TE
BULLETIN CRITIQUE
ER Fi N°.
24 La vie n’est qu'un rêve XË F4 %2 »
22 du Recueil Chinois.
Chinois sont F H# F FH] Es À, RE HER NT 5 NL «Le jour ne parle pas d'hommes, «La nuit ne parle pas du diable», où BE He W 4 A 7 Quand on parle de Tsaou-tsaou (célébre général, 250 de notre ère).
Tsaou-tsaou vient desuite. En Hollande on dit: «Quand on parle du Diable on voit sa queue».
Page 253, il y a une petite méprise probablement occasionnée par
le titre du conte «La lune de Miel».
Les caractères LE Fi =. 1h À À 1L Àn AT sont traduits par
al vit devant son lit un homme, habillé d’une robe couleur de miel; or y signifie couleur gris-cendrée comme les robes de chanvre portées par les pauvres et les moines.
Nous ne comprenons pas bien l'utilité de la nouvelle transcription de la finale » dans les mots Chinois par ng comme dans Wengjou-tchung (ÿ# #4} ) au lieu de Wen-jou-tchun (p. 268); de
BULLETIN
King (&) au lieu de Ain, etc.
Les sinologues français savent parfaitement qu'il faut accentuer l’n final en Chinois, et pour les autres lecteurs la finale »g dans King ne leur appendra point qu'il faut prononcer le mot comme quine avec un e muet.
Nous présentons ces remarques moins pour critiquer le travail du général Tcheng Ki-tong, que pour lui prouver que nous l'avons lu et comparé attentivement, en espérant qu'il continuera de faire mieux connaître ses compatriotes en Europe par sa plume élégante et
légère. .
La tunique de perles, Un Serviteur méritant, et Tang, le Kiaïyouen. Trois nouvelles Chinoises traduites pour la première fois par le Marquis d'Hervey-Saint-Denys, E. Dentu. Paris, 1889, in-18 jésus.
En 1885 M. d'Hervey St. Denys nous a donné la traduction de trois
nouvelles Chinoises, traduites du
nr ah fl: intitulées «Les Alchimistes» (25 #} fi À
recueil Chinois bien-connu
CRITIQUE. 79
VE 4), «Comment le Ciel donne et reprend les richesses» (Æ FH D TI FA HE À Æ) «a.
riage forcé» (4Ë 7 À + on BA 6)
Il vient d'en traduire encore trois du même recueil; étant les N°S 23, 25 et 33 des anciennes éditions, et portant dans l'original les titres jég FE , ES € E} ER. 1 Æ TER EUX Se eu PE ME 76 56 HE À.
La remarque ‘traduites pour la première fois» n’est pas tout-à-fait exacte, car,en 1870,Charles Carroll, Vice-Consul d'Angleterre à Foochow, avait déjà donné une traduction anglaise de la première de ces nouvelles dans le «Phoenix» (Vol.
I, pp. 21—23) sous Le titre de «The Pearl-embroidered garment». Cependant, la version de Carroll est très abrégée, ne contenant que trois pages in-quarto, tandis que celle du Marquis d'Hervey compte 121 pages in-8.
Cependant la traduction donnée par M. d'Hervey n'est également pas complête, et il y a fait de nombreuses et d'importantes coupures.
P. e. dans la première nouvelle
BULLETIN
p. 7 avant les mots «L'enfant bijou devenait un beau jeune homme», il a passé une centaine de caractères Chinois, contenant le récit comment le père de «l'enfant bijou»
faisait passer en voyage son fils
légitime pour son neveu Lo (£) |
parce que le vieux Zo était bien plus connu des marchands de Canton que Tsiang-Che-tse, qui n'avait pas tant fait le commerce dans cette province. Huit ligues plus loin il passe encore quelques caractères Chinois, disant que Hing-ko était heureux que son père au moins était mort chez lui dans son lit, et n'était pas devenu un revenant de grand chemin mort en voyage.
À la page 8 il a passé un passage relatant que les parents étaient également venus faire la proposition de mariage à Æing-ko même, mais que celui-ci avait d'abord refusé.
À la page 9, après avoir dit que la fille du seigneur Ouang fut appelée San-Ko-eul = 4° Bi parce qu'elle était sa 3° fille, il a passé les mots Ps th pre + Æ +
H 2 fig À mé fi = 15
y parce qu'elle était née le 7 du |
CRITIQUE
7° mois, on l’appelait encore San- | Khao-eul c'est-à-dire <La troisième Adroite», étant une allusion à l’ancienne coutume des femmes Chinoises d’enfiler des fils multicolores la nuit du 7 du 7° mois en honneur de l’astérisme an TA ou la Tisseuse (Uranographie Chiuoise, p. 495).
Ces coupures ne signifient rien
quand le but que le traducteur se
propose n'est autre que celui de faire connaître à l'occident les moeurs privés des Chinois au 16° siècle; mais elles sont regrettables an point-de-vue de l'élève qui ne saurait mieux apprendre le Chinois qu'en pouvant comparer le texte original avec la traduction fidèle d'un maître comme l’est M. d'Hervey St. Denys. Car, sauf la restriction que nous faisons pour les coupures et transpositions de la phraséologie originale, nous avouons que la traduction même laisse peu à désirer. En comparant sa traduction avec le texte, nous avons rencontré par-ci-par-là quelques inexactitudes, p. e. page 10 les car.
HHARE, H—# A AR NE, & —1Ï#
BULLETIN
sont traduits par lui «On fait le
négoce pour un temps; on prend |
| 13) dans le texte FA F LE 5
une femme pour la vie», ce qui ne rend pas exactement le sens du proverbe Chinois qui dit: «Une méprise ( À) dans le commerce n’est que momentanée; une méprise dans le mariage est pour la vie entière». C'est-à-dire qu'on peut se relever d'un échec dans le commerce, mais qu'on est damné pour la vie entière quand on a mal choisi en mariage; l’auteur Chinois alléguant ce proverbe parce que la femme de Hing-ko devient plus tard adultère.
La phrase À FH E2 % FA x : 2 PR 2 fi FE SE Et td K, D Ab Fi fi NH FE JM fe À #K est peut-
être un peu trop librement traduite ou plutôt paraphrasée par M.d'Hervey: «Les voeux du défunt étaient maintenant comblés au delà de ce qu'il avait espéré de son vivant; car l’'épousée surpassait encore ses soeurs, et par la délicatesse de son gracieux visage, et par les perfections cachées qui se laissaient très bien deviner» (pag. 11).
Nous ne retrouvons non plus
CRITIQUE. 81
«les projets de voyage s’évanouis-
sant dans un baiser passionné» (p.
He EU né «après s'être lamentés un temps, il abandonnait (encore ses projets de voyage)».
Dans la prédiction du devin (p.
22) par la faute d'une interponctuation incorrecte, le traducteur fait dire au devin exactement le con-
traire.
Le texte dit: #7 À %E À e. & 4 À 44H. XX — HE ME 5 HE À. À ERhÉ. LE ÉE É} Le M «Le voyageur est à moitié chemin. Dans ses coffres se trouvent de l'or et de la soie; et il n'y a pas la moindre contrariété (le moindre obstacle). Le dragon vert appartient à l'élément bois; le bois fleurit au printemps; avant et après le commencement du printemps il s'agite déjà».
M. d'Hervey traduit (p. 22):
«Le femme est informée que son mari doit revenir prochainement, et qu'il rapporte en abondance l'or et la soie. Un petit obstacle est sur
son chemin; mais la figure du bois
82 BULLETIN
qui arrive ensuite dénote qu'il en triomphera sûrement ‘). Sous l'influence du dragon vert, le bois revit à la seconde lune». L'expression «Le dragon vert appartient à l'élément bois, ou ressort de la planête Jupiter (& À) est astrologique. Le Tcheou-li dit:
«La planête de l’année, Jupiter ( ) se réunit à l'Orient»; elle est
l'image ou le symbole du Dragon
ot GR Æ À GE KX À À HE À He Vic 1, À Fr, ÊR EEK É).
Le distique à la page 35:
«Avant que la ville ne soit prise, Un are de triomphe est déjà bâti», ne se trouve pas dans mon édition.
J'y trouve le distique: À #+ J4 TH M 1], SC D 6 FF HF yü
le voit d’abord bâtir un mur et
«Avant d’avoir délait Jiang-
et élevé ZLieou-pang *?), on
saluer le général»; voulant dire
que Ta-lans salua d'abord la dame 1 5
1) Nous soulignons.
CRITIQUE
Sié comme «général» avant d’ac-
complir la défaite de la femme de
Hing-ko. | Immédiatement après le narra-
teur continue: ie H HE of
HAXHRANDET — TR RE > HE ete. <Nous
n'avons rien à mentionner pour ce
jour; mais le lendemain 7chin-Talang, revêtu d’un costume correct « etc. M. d'Hervey traduit: «Des paroles on passe à l'action, quand l'heure en est venue. L’amoureux a revêtu ses plus beaux habits»
etc.
Un peu plus bas il est dit que Madame Sté arrive portant «une boite tressée de cordon-de-bambou»
Fe HA ft EU ; 1l faut trop d’imagination pour reconnaître dans cette boîte d’un matérial aussi léger quoique fort «la grande boîte à double cadenas» de la traduction
de M. d'Hervey.
Page 55 de la traduction <Ne
2) Il est ici question de /an-sin à qui Lieou-pang devait le trône de la Chine. C’est
lui qui a défait Hiang-yü à Kai-hia, et c’est après cette défaite que Miang-yü se suicida.
Ian-sin, quoique prince, était si pauvre qu’une vieille pauvre femme lui donna par
temps à manger. Etant devenu plus tard Prince de Thsou, il retourna immédiatement
auprès de la vieille pour lui porter 1000 tail. (Mailla, Histoire générale de la Chine, II, pp. 454—483; Mayers, Chinese Reader’s Manual, N08 156, 165 and 414,
BULLETIN
dois-je pas craindre d’abuser des grandes bontés de madame? Si réellement je croyais ne pas l’importuner en acceptant son offre, dès ce soir je ferais apporter mon lit» correspond au texte # hit Bi V6, 26 AR 2 Hi M 7 9, 4 BE ER OX &il Ph Jen 2k etc.
Nous regrettons que le savant traducteur n'ait donné ici pour l'édification de l'élève une explication de l'expression = #3 hao-t'o, qui du reste ne se trouve dans Le l'Abratone est, selon Yen-ts2e E
aucun dictionnaire. Hao ou
+, la plus haute des plantes ( = [EEE AE 2 44) et qui, par conséquent, est gênante quand elle encombre les routes; de là que le car. hao est souvent employé au lieu du car. FE hao «nuire» p. e.
dans le FE SE: 65 = E- Le car. # signifie «déborder, outrepasser», et l'expression Laoto veut donc dire gêner, importu- La vieille dit:
ner. «Si vous ne
prenez pas en mauvaise part
l'embarras que cela vous causera,
je suis, quant à moi, accoutumée
1) Nous soulignons.
CRITIQUE
à lier connaissance (HT HL in JEU 70 FI) ct
Après le proverbe à la pag. 71:
«Il n’est repas de noce dont on ne voie la fin» GE F HE # sk H #È F6) l’auteur Chinois place le distique suivant: f£ a] FEAT, LEM H} — Æ] % <A peine la 15° nuit (du 1" mois) de la fête des lanternes est-elle passée, que voila déjà arrivés les jours de la fête Tsing-ming (fête des tombeaux) de la 3° lune». M. d'Hervey, qui a tout-à-fait transposé ici la phraséologie de l’auteur Chinois, dit (p. 72) que Ta-lang parla tristement, dans la nuit du quinsième jour de la troisième lune‘), de l’absolue nécessité de retourner chez lui.
Le quatrain intercalé par l’auteur après la séparation des amants À 48 2 IE] À EP # H 2k if 28 4 4 HE AR 4 À Z 7 PE FAR IT 6 EX
est traduit par M. d'Hervey:
«D'abord, ce fut pour Le mari qu’on
versa des larmes;
«Aujourd’hui c’est l'amant qui les fait couler.
«Il est triste qu’une femme ait tant de larmes à répandre, «Triste aussi qu’elle pleure l'amant, plus amêrement peut-être que Le mar».
Nous traduisons: «L'année dernière c’est à regret qu'elle se sépara de son mari, «Et aujourd’hui c’est en se lamentant qu’elle congédie son jeune homme.
«Il est triste de voir une femme aussi inconstante «Appeler un oiseau sauvage pour supplanter le phénix bariolé».
L'expression 7K PE litt. «avoir la nature de l’eau», signifie être inconstant, variable, comme l’est l’eau. Souvent on rencontre l’expression JFK PE 7 44 la nature de l’eau, et la fleur de tremble»
c'est-à-dire inconstant et spéci-
eux !). L'expression est basée sur |
la maxime (Chinoise suivante ?) |