RECHERCHE DU MÈTRE SUIVI PAR UN POÈTE
Je procéderai par exemples. Soit ce vers de Septimius Serenus (G. p. 56)
VU OO LV SR ON Len, ef
Quando flagella jugas, ita juga Il a 11 signes métriques: le mêtre auquel il appartient est un
mètre dont le maximum est au moins 11, ou dont le minimum ne
dépasse pas 11. Je descends, au catalogue, la 17e colonne, l'oeil sur la 2%, Au mètre numéroté 3, le minimum en tombant de 12 à 10 m'avertit que ce mètre et les mètres qui suivent, sont à confronter avec la suite des signes du vers. Au mètre 15 le chiffre maximum en tombant à 10 m'avertit que je n’ai pas à aller plus loin dans ce groupe. — Je saute donc au 2° groupe, que je parcours en Ja même manière; et je vais jusqu'au bout de la collection, notant les mètres dont les signes concordent avec le vers proposé.
Je trouve ainsi pour le vers examiné, 3 mètres: le mêtre 7, æ 2C (aux claviers 1, 2, 3), le mètre 9, 32C (cl. 1, 2, 5), le mètre 10, 20 (cl. 1, 2, 4), qui tous les trois scandent le vers en la même manière, Un choix reste à faire qui ne peut plus dépendre que de la convenance des nuances groupées . par le mode, avec les idées exprimées par le vers. Parmi les 3 modes possibles, j'incline pour x (el. 1, 2, 4), aux nuances pp. p. f., ce qui arrête la scansion,