CORRESPONDANCE
Légation de Chine,
Paris, le 4 Février 1918.
Monsieur le Président,
Profondément affligé par la mort prématurée du grand savant sinologue Edouard Chavannes, je tiens à vous adresser, en mon nom et au nom de ceux de mes compatriotes qui ont eu l’honneur de le connaître, l'expression de nos bien sincères condoléances.
La mort de ce membre de votre Académie est une perte non seulement pour la science française, mais aussi pour la Chine tout entière qu'il a su faire connaître par ses profondes études et ses travaux infatigables.
Par ses grandes oeuvres, il est arrivé à rapprocher nos deux pays en faisant évoluer nos idées vers celles qui sont le fondement de la civilisation.
Je suis donc sûr d'être l'interprète fidèle de tous mes compatriotes qui ont appris à l’estimer et à l’admirer, en vous transmettant nos plus vifs regrets pour la disparition de ce grand homme.
Je saisis cette occasion pour vous offrir, Monsieur le Président, l'assurance de ma considération la plus distinguée
Hoo Wei-teh, Ministre de Chine,
Monsieur le Président de l'Académie
des Inscriptions et Belles-Lettres.
PO L te.