‹ Tung pao. Toung pao (volume 5)Chapitre 39 sur 54 · II. SA DOCTRINE · texte numérisé non relu

II. SA DOCTRINE

Ce n’est pas un travail bien aisé que de chercher à distinguer les idées personnelles de Liang K'i-tch'ao, dans cet immense farrago d'opinions de toute espèce, au sujet desquelles il trouve toujours moyen de placer son mot, bien ou mal à propos, peu importe. Il se sentirait honoré, je crois, de se voir appliquée la devise de son Maître, Confucius: «Je rapporte et je ne crée pas, je crois aux anciens et je les aime» ?). De plus, ses idées sont loin d'être fixes, stables, solidement établies. Ce n’est certes pas chez lui qu'il faudrait aller chercher la conviction, cette conviction à toute épreuve, qui est la caractéristique de tous ceux qui se sont fortement pénétrés d'une idée, et qui y tiennent de toute la force de leur âme.

En voici un petit spécimen. Eu 1902, Liang K'i-tch'ao publiait une dissertation intitulée: «Protéger la Æïiao #% (lisez : le Confucianisme), ce n'est pas honorer Confucius» $). Avant de commencer à exposer ses nouvelles idées, il sentit le besoin d'y mettre ce «praenotandum » très significatif: «Cet article ne concorde pas avec mes publications | autérieures. Je n'ose pas me cacher que je donne occasion aux autres de dire que je prends des armes pour m'attaquer moi-même, et que j'affirme aujourd'hui ce que j'avais nié hier. Est-ce progrès ou recul de la pensée? Je préfère me laisser juger par mes lec-

teurs, qui auront, eux-aussi, reculé où progressé dans leurs idées» 4).

1) The North China Herald, 20 Janvier 1917, p. 116. 4 2) + H \ ELA tin # f# ° f5 [if] f. +: Cfr. Legge: The Chinese Classics, 1, p. 59.

3) Il avait été question alors de mener une campagne pour protéger le Confucianisme | contre le Christianisme, qui gagnait toujours plus de terrain: Liang K’i-tch’ao, du reste,

: > s'inscrivit en faux contre cette campagne.

$) K. T. [, Section 2 ÆK P. 12.

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