‹ Tung pao. Toung pao (volume 5)Chapitre 21 sur 54 · AR A LE LS · texte numérisé non relu

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Ces batteries ne paraissent pas, à cause de leur longueur, être une introduction à l'exercice lui-même. Elles doivent le diriger, comme il m'a été donné de le voir à un exercice de flexions d’un poste d'impériaux, au pied de la colline de Zo-sé, près Chang-Hai, fin Octobre 1891. Il n'y avait pas de grand ni de petit tambour; mais des coups frappés sur un tambour plat!) et sur le rebord de sa Caisse réglaient les mouvements. L'impression que j'en ai conservé est bien celle du débit d'un mètre, des pieds séparés, — sans accent.

Vraisemblablement les petits pas des danses Malgaches suivent les mètres lyriques, et je croirais bien que “le langage des tambours”

n'est qu'une lecture arrêtée des mêmes mètres.

1) un Pang-koù, cfr, VAN Aazsr, Chinese Music, p. 79.

PAR

M. HENRI CORDIER, Membre de l’Institut.

—— "St ——

Le grand mouvement de missions à travers l’Asie à l’époque mongole date du Concile réuni à Lyon à la St. Jean de 1245 par le Pape Innocent IV, alors dans le feu de sa querelle avec l’empereur FrévÉric IT contre lequel il avait renouvelé l’excommunication le 1% mars par toute la France. Outre cent quarante prélats, assistaient au Concile: RayMonn, comte de Toulouse, et l’empereur latin de Constantinople, BaupouiN II, qui, couronné en 1239, luttait depuis lors sans succès contre les Grecs faute d’argent, et venait solliciter des secours; Frédéric II était représenté par des ambassadeurs. Dans la première séance solennelle le mercredi 28 juin 1245, le pape accusa Frédéric d’hérésie et de sacrilége, d'entretenir des concubines infidèles, de faire commerce d'amitié avec le Soudan d'Egypte, d’avoir fait construire une ville nouvelle qu'il avait peuplée de Musulmans;!) les griefs ne lui manquaient pas; le 17 juillet, Innocent IV prononçait contre Frédéric, parjure et félon, une sentence de déposition, approuvée par Sr. Louis qui continua

d’ailleurs ses relations avec l’empereur. Frédéric, alors à Turin,

1) Fceury, Hisé. eccl., XNII.

Concile de Lyon, 1245.

Situation de l'Eglise.

entra dans une terrible colère à la nouvelle de sa déposition, mais

nous n’asons pas à raconnter ici le détail de cette grande guerre

entre l'Empire et la Papauté.

L'invasion de l'Europe?) par les Mongols causait à Rome aussi bien que dans tous les pays Chrétiens la plus vive anxiété. Les intérêts politiques et spirituels de l'Eglise réclamaient beaucoup de diplomatie et surtout de zèle. Innocent IV s'adressa pour accomplir son œuvre de propagande aux deux grands ordres mendiants qui se partageaient la Chrétienté et qui, malgré leur origine relativement

récente, répandaient déjà au loin la gloire du nom chrétien.

Au XII siècle, l'Eglise passait par une crise redoutable; toujours puissante, mais menacée par l'hérésie et le schisme, déconsidérée par un clergé corrompu, elle était mûre pour une réforme. AB4aILARD 3)

discutait avec Saixr BerNarp; son disciple, Arxaun de Brescia,

1) Brevis nota.

Oremus ...... “quod multiplex erat dolor suus, quia quinque dolores circumdederant eum. Primus erat de difformitate praelatorum & subditorum. Secundus erat de insolentia Saracenorum. Tertius de schismate Graecorum. Quartus de saevitia Tartarorum. Quintus de persecutione Friderici imperatoris.”

“Rediens ad primum articulum ..... . Postea de insolentia Saracenorum, referens rumores de iis quae tune acciderant ultra mare, quando Jerusalem occupaverant, & everterant sepulerum Domini, & cetera sacra loca de partibus illis, & Christianos interficerant infinitos, & quaecumque ibi per eos faerant perpetrata.... Quarto de saevitia Tartarorum, quomodo terram Christianoram intraverant, & Hungariam occupaverant, non parcentes, quin omnes

interficerent, sexui vel netati...... 4e

Institutiones factae in Concilio generali apud Lugdanum. XVI. De Tarfaris.

“Sane Tartarorum gens impia, Christianum populum subjugare sibi, vel potins perimere, appetens, collectis jamdodum suaram viribus nationum, Poloniam, Rusciam, Hungariam, aliasque Christianorum regiones ingressa, sic in ens depopulatrix insaevit, ut gladio ejus nec ætati parcente nec sexui, sed in omnes indifferenter crudelitate horribili debacchante, inaudito ipsas exterminio devastarit, ac alioram regna continuato progressu, illa sibi, eodem in vagina otiari gladio nesciente, incessabili persecutione substernit; ut subsequenter in robore fortiores exercitus Christianos invadens, suam plenius in ipso possit saevitiam exercere, sicque orbato, quod absit, fidelibus orbe, fides exorbitet, dum sublatos sibi gemuerit ipsius gentis feritate cultores...... (Maxsi, col, 610—611, 627).

2) Né en 1079 à Palais, bourg à quelques lieues de Nantes; + 2 avril 1142.

brûlé à Rome en 1155, voulait ramener l'Eglise à sa forme primitive et réclamait la suppression des biens temporels du clergé; le Lyonnais Pierre Vazno 1), professait que tout laïque, homme de bien, avait le même droit que les prêtres d'enseigner et d’administrer les sacrements; la vieille hérésie des Manichéens ressuscitait dans les Albigeoiïs diri-

gés par Raymonn VI, comte de Toulouse.

Deux hommes surgirent au moment opportun pour endiguer le flot qui ébranlait les assises de l'Eglise; l’un, sorti du peuple, François, d'Assise; l’autre, noble d’origine, Dominique de Guzmax.

François, né à Assise, dans l'Ombrie, en 1182, créa l’ordre des Frères Mineurs appelés d'abord les pauvres Pénitents d'Assise, dont la règle fut approuvée à Rome par Innocent III en août 1209, disent les uns, mais plus probablement en 1210. Le Concile de Latran, tenu du 11 novembre, jour de St. Martin, au 30 novembre 1215, jour de St. André, ayant décidé que pour éviter les inconvénients qui résultaient de la multiplicité des ordres monastiques, il n’en serait pas créé de nouveaux, et que quiconque voudrait entrer en religion embrasserait un de ceux qui avait été approuvés *), Innocent IT, ayant fait connaître qu'il avait approuvé le nouvel ordre, on chercha à faire choisir par François une des règles déjà adoptées par l'Eglise, par exemple celle de Saint Benoît; François, moins faible que Dominique, refusa toute concession, et garda sa règle, qui fut approuvée définitivement par Hoxorius III, le 29 novembre 1223. On sait que ce grand Saint, épuisé par ses austérités, mourut dans sa quarante cinquième année le 3 octobre 1226.

1) Chef des hérétiques Vaudois, né à Vaux sur les bords du Rhône.

2) XIII. De novis religionibus prokibitis. Ne nimia religionum diversitas gravem in ecclesia Dei confusionem inducat, firmiter prohibemus, ne quis de cetero novam religionem inveniat: sed quieumque voluerit ad religionem converti, unam de approbatis assumat. Similiter qui voluerit religiosam domum fundare de novo, regulam & institutionem accipiat de religionibus approbatis.”” (J. D. Mansi, Sac. Conciliorum. . . Collectio, T. XXII, col. 1002).

Saint François.

St. Dominique. Dominique, né en 1170, à (Calaruega ou Calagora, dans la Vieille Castille, de Félix de Guzman et Juana de Az4, entreprit de consolider l'Eglise par la prédication et créa l'Ordre des Frères Prêcheurs, qui reçut l'approbation provisoire d’Innocent III, mais à la suite de la décision du Concile de Latran où il avait été amené par Fourques de Marseille, évêque de Toulouse, Dominique, sur le conseil du Pape, tourna la difficulté en embrassant la règle de Saint Augustin et en y ajoutant quelques pratiques plus austères d'après les statuts des Prémontrés, sans exiger encore le voeu de pauvreté; enfin Honorius III approuva le nouvel ordre sous le nom de Frères Prêcheurs par deux bulles du 26 décembre 1216, lors du second voyage de Dominique à Rome. C’est dans la Ville éternelle que se rencontrèrent les fondateurs des deux nouveaux ordres, le Franciscain, plus grand que le Dominicain, parce que plus humble.

Dominique mourut à Bologne le 26 août 1221.

Le Prêtre Jean. Le bruit courait dans la Chrétienté qu'un potentat de l'Asie Centrale désigné sous le nom de PrÈrre JEAN était chrétien. Il semblait tout désigné pour servir d'iutermédiaire entre les Chrétiens

d'Occident et ceux d’Extrême-Orient.

La légende du Prêrre Jean est née au XII siècle au moment des Croïisades. Les guerriers occidentaux recueillirent avec empressement le bruit qu'un souverain chrétien, mais nestorien, s'était rendu maitre de l'Asie Centrale et qu'il se portait au secours de ses coreligionnaires contre les musulmans, Orro ne FræisiNG est Île premier auteur qui nous marque l'existence de ce prince asiatique dans une lettre de 1145 adressée de Syrie, par l'évêque de Gabala au pape Eucène III. “Quelques années auparavant, dit l'évêque, un prince appelé Jan, qui habitait, derrière l'Arménie et la Perse, a l'extrémité de l'Orient, professant, ainsi que son peuple, le

nestorianisme, et réunissant en ses mains l'empire et le sacerdoce,

était venu porter la guerre dans la Médie et la Perse, s'était emparé d'Ecbatane, et avait taillé en pièces les armées ennemies”. En réalité dans cette lettre, il s'agissait du fondateur de la dynastie des Kara K'itaï. Jacques pe Virry, mort en 1243, ALBÉRIC DES Trors Fonraines (1232—1252), qui sous la date de 1165 rapporte que des lettres de ce souverain arrivèrent au Pape et aux empereurs d'Orient et d'Occident, Vincent De Beauvais, SempaD l’Arménien, Rrcor ve More Croce, mentionnent le Prêtre Jean. Marco Polo parle longuement de ce personnage résidant au Tenduc qu'il appelle GrorGes et de ses relations avec Tceuineuis KHAN; il nous raconte la bataille dans laquelle le Prêtre Jean perdit la vie: “Et après ce deus jors s'armarent andeus les parties et se conbatirent ensenble duremant et fu la grangnor bataille que fust jamès veue. Il hi oït gran maus et d’une part et d'autre; mès au dereant venqui la bataille Cinchins Can, et fu en celle bataille hocis le Prestre Johan, et de celui jor avant parde sa tere que Cinchin Can la ala conquistant tout jor, et si voz di que Cinchin Chan puis celle bataille regna six anz, et ala conquistant maint castiaus et mant provinces” 1). Odoric nous dit qu'entre ‘“lui et le grant Caan de Cathay a telles convenances et aliances que Prestre Jehan a tousdis à femme la fille du grant Caan et ainsi leurs prédécesseurs a tousjours mais” *).

Après Marco PoLo et Oporic, — nous abandonnons complètement la relation, apocryphe, disons le mot, de Maxoeviee, et les fables de Jean De Hesse, — dès le XIV® siècle, un nouveau Prêtre Jean surgit en Afrique; nous nous trouvons en présence de deux mythes, l'un asiatique, l’autre africain, dont les héros résident dans des pays aussi éloignés l’un de l'autre que le Tenduc et l’Abyssinie. Le

mythe africain ne tardera pas à faire oublier l’autre et les carto-

1) Ed. Soc. de Géog., p. 65.

2) Ed. Convier, p. 434.

graphes placeront le Prêtre Jean dans les pays gouvernés par le Négus. Sir H. Yule parait croire que le titre de Prêtre Jean a appartenu d'abord à un prince abyssin; il lui parait presque certain que la lettre du Pape Arexanore III conservée par R. Hovepex, et écrite en 1177 au Magnificus Rex Indorum, Sacerdotum sanctissimus, était destinée au Roi d'Abyssinie. ?)

Prêtre Jean devenu personnage légendaire, ne tarda pas à servir de prétexte à des auteurs facétieux ou satiriques. Au XV° et au XVI® siècles circula une lettre datée de l'an cing cens et sept de notre Nativité dans laquelle étaient relatées les merveilles que l'on rencontre dans les Etats du Prêtre Jean, le tout assaisonné d’'allusions politiques et religieuses.

Les voyageurs occidentaux qui nous ont parlé du Prêtre Jean ont furieusement embrouillé la question. Rusroucx nous dit qu'il était le chef des Naïmans et qu'il avait pour frère Uxo, prince des Merkites et des Kéraïtes qui lui succéda:

«Du tems que les François prirent la ville d’Antioche, il y avoit pour Monarque en ces parties septentrionales, un Prince nommé Con CHam, ou KEN Cnam, Ken étoit son nom propre, et Cham un titre de dignité, qui signifie le mème que Devin, car ils apellent tous les Devins Cham; de là leurs Princes ont pris ce nom, parce que leur charge est de gouverner les peuples par le moien des augures: de sorte qu'on lit aux Histoires d’Antioche, que les Turks envoièrent demander secours à Con-Cham contre les Francs, d’autant que les Turks sont eux mêmes venus de ces Païs-là. Ce Ken Cham étoit aussi apellé Cara-Cathay, c'est-à-dire Noir Cathay; Cara signifie noir, et Cathay est un nom de Pais, pour le distinguer d’un autre Cathay, qui est vers l'Orient, le long de la mer, dont parlerai aussi ci-après. Ce Cathay là est au dedans de certaines montagnes par où j'ai passé; avec une grande campagne, où étoit autrefois un grand Prêtre Nestorien, qui étoit Seigneur d'un Peuple nommé Nayman, tous Chrétiens Nestoriens, Ce Ken Cham étant mort, ce Prêtre Nestorien, s'éleva et se fit Roi, tous les Nestoriens l’apelloient le Roi Prestre-Jean, et disoient de lui des choses merveilleuses, mais beaucoup plus qu'il n’y avoit en eflet: Car c'est la coûütume des Nestoriens venant de ces Païs-là de faire un grand bruit de peu de chose, ainsi qu'ils ont fait courir par tout que Sartach étoit Chrétien, aussi bien que Mangu Cham, et Ken Cham, à cause

1) Marco Polo, 1, p. 231.

seulement qu'ils font plus d'honneur aux Chrétiens qu’à tous les autres; toutefois il est très-certain qu’ils ne sont pas Chrétiens.

«Ce Prestre Jean étoit fort renommé par tout, quoique, quand je passaî par son Païs, personne ne savoit qui il étoit, sinon quelque peu de Nestoriens. En ces pâcages habitoit Ken Cham, en la Cour duquel Frere André a été et j'y ai passé aussi à mon retour. Ce Prestre-Jean avoit un Frere fort puissant, Prêtre comme lui, nommé Unc, ou Vut, qui habitoit au delà des montagnes de Cara-Cathay; il y avoit entre ces deux Cours environ trois semaines de chemin. Ce Frere étoit Seigneur d’une habitation ou logement, nommé Caracarum, et avoit sous sa domination une Nation apellée Krit-Merkit, qui étoit de Nestoriens. Mais leur Prince aiant abandonné la Foi de Christ, devint Idolatre tenant près de soi des Prètres des Idoles, qui sont tous sorciers & qui invoquent des diables. Au delà de ce Païs, à environ douze ou quinze journées, étoient les pâturages des Moals, pauvres & misérables gens, sans chef, sans loi, ni religion aucune, si non celle des Augures & Sortileges; à quoi tous les Peuples de ces quartiers-là sont fort adonnez. Proche de ces Moals habitoient d’autres Peuples aussi miserables, apellez Tartares. Ce Roi Prestre-Jean étant mort sans enfans, son frere Une lui succéda, & se fit appeler Cham, auquel tems il se trouva un certain homme de Moal, nommé Cingis, Maréchal de son métier, qui se mit à courir sur les terres du Unc-Cham, & en enmena force troupeaux de Bêtes; si bien que les Pastres allerent s’en plaindre à leur maître, qui aussitôt assembla üne grande armée, & entra dans les terres de Moal pour attraper Cingis, mais le galand s'enfuit parmi les Tartares, où il demeura caché quelque tems. Mais Vut fit un grand butin sur les terres de Moal & des Tartares, puis s’en retourna chez soi. En ces entrefaites Cingis, homme adroit, parla souvent à ceux de Moal aux Tartares, leur remontrant, comme étant sans chef, leurs voisins en venoient aisément à bout, & les opprimoient. Ces Peuples considerant cela, & y prenant goût, l’élurent pour leur Capitaine, qui amassa aussitôt quelques troupes, & s’alla jetter sur les terres de Vut, qu’il vainquit en bataille, & contraignit de se retirer au Cathay. Cingis entre autres prit une de ses Filles, qu'il donna pour femme à un de ses Fils, qui en a eu entr’autres le grand Cham Mangu, qui regne aujourd’hui. Ce Cingis donc envoia de tous côtez ses Tartares pour faire la guerre; ce qui a rendu leur nom si célebre par tout, mais la plus-part enfin y perirent; de sorte que maintenant ceux de Moal veulent faire perdre la memoire de ce nom-là, & élever le leur au lieu. Le Païs où ils parurent premièrement, & où est encores maintenant la principale Cour de Cingis-Cham, s’apelle Mancherule; mais parceque la Tartarie, est proprement le Païs d’où ils commencèrent à faire leurs conquête, par tout aux environs, ils tiennent maintenant cette Région-là pour la plus considérable de leur Domination; & c’est là où ils font l'élection de leur grand Cham.» ?)

1) BERGERON, col. 35—37.

Marco Polo nous donne AuxG Knaax (Unc Khan) contre Prêtre Jean, Les sources chinoises jettent quelque Inmière sur le personnage: A l'avènement des Kin, une famille Waxe Kou ou OncGur était la principale des tribus CnHa T'o qui sous le nom de Hsou T'axc avaient régné en Chine de 923 à 936 et qui avaient été dispersées par les K'i Tan; ces Ongut s'étaient divisés en deux branches: les Ongut où Wang Kou du Yin Chan et les Wang Kou de Lin T'ao (Ouest du Kan Sou); au début du XII® siècle, ces derniers furent transférés au Leao Toung par les Kin qui les ramenèrent près des autres Wang Kou chargés de protéger le nouveau rempart construit depuis le royaume de Tangout jusqu’à la Mandchourie. A l'époque de la puissance de Tchinguis Khan le chef des Ongut était ALAQUOH, l'ancêtre du prince Grorces. On voit la confusion: Wang Khan pris pour Wang Kou, et pour tout compliquer Wang ou Aung Khan fait tantôt chef des Naïmans, tantôt chef des Keraïtes. Nous savons par les historiens persans des Mongols que Tar YAx, Kbau des Naïmans fut défait par Tehinghuis et que son fils KourcuLoux s'enfuit chez Tone-Lou-Kkou, Khan des Kara K'i Tai dont il épousa la fille et qu'il détrôna ensuite. Marco Polo consacre à cet événement un chapitre intitulé: Comment le Prestre Joan fist prendre le roi Dor; dans ce cas c’est le Naïman Koutchlouk qui joue le rôle de Prêtre Jean; dans Rubrouck nous avons vu que c'est un Keraïte qui est Ung. En réalité c'est donc le chef des Ongut qui était le Prêtre Jean. 1)

Les Ongut du Kan Sou étaient chrétiens. «Une «vision» de Tai Tsoung des Kin, expliquée par une de leurs images, leur valut d'être libérés et installés au nord du Fleuve Jaune, à Tsing Tcheou. Au début du XITT® siècle, leur principale famille était représentée par un certain Ma K'iNG-s14x6, de son nom de baptême Sireis,

qui nous est connu tant par sa biographie insérée dans l'Histoire

1) Voir Marco Poro, pass, et citations de Palladius et Wylie.

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