequente anno ibunt aliæ quatuor, & ita porro. Votum F. Castiglione est, ut sculperentur, & imprimerentur in Italia: cum res non sit mei fori, non me immiscui. Vult autem Imperator, ut ex singulis tabulis exprimantur, & imprimantur solurmodo centum exemplaria, & una cum tabulis huc remittantur: precium quantumeunque persolvat Prorex Cantonensis. Hoc putabam V. R. gratum fore intelligere, ut, si quis illic de re sermo fiat, sciat, quid rei sit. Quod si R. V. rescierit de loco, & artifice, gratum etiam mihi fuerit, id statim scire?). Ceterum est magna differentia inter bas picturas: F. Castiglione est sine dubio optima; hanc sequitur P. Sichelbart, & F. Atliret, sed passibus non æquis, & has longo intervallo Romani, licet

Romani. Est adhuc novus. à)

Ce texte est intéressant à plus d’un titre. D'abord il confirme la traduction de l’édit du 13 juillet 1765 en ce qui concerne le chiffre primitivement prescrit pour le tirage; ce chiffre primitif était bien de 100 exemplaires, et non de 200; le chiffre de 200 ne fait son apparition qu'avec le contrat des hannistes. En second lieu, le récit de Hallerstein établit que non seulement l'envoi des dessins en France n'avait pas été décidé à Pékin — je l’ai déjà

1) On notera que cette lettre de Hallerstein distingue bien, elle aussi, les « frères » Castiglione et Attiret et les «pères» Sichelbart et Damascène; cf. spra, p. 192—193. De même, dans sa lettre du 24 septembre 1766, Hallerstein énumère les quatre pères de la Propagande qui se trouvaient alors à Pékin et nomme parmi eux « P. F. Damascenus, nescio a quo, Romanus pictor»; le «nescio a quo » signifie que Hallerstein ne se rappelait plus que Damascène était «a Sanctissima Conceptione ».

2) Il est curieux que le P. Pray, publiant cette lettre en 1781, n’ait rien su de ce qu'il était advenu des dessins, car il ajoute en note: «Quid ïïs factum sit, an tabulis æneis exscriptæ, an contra, nuspiam reperio ». En fait, la cour de France avait dû faire plus ou moins le silence sur l'exécution des gravures, et je ne vois pas qu'on ait signalé jusqu'ici aucune information relative à la commande de K‘ien-long dans les nombreuses publications «périodiques du temps.

3) La hiérarchie établie ici par Hallerstein entre les quatre artistes correspond bien à l'importance respective de leur œuvre dans les collections impériales de la fin du XVIII siècle, et est confirmée par l'avis de Cochin. D'autre part, si le P. Damascène était «encore nouveau» en 1765, il faut qu'il ait quitté le palais très peu avant 1774,

puisqu'en 1774 il n’y était plus, mais y avait travaillé «environ dix ans» (cf. swpra, p. 193).

montré plus haut par d’autres raisons —, mais que Castiglione espérait que la commande irait en Italie; le fait qu'il joignit des versions italiennes aux versions latines de l'édit et de la note explicative vient d’ailleurs à l'appui de l'information de Hallerstein. Enfin Hallerstein est le seul à nous fournir des renseignements sur la genèse de l’entreprise. Aucune source ne nous avait appris jusqu'ici que les seize planches étaient des réductions de peintures plus considérables qui ornaïient déjà les parois d’un des bâtiments du palais, et que K‘ien-long avait conçu le projet de faire graver ces peintures en voyant des gravures de batailles exécutées d’après des originaux de Rugendas. Sur ces peintures primitives plus considérables et sur leurs auteurs, nous sommes réduits jusqu'ici à des hypothèses. Selon toute vraisemblance, elles avaient été exécutées, comme les portraits des officiers méritants, sous la direction des artistes missionnaires, et j'incline à croire que ce sont là les scènes de bataille qui étaient suspendues dans le Tseu-kouang-ko au-dessus de la longue rangée des portraits!). Il est à souhaiter que quelqu'un ayant libre accès au Tseu-kouang-ko nous renseigne d’une manière plus précise sur la décoration de ce bâtiment ?).

Remarques additionnelles.

P. 187. — Pour Castiglione, cf. aussi Laufer, Christian art in China, p. 16, et, pour le «galop volant», p. 18.

: P. 190, n. 1. — L’Attiret de Paris doit être Claude-François

Attiret (1728—1804). Mais, tandis que les documents que j'ai

1) Dans l’Opisanie Pekina du P. Hyacinthe Biturin, Petrograd, 1829, in-8°, p. 35, il est question des portraits, au-dessus desquels «sont pendus aux murs des tableaux représentant divers épisodes des combats de l’année de l'Ouest en 1776». La date de 1776 me paraît être une simple erreur pour 1755—1759; on a vu (p. 256) que M. Madrolle parle aussi de 1776; peut-être est-ce d’après la traduction française du livre du P. Hyacinthe. 2) J’ai visité partiellement le Tseu-kouang-ko deux fois, mais n'ai vu aucune salle où

se trouvassent des portraits de généraux ou des tableaux de bataille.

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utilisés font de lui un cousin du missionnaire, il est indiqué comme son neveu aussi bien dans Nagler, Xünstler-Lexicon, que dans Thieme et Becker, Allgem. Lexicon der bildenden Künstler.

P. 205, notes, 1. 8. — Lire «que l'Empereur de la Chine envoya en France il y a quatre ans».

P. 207, 1. 10. — Zaire Prevost.

P. 210, 1. 3 et 4. — La Préface du t. I des Mémoires concernant les Chinois est done dans l'erreur quand elle dit (p. x1) eu 1776 que les seize planches ont été envoyées en Chine «il y a trois ans»; c'est d’ailleurs une autre inexactitude de cette préface de prétendre que K‘ien-long avait voulu que les estampes «fussent gravées en

France D

P. 218. — M. Laufer (Christian Art, p. 18) parle d'un exemplaire des gravures originales qui est en sa possession, mais ne dit pas s’il s’agit d’un tirage fait à Paris ou en Chine, ni si des textes chinois y sont joints.

P. 227, note 4. — Le Wang cheou cheng tien relatif aux fêtes du 60® anniversaire de K'ang-hi en 1713 a été reproduit par la photolithographie au Tien-che-tchai de Changhaïi en 1879; mais je ne sais si cette réédition donne l'ouvrage entier ou seulement les chapitres de planches. Cette réédition de 1879 se trouve au British Museum (cf. Douglas, Supplementary Cataloque, p. 150; la date de 1721 indiquée par Douglas vient de ce qu'il a confondu l’année de naissance de K'ang-hi et celle de son avènement).

P. 229, note, 1. 11—17. — Même s’il n’y a pas eu d'ouvrage imprimé relatif aux fêtes du 60° anniversaire de K'ien-long, il ne s'agirait pas ii nécessairement du 60° anniversaire de K'ang-hi.

Il y a en effet un gros ouvrage en 120 chapitres consacré au 80°

anniversaire de K'ien-long, et qui est intitulé /K #] #4 > JX Hi

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