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et les rapprochent par secousses. A la 1ère secousse les plus robustes tombent en défaillance. Sou Mathia soutint généreusement cette question à plusieurs reprises. Le Mandarin rebuté et humilié de sa constance, le fit jetter à côté.
Il s’attaqua ensuite à un cathécumène nomme Zuen. Il s'imagina que celui-ci n'étant point encore chrétien, il en viendroit plus aisément à bout. Il lui fit donner des souftlets sans nombre (ou chou *)). Le cathécumène répondit constamment qu'ayant le bonheur de connoitre le vray, sa conscience ne lui permettoit pas de s’en écarter; et que sûrement il embrasseroit la Religion chrétienne, la seule où l'homme puisse rendre à Dieu ce qu’il lui doit, et sauver son äâme. Le Mandarin en fit battre un troisième et les renvoya tous en prison.
La Chine auroit ses martyrs, comme ailleurs, si le ler interrogatoire décidoit du sort des Chrétiens. Mais il n'est pas croyable combien on fait jouer de machines pour les tromper et les ébranler. Les Chinois sont en cela d’une industrie qui passe tout ce que l’on peut dire. Il faut que le Mandarin l’emporte à quelque prix que ce soit. Il y met son honneur, jamais il ne recule. Quand celui de Pa Tcheou sçut que ses gens étoient venus à bout à force de ruses de tromper quelques uns des Néophytes, il les fit tous comparoitre devant lui pour la seconde fois. Sou Mathia fut encore soufletté et battu avec le pantseu*) (bâton long de 4 ou 5 pieds, dont on se sert pour punir les coupables). Tous les autres Chrétiens furent battus de même. Alors le Mandarin dit: qu'on les reconduise en prison, et qu'ils signent l'écrit, qu'on demande d'eux. Les uns dirent
nous obéirons: d’autres se turent; et afin qu'on n’entendit pas ceux